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[3 questions à] Laure de Carayon : « les Chinois sont sans doute le peuple le plus pro-Marques au monde »

La 3e édition de la conférence européenne sur le marketing et le digital en Chine, développée sous l’initiative de Laure de Carayon, se tiendra les 28 et 29 mars prochains à Paris.

Sur le thème « Leverage consumer engagement across tiers », ce troisième China Connect aura pour but d’identifier les attentes, comportements et habitudes d’achats on et offline des consommateurs chinois, qu’ils soient des urbains habitués à une consommation occidentalisée ou des provinciaux plus conservateurs.

Frenchweb revient, en trois questions, sur cet événement avec Laure de Carayon, sa créatrice :

ChinaConnectLogo

[FW] Pouvez-vous nous en dire plus sur le thème 2013 : « Leveraging Chinese Consumer Engagement Across Tiers » ?

Laure de Carayon : « Pour cette édition 2013, nous nous attarderons plus particulièrement sur l’engagement online, qui prend une autre dimension en Chine. Le web est :

  • Une source d’information (pas de confiance dans les médias traditionnels).
  • Un espace d’hyper socialisation (n’oublions pas que le Chinois est d’abord un enfant unique).
  • Une gigantesque place de marché – largement C2C, mais le B2C connaît la plus forte croissance – dans un pays très étendu.

C’est un exutoire, le lieu de toutes les conversations sur les forums (BBS: Bulletin Board System) et réseaux sociaux. Les Chinois qui se modernisent, sans toutefois s’occidentaliser, sont sans doute le peuple le plus pro-Marques au monde. Une large majorité d’entre eux ne découvriront les marques qu’en ligne, n’ayant pas accès à un magasin ou corner dans un shopping mall. »

[FW] Qu’entendez-vous par « Across Tiers » ?

Laure de Carayon : « Il s’agit de mettre plus en avant l’impact de l’explosion de la classe moyenne, et avec elle le « Réveil » d’une Chine, hors les villes dites « Top Tiers » (principales) qui sont le plus souvent mises en avant. Ces dernières sont plus saturées aujourd’hui, et l’énorme vivier de la croissance réside surtout ailleurs, et notamment dans ces 600 et quelques villes de plus d’1 million d’habitants

Avec ce développement, et ces nouveaux consommateurs (moins connaisseurs, qui n’ont pas les mêmes attentes et comportements) :

  • Les marques adaptent leur offre off / online,
  • Le E-commerce est naturellement l’objet de tous les fantasmes (et appréhensions: contrefaçons, sécurité paiement etc). On compte près de 250 millions d’acheteurs en ligne fin 2012, soit +20% contre 2011.
  • Les promesses du M-commerce sont aussi là avec près de 400 millions d’usagers de l’internet mobile (sur +1 milliard de mobinautes)

Nous allons donc partager sur les stratégies à mettre en place afin de pleinement exploiter ce contexte porteur / ce temps passé en ligne, pour interagir et vendre, avec les interventions d’acteurs comme Youku-Tudou, N°1 des sites Vidéo, Sina Weibo, la plateforme leader du micro-blogging, Meilishuo, le Réseau de Social Shopping Mode, Yihaodian (Walmart), le site E-commerce alimentaire, Groupe Sopexa, McKinsey & Company, Christie’s, Lee Jeans, Groupe Clarins, et d’autres.

Avec une population hyper connectée, les réseaux sociaux, le e-commerce, et le Mobile sont parmi les pilliers de la dynamique conversationnelle et commerciale dans cette Chine du 21è siècle. »

[FW] Aujourd’hui, quels sont les challenges que doivent relever les marques occidentales dans l’univers digital ?

« Angela Ahrendts, CEO de Burberry, dit « We may not speak Chinese, but we have a common language: digital ». Certes, avec les nombreux challenges qui l’accompagnent en effet, et ils sont à la base souvent culturels. Par exemple :

  • Le décryptage de l’internet chinois – il y a une méconnaissance du poids de la censure, de la nécessité d’héberger son site en Chine plutôt qu’en Europe.
  • L’acceptation de la difficulté, voire de l’impossibilité de le « contrôler »: internet opaque, autres acteurs, autre écriture. Pour acheter des mots-clés sur le moteur de recherche Baidu, il faut une agence locale, et il y a un process.
  • La localisation de sa stratégie. Et cela est plus ou moins clé selon les secteurs d’activités.
  • Ouvrir son site marchand, ou rejoindre une plateforme B2C chinoise : profiter de l’ampleur du trafic, mais perdre le contôle (cession de données, risques de contrefaçons).
  • Le recrutement, la formation et la fidélisation des talents (à tous niveaux) est l’autre challenge chinois ! »

Demandez votre code promo et achetez deux places pour le prix d’une (soit 1 420€ HT) jusqu’à lundi prochain, ici.

Retrouvez notre dossier consacré à la Chine numérique.

La rédaction

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