Datacenters, énergie, refroidissement, à quoi ressemble un campus IA de nouvelle génération
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Vu du ciel, on pourrait croire à une zone logistique de plus. Des barres de béton alignées au cordeau. Des routes techniques, des clôtures, des transformateurs électriques. Rien de spectaculaire, sauf que ce qui se construit aujourd’hui dans certaines campagnes françaises n’est ni un entrepôt, ni une usine, ni une centrale électrique.
C’est l’infrastructure physique de l’intelligence artificielle, et son échelle n’a plus grand-chose à voir avec ce que le numérique a produit jusqu’ici.
À Fouju, en Seine-et-Marne, le projet Campus AI, prévoit douze bâtiments dédiés au calcul répartis sur soixante-dix hectares et une capacité électrique pouvant atteindre 1,4 gigawatt. Quelques mois seulement après son lancement, Bpifrance, Mistral AI, MGX et NVIDIA ont annoncé leur intention de porter le programme à 3 gigawatts grâce à un second site dont la sélection est imminente. Ce simple chiffre suffit à mesurer le changement de nature du phénomène. Trois gigawatts ne relèvent plus du vocabulaire habituel de l’économie numérique. Nous entrons dans des ordres de grandeur traditionnellement associés aux grandes infrastructures énergétiques nationales, à des projets dont les montants d’investissement, les besoins de raccordement et les effets sur les territoires les rapprochent davantage des réseaux électriques ou des complexes industriels que des centres de données qui ont accompagné l’essor du cloud.
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