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Arnaud Montebourg attaque en justice le site de réservation d’hôtels Booking.com

Arnaud Montebourg attaque en justice la plate-forme de réservation d’hôtels en ligne Booking.com pour « mettre fin aux déséquilibres constatés dans les relations entre les centrales de réservation de prestations hôtelières du groupe et les établissements hôteliers ». Bercy précise par exemple que les clauses signées avec l’entreprise allemande interdisent aux hôteliers de proposer aux consommateurs des tarifs inférieurs à ceux pratiqués sur le site, les empêchant donc de pratiquer des offres plus compétitives lorsque les réservations sont effectuées en direct.

Le ministre de l’Economie, qui affirme vouloir faire respecter les lois nationales en la matière, a donc assigné l’entreprise allemande devant le Tribunal de commerce de Paris. Ce n’est d’ailleurs par la première fois que le gouvernement agit ainsi. En novembre 2013, la ministre du Tourisme, Sylvia Pinel, avait assigné le groupe Expedia suite à une enquête de la DGCRF, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pour « des clauses entravant significativement la liberté commerciale et tarifaire des hôtels ». « Les services de la DGCCRF ayant mis en évidence l’existence de clauses similaires dans les contrats du groupe Booking » affirme le ministère.

En plus de cette clause, l’UMIH (l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, ndlr), qui se levait alors contre Booking, Expedia et Hotels.com, expliquait que les clauses signées font que « l’hôtelier ne peut pas vendre la même chambre à un prix différent sur Booking et sur Expedia par exemple » et que « la clause de disponibilité […] impose à l’hôtelier de proposer au moins autant de chambres sur le site de réservation en ligne partenaire que sur les autres canaux de distribution ».

Le marché touristique français est important. Avec 83 millions de touristes internationaux en 2012, la France est le pays le plus visité au monde. Il y a deux ans, la consommation touristique a représenté 149 milliards d’euros, soit 7,3% du PIB, selon le ministère de l’Economie.

Suite à la publication de cet article, Booking.com souhaite préciser :

Mardi 27 mai, tard dans la soirée, le Ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique français a annoncé assigner Booking.com devant le tribunal de commerce, dans « un objectif d’affirmation de la souveraineté et de la régulation voulue par le gouvernement ». Cette démarche ne concerne pas Booking.com spécifiquement mais un ensemble plus large d’opérateurs de la réservation en ligne. Une première assignation avait d’ailleurs été annoncée le 13 novembre 2013 à l’encontre d’un concurrent de Booking.com.

Booking.com a pour sa part été notifié de l’assignation requise par le Ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici, le 21 février 2014. Aussi, contrairement à ce que laisse entendre le communiqué du Ministre diffusé hier dans la soirée, cette information est connue depuis plus de trois mois.

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La rédaction

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7 commentaires

  1. C’est pourquoi il faut encourager les plateformes françaises comme Argos et les autres…

  2. Le saviez vous ?
    Des hôteliers se sont rassemblés et ont créé un site :
    Fairbooking
    Celui-ci est actuellement en refonte.
    Le principe ? L’hôtelier offre un avantage au client qui fait le choix responsable de réserver en direct
    http://www.fairbooking.com/

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