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Big data: Silentale relie le comportement des individus à leurs informations de consommateurs

La société française lancée en 2008, basée à Paris et à Toronto,  vient d’ouvrir un « Data Science Lab » à Montréal. 

Fabien Baunay, Directeur associé de Silentale:

1- Silentale offre une proposition de valeur basée sur l’analyse croisée des data (online et offline). D’où peuvent provenir ces données ? Comment sourcez-vous la data ?
F.B: Les données proviennent de deux grands types de sources : en premier lieu les sources digitales correspondant aux actifs digitaux (présence sur les réseaux sociaux, sites internet) des annonceurs que nous croisons avec les sources de données “marketing” traditionnelles en possession des clients : données clients, transactionnelles, CRM, base prospects.

Nous relions en toute transparence le comportement des individus (disponible sur les media sociaux) à leurs informations de consommateurs (POS [Point of sale], weblogs, données CRM).

Cela signifie que nous sourçons les données dans le contexte propre à chacun de nos clients en fonction de leur métier, de leur organisation et de leur secteur d’activité. Notre proposition de valeur repose justement sur la capacité à donner de la valeur à ces mêmes données en contribuant à leur enrichissement mutuel.

2 – Quelle est la typologie de vos clients ?
La caractéristique de nos clients est qu’ils sont fortement exposés sur les médias digitaux et sociaux et / ou détenteurs de bases marketing clients et prospects. La notion de “et/ou” est fondamentale, alors qu’en Europe la présence sur les réseaux sociaux est encore un sujet de communication et d’animation, en Amérique du Nord c’est un sujet de transformation et de génération de leads, les acteurs du commerce traditionnel ont compris qu’ils pouvaient enrichir leur connaissance client par l’analyse des comportements de ces mêmes clients sur les réseaux sociaux.

Nos clients sont des distributeurs, des marques, des opérateurs, des médias. Nous les traitons en direct ou via des partenariats avec leurs conseils ; car ne nous trompons pas le vrai sujet n’est pas le Big Data, c’est la résistance au changement des organisations.
Par définition notre approche est transverse à l’entreprise, la donnée est partagée par les services marketing, commercial, communication et traitée par la DSI. Il faut désormais qu’elle soit partageable pour le plus grand bien de l’entreprise.

3- Donnez-nous un exemple de concrétisation de la solution Silentale ? Comment fonctionne la plateforme ?
La plateforme s’appuie sur quatre technologies pour bâtir pour nos clients des solutions ad hoc : la technologie de Recording qui consiste à enregistrer et stocker les colossaux volumes de données sociales et comportementales, celle du Matching qui permet d’identifier une même personne sur la base de ses différents profils de consommateurs pour mieux la catégoriser, de l’Enriching qui via des algorithmes d’inférence permet d’enrichir ces profils au travers de l’analyse de leurs flux d’activité et enfin du Segmenting qui permet aux équipes marketing de disposer de segments enrichis et immédiatement activables.

A ce titre ce que nous réalisons pour Equidia, chaîne de télévision filliale du PMU est assez représentatif. Nous traitons plus de 25 sources de données différentes, ces données sont représentées sous forme de dashboards spécifiques aux besoins des différents services. En parallèle l’analyse et le traitement de ces données permettent à Equidia de disposer d’une connaissance enrichie de sa communauté et de ses clients, afin 1) d’en améliorer le recrutement via la segmentation, 2) d’accroître la pertinence de la personnalisation des offres de contenus qui leur sont faites et 3) de développer la fidélisation et l’engagement.

4 – Qui sont aujourd’hui vos concurrents sur ce marché?
L’offre concurrentielle en la matière est double. Premièrement, celle des grands groupes – comme IBM, Oracle, Adobe – qui s’adressent aux très grandes entreprise en créant des solutions à façon dont le coût et le temps de mise en oeuvre est digne des grands travaux d’infrastructures.
La seconde offre est issue d’éditeurs de logiciels offrant des solutions sur étagère dont la mise en oeuvre est circonscrite à un seul type de donnée éliminant les bénéfices inhérent aux solutions multi-canals.

Notre différence réside dans le fait que nous rendions accessible (via leur industrialisation) des méthodes jusqu’à présent uniquement disponible auprès des grands groupes. Le fait que nous offrons un accompagnement de nos clients, devenant ainsi partenaires, de la mise en place de la stratégie entourant le traitement des données jusqu’à la mise en place et l’interprétation des résultats afin d’informer les différents intervenants , le tout grâce à l’accompagnement d’experts métiers en lien avec nos data scientists et analysts.

Le fait aussi que l’offre produit cloud de Silentale permet d’activer cette donnée dans l’entreprise sans pour autant altérer l’infrastructure IT existante, réduisant le cout et le temps nécessaire pour voir un bénéfice-résultat direct.

5 – Quels objectifs vous êtes-vous fixés sur l’année 2014 (chiffres d’affaires, nombre de clients, répartition géographique Europe/US) ?
Apres son lancement en France en 2012, Silentale a désormais une présence commerciale et métier aux États-Unis et au Canada. Nos équipes offrent d’ores et déjà nos solutions à partir de Toronto et New York. En plus de l’ouverture à Montréal du Digital Behavior Lab annoncée ce moi-ci, nous étendons notre présence sur la côte ouest américaine au 3e trimestre.

6- Allez-vous recruter des ingénieurs/profils français au Lab de Montréal ?
Oui nous recherchons des profils d’ingénieurs logiciels entre autre pour des postes de Data Scientist et de Développeurs. Les jeunes Français étudiant ou ayant étudié à Montréal sont déjà nombreux à irriguer les grands employeurs canadiens, mais il va de soi que l’attractivité de Montréal pour les jeunes diplomés Français ne se dément pas, ils sont bien sûr les bienvenus (en stage et en emploi à temps plein).

7 – Cherchez-vous des partenaires dans votre développement, si oui, lesquels?
Pour revenir sur un point déjà mentionné, nous recherchons des partenaires qui sont impliqués dans le changement auprès de leurs clients, agences, structures de conseil, partenaires techniques de nos futurs clients ; car seules les entreprises qui seront capables de faire évoluer leur organisation vers plus de fluidité et de transversalité seront en mesure d’intégrer ce qui se cache derrière le big data, c’est à dire la capacité à offrir à son client final ce qu’il désire, au moment où il le désire et au meilleur prix.

La rédaction

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