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Carrefour mise sur la blockchain d’IBM pour améliorer la traçabilité de ses produits alimentaires

Avec l'AFP

IBM a lancé lundi une plateforme permettant aux consommateurs de tracer l’origine des produits alimentaires grâce à la technologie blockchain, et à laquelle le groupe français Carrefour a adhéré, ont annoncé les deux entreprises. Le géant français de la grande distribution rejoint ainsi les grands groupes alimentaires Walmart, Unilever et Nestlé, déjà présents au cours de la phase de test de la plateforme «IBM Food Trust», a souligné le groupe informatique américain. Carrefour espère à terme pouvoir garantir à ses clients la «sécurité, la qualité et la traçabilité» des produits issus de ses «300 filières qualité (contrat qui lie le groupe directement au producteur, NDLR) dans le monde», a déclaré à l’AFP Laurent Vallée, secrétaire général du groupe.

Carrefour a commencé à utiliser la blockchain en mars dernier pour permettre à ses clients de connaître l’origine de trois produits (oeufs, tomates et poulet d’Auvergne) auxquels s’ajouteront cinq autres articles d’ici à la fin 2018 («un fromage, du lait, des oranges, des citrons et la poularde de Noël», selon le groupe). Pour IBM, le partenariat avec Carrefour permet d’accéder «aux marchés d’Europe, d’Amérique du Sud et de Chine», a souligné Cosme de Moucheron, vice-président et responsable du partenariat avec Carrefour chez IBM.

La blockchain comme gage de transparence auprès des consommateurs 

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission de données, transparente et sécurisée, dont l’une des principales applications est la création de cryptomonnaies. Appliquée à l’industrie alimentaire, elle permet à tous les acteurs d’une chaîne de production de rentrer des données pour qu’in fine, le client puisse connaître les détails sur la qualité du produit et son parcours, depuis le producteur jusque dans les rayons du supermarché. «Il y a beaucoup d’autres moyens pour tracer un produit. Mais la blockchain permet de construire un écosystème avec de multiples participants, différent d’une base de données partagées. Elle permet aussi l’intégrité de la donnée, personne ne peut la changer dans le temps», a expliqué à l’AFP Cosme de Moucheron.

La plateforme ne permet toutefois pas la vérification des données entrées par les différents acteurs : chacun est propriétaire de sa donnée et donc de son authenticité. Pour les géants de l’alimentaire, la blockchain est un moyen de répondre à la demande croissante de transparence de la part des consommateurs, tout en revendiquant l’utilisation d’une technologie encore peu utilisée dans d’autres domaines que celui des cryptomonnaies.

La rédaction

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