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CES 2018 : Uber, Baidu et Volkswagen misent sur Nvidia pour améliorer leur technologie de conduite autonome

Le CES de Las Vegas ne débute officiellement que ce mardi 9 janvier, mais le bal des conférences a d’ores et déjà débuté de l’autre côté de l’Atlantique. Parmi les premières sociétés à se lancer dans le bain, Nvidia a marqué les esprits en annonçant plusieurs partenariats de taille. Lors de sa keynote à Las Vegas, le fournisseur de processeurs graphiques s’est positionné comme un acteur majeur sur le segment de la voiture autonome pour épauler les entreprises qui perfectionnent leur technologie dans ce domaine. A ce jour, Nvidia travaille avec plus de 320 partenaires sur la conduite autonome.

Pour s’allier avec des partenaires prestigieux, Nvidia a développé des variantes de sa plateforme DRIVE AI, qui repose sur le Soc (System-on-a-Chip) Xavier. Cette puce, dont les premiers échantillons doivent être livrés lors du premier trimestre 2018, embarque un GPU customisé à 8 coeurs, un GPU Volta à 512 coeurs, un accélérateur pour le deep learning, d’accélérateurs pour la vision par ordinateur ainsi qu’un processeur pour la vidéo 8K HDR.

Jensen Huang, CEO de Nvidia.

3 nouvelles déclinaisons de DRIVE AI

Dans la lignée de DRIVE AI, Nvidia a dévoilé DRIVE AR, qui offre aux développeurs un SDK leur permettant de créer de nouvelles expériences pour l’utilisateur en matière de réalité augmentée, notamment pour l’informer plus facilement sur les conditions de circulation sans quitter la route des yeux. De son côté, DRIVE IX vise à faciliter le développement d’assistants intelligents et leur intégration, aussi bien pour le conducteur que les passagers, en s’appuyant sur les capteurs positionnés à l’extérieur et à l’intérieur de la voiture. En outre, Nvidia a présenté une nouvelle version de sa plateforme Pegasus destinée aux véhicules autonomes. Celle-ci sera dotée de deux puces Xavier associées à deux GPU afin d’être en mesure de calculer jusqu’à 320 000 milliards d’opérations par seconde.

Fort de cet arsenal d’intelligence artificielle pour la voiture autonome, Nvidia a annoncé à Las Vegas la poursuite de sa collaboration avec Uber. Depuis ses premiers tests menés avec sa flotte de SUV Volvo XC90, la plateforme de VTC avait déjà recours aux GPU de Nvidia. A ce jour, les véhicules sans chauffeur d’Uber ont parcouru plus de trois millions de kilomètres, ce qui a notamment permis d’effectuer plus de 50 000 trajets avec des passagers. La voiture autonome est un enjeu vital pour Uber puisqu’elle pourrait permettre à la firme américaine d’atteindre la rentabilité. Dans ce sens, Uber a commandé 24 000 véhicules autonomes auprès du constructeur suédois Volvo en novembre 2017. Cependant, la route est encore longue pour la plateforme de VTC, empêtrée dans un conflit juridique avec Waymo, la filiale de Google.

Le projet Apollo de Baidu à disposition de Nvidia

Outre Uber, Nvidia s’est également allié avec le géant chinois Baidu et l’équipementier allemand ZF, tous deux partenaires depuis septembre pour développer des solutions techniques complètes pour la conduite autonome en Chine. A Las Vegas, Jensen Huang, le CEO de Nvidia, a indiqué que la plateforme DRIVE AI serait utilisée pour le projet Apollo de Baidu. Ce dernier vise à mettre la plateforme du groupe chinois dédiée aux véhicules autonomes à disposition des acteurs de l’industrie automobile, principalement les constructeurs, pour qu’ils puissent développer leurs propres véhicules autonomes. De cette manière, Nvidia pourra accéder au marché chinois, qui est devenu le plus important à l’échelle mondiale.

Uber pour l’Amérique du Nord, Baidu pour l’Asie, mais aussi Volkswagen pour l’Europe. Le constructeur allemand s’appuiera en effet sur la plateforme DRIVE IX de Nvidia pour concevoir des fonctionnalités de «co-pilotage intelligent» dans les prochaines voitures de Volkswagen afin de les rendre plus faciles à conduire et plus sûres. Cela pourrait notamment déboucher sur le déverrouillage de porte via la reconnaissance faciale ou encore la surveillance du conducteur pour vérifier son niveau d’attention sur la route. Ces fonctionnalités seront testées sur le I.D. Buzz, le prototype de van électrique développé par Volkswagen. Celui-ci devrait entrer en production à l’horizon 2022.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA

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