ActualitéAsieBusinessFoodTech

Comme Uber, Didi Chuxing lance son service de livraison de repas

Après avoir poussé Uber à renoncer à ses ambitions en Chine, Didi Chuxing veut s’inspirer du modèle de la firme américaine pour diversifier ses activités. Dans ce sens, le mastodonte chinois, qui développe un service de réservation de taxis et de VTC en Chine, vient de se lancer sur le marché de la livraison de repas. Pour réaliser une première incursion dans ce secteur, la société teste depuis le 1er avril un service de livraison de repas à Wuxi, une vieille ville industrielle située dans la province côtière de Jiangsu, au nord-ouest de Shanghaï.

En moins de cinq jours, Didi Chuxing prétend avoir capté plus d’un tiers du marché, mais il faut relativiser ces données dans la mesure où la société propose des réductions sur les commandes pour accompagner le lancement du service, comme il est de coutume pour les plateformes lorsqu’elles débarquent dans une nouvelle ville. Néanmoins, Didi Chuxing nourrit déjà de fortes ambitions pour son service de livraison de repas et souhaite ainsi achever l’essai encours à Wuxi «aussi rapidement que possible» pour le déployer à plus large échelle en Chine. «Nous voulons étendre le service à plusieurs autres villes à court terme», assure Lui Wen, qui dirige cette nouvelle activité au sein du géant chinois.

Un modèle similaire à celui d’UberEATS pour lutter contre Tencent et Alibaba ?

Pour se donner les moyens de s’imposer sur le marché chinois de la livraison de repas, Didi Chuxing a annoncé en mars son intention de lever 1,6 milliard de dollars, notamment pour financer ce nouveau service. Cependant, le groupe aura fort à faire en Chine face à des acteurs de taille, à l’image de Tencent et Alibaba. En effet, Tencent est présent sur ce marché via Meituan-Dianping, qui propose notamment la livraison de repas à domicile avec une force de frappe considérable puisque l’entité revendique pas moins de 280 millions d’utilisateurs. De son côté, Alibaba vient de frapper un grand coup en mettant la main sur l’entreprise chinoise Ele.me, spécialisée dans la livraison de repas à domicile. A ce jour Ele.me revendique 260 millions d’utilisateurs dans 2 000 villes chinoises, qui commandent des repas auprès de 1,3 million de restaurants.

Pour se faire une place au milieu de ces mastodontes, Didi Chuxing pourra suivre le modèle d’UberEATS, qui a connu une forte expansion mondiale l’an passé. En l’espace d’un an, Uber a vu ses revenus multipliés par quatre pour son service de livraison de repas. En plein essor, UberEATS va ainsi être lancé dans 100 nouvelles villes en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique au cours de cette année. La France et le Royaume-Uni seront les principaux bénéficiaires de cette extension en 2018 puisque le service sera déployé dans 35 nouvelles villes françaises et plus de 40 nouvelles villes britanniques. En lançant UberEATS à plus large échelle, Uber espère gonfler les revenus de son service de livraison de repas. Pour l’heure, celui-ci est seulement rentable dans 45 villes sur les plus de 200 dans lesquelles il est opérationnel.

Tags

Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
Comme Uber, Didi Chuxing lance son service de livraison de repas
TikTok poursuit sa conquête de l’Europe avec une nouvelle antenne à Dublin
FinTech: la startup suédoise Tink lève 90 millions d’euros pour sa plateforme d’open banking
La Croix-Rouge mise sur Fortnite pour sensibiliser les gamers au droit humanitaire
Comment Starburst Accelerator veut faire décoller les pépites du secteur aéronautique et spatial
Temasek et Trustbridge songent à mettre la main sur les activités de WeWork en Chine
[Made in Océan Indien] Qui est Talenteum, la startup mauricienne à impact social?
Copy link