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[CONFIDENTIEL] Lyft, Alibaba, PayPal & Amazon, Instagram…

#VTC : Surfant sur les déboires d’Uber, Lyft voit ses revenus tripler

Si 2017 n’en finit plus d’être un supplice pour Uber, son rival Lyft, en revanche, ne cesse de de grimper aux États-Unis. Selon The Information, la plateforme de VTC a généré 483 millions de dollars de revenus au premier semestre 2017, contre environ 150 millions de dollars sur la même période l’an passé. D’une année sur l’autre, Lyft a ainsi triplé son chiffre d’affaires. Au cours des six premiers mois de l’année, la société américaine est également parvenue à réduire ses pertes. Celles-ci sont passées de 283 millions de dollars à 206 millions de dollars. En 2016, Lyft perdait 4 dollars par course. Désormais, la société dirigée par Logan Green perd 1,20 dollars sur chaque trajet. Cette année, l’entreprise a passé la barre des 500 millions de courses. Le rival d’Uber affirme que son service est désormais disponible pour 95% de la population américaine, contre 54% au début de l’année. En octobre, Alphabet a injecté 1 milliard de dollars dans Lyft.

Ces bons chiffres tranchent totalement avec ceux d’Uber qui continuent de s’enfoncer dans le rouge. Au troisième trimestre, Uber a ainsi perdu 1,46 milliard de dollars, contre 1,06 milliard de dollars au trimestre précédent, soit une hausse de 38% en l’espace de trois mois. Dans le même temps, le chiffre d’affaires a augmenté de 21%, à 2,01 milliards de dollars, contre 1,66 milliard de dollars au deuxième trimestre. De plus, la plateforme lancée par Travis Kalanick doit faire face à une avalanche de scandales. En novembre, Uber a notamment révélé l’existence d’un piratage de masse, survenu il y un an, qui a touché 50 millions de clients et 7 millions de chauffeurs d’Uber. La plateforme de VTC aurait versé 100 000 dollars aux hackers pour qu’ils ne divulguent pas l’existence de cette attaque et détruisent les informations collectées.

En parallèle, Uber est toujours engagé dans un bras de fer judiciaire avec Waymo, qui l’accuse d’avoir volé sa propriété intellectuelle. Prévu pour s’ouvrir le 4 décembre, le procès entre les deux parties a finalement été reporté en raison d’un nouvel élément apporté au dossier. Aucune nouvelle date n’a encore été fixée. Selon les médias américains, le nouvel élément en question est une lettre écrite par un ancien employé d’Uber, Richard Jacobs, dans lequel il affirme que la plateforme de VTC avait mis en place un système pour espionner ses concurrents et les régulateurs.

#Acquisition : Alibaba renforce sa présence en Israël

Il y a quelques semaines, Alibaba annonçait un ambitieux projet, celui de fonder 7 laboratoires de recherche, en investissant 15 millions de dollars dans la R&D. Cette «Académie DAMO» comptera un de ces laboratoires à Tel-Aviv. L’objectif est de réfléchir à différents domaines comme l’Internet des objets, l’informatique quantique, la fintech et les interactions homme-machine. Avec ce projet, Alibaba ambitionne de servir 2 milliards de personnes d’ici 10 ans.

C’est dans cette optique, que le géant chinois vient de passer un accord de rachat avec la start-up israélienne Visualead. Le montant n’a pas été communiqué, tout comme la date officielle de l’acquisition.

Fondée en mars 2012 par Nevo Alva et Itamar Friedman, Visualead développe une technologie transformant les images, les logos ou encore les animations en QR code. L’objectif est d’aider les entreprises à développer les interactions avec leurs consommateurs. Ces solutions sont utilisées dans différents domaines: l’emballage de produits, la lutte contre la fraude ou encore les paiements mobiles. La société revendique 500 000 clients dans plus de 200 pays.

Exemples de QR par Visualead

En janvier 2015, Alibaba avait participé à la levée de fonds en série B de Visualead. Le montant de l’investissement n’avait pas été communiqué.

Alibaba reported to buy Visualead, in first Israel acquisition

#FinTech : PayPal et Amazon, sérieux concurrents des banques

Faire appel aux entreprises technologies pour bénéficier de services financiers est une idée qui séduit les clients des banques traditionnelles. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par le cabinet Bain & Company auprès de plus de 133 000 clients de banques dans 22 pays, dont plus de 10 000 en France. «La moitié des sondés se disent prêts à souscrire un produit de services financiers auprès d’une entreprise établie du secteur technologique», indique le cabinet de conseil en stratégie et management.

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, les consommateurs font quasiment autant confiance aux banques qu’à PayPal et Amazon pour confier leur argent. Apple, Google et Microsoft sont un peu plus loin derrière. En revanche, Facebook et Snapchat n’inspirent que très peu de confiance chez les consommateurs américains et britanniques. Par ailleurs, alors que les FinTech ne cessent de fleurir au fil des mois dans le monde entier, ces start-up qui veulent réinventer les services financiers ont encore du chemin à parcourir pour séduire les clients des banques traditionnelles. Ainsi, moins d’un consommateur sur deux dans le monde affirme être tenté pour essayer un produit ou service financier proposé par une FinTech.

De son côté, la France est le pays le plus réticent à l’arrivée d’acteurs du numérique dans les services financiers. Dans l’Hexagone, à peine un client sur trois est prêt à essayer un produit ou service financier auprès d’une entreprise technologique. Pire encore, un client sur cinq envisage de faire un essai dans les douze prochains mois.

#Instagram : 25 millions d’entreprises ont un compte pro

Hier, Instagram annonçait fièrement avoir dépassé les 25 millions de comptes d’entreprises créés. Elles n’étaient que 15 millions a être inscrites en juillet dernier. Aujourd’hui sur la plateforme, plus de 80% des comptes suivent une marque et 200 millions d’utilisateurs visitent leur site chaque jour.

Ces entreprises ont un profil particulier, profil business, lancé il y a un an et demi. Elles peuvent ainsi avoir accès à diverses fonctionnalités supplémentaires comme des analyses de performances sur les publications. Selon Instagram, la moitié de ces comptes ne sont pas affiliés à un site externe. La plupart des entreprises utilisent donc le réseau social comme d’une vitrine pour leurs offres.

Certainement un choix judicieux quand Instagram revendiquait en septembre dernier 800 millions d’utilisateurs actifs mensuels dont 500 millions sont actifs quotidiennement. Le nombre d’annonceurs sur la plateforme atteint les 2 millions.

There are now 25M active business profiles on Instagram

La rédaction

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