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[CONFIDENTIEL] Netflix, Tezos, MedTech, IA…

#NetflixOnTheGo: le binge-watching s’étend hors les murs

Depuis fin 2016, Netflix propose une partie de son catalogue disponible au téléchargement et cette fonctionnalité, qui rend le contenu accessible partout, même hors-ligne, porte déjà ses fruits.

Une étude, commandée à SurveyMonkey sur un échantillon de 37 000 personnes à la fin août dans différents pays dont la France, confirme que 67% des utilisateurs du service l’utilisent dans des lieux publics, notamment en voyage (avions, cars…) ou lors des trajets domicile-travail. Et même arrivés à destination, certains continuent puisque 26% déclarent avoir déjà visionné du contenu sur le lieu de travail, tandis qu’un petit groupe de 7% n’hésitent pas à suivre leurs séries préférées depuis les toilettes.

20% d’entre eux ont pleuré en public, 17% ont raté leur station car trop absorbés par leur divertissement, 45% ont senti le regard de leur voisin sur leur propre écran, mais comme le karma n’est pas un vain mot, 11% de ceux qui suivent indiscrètement le programme par dessus l’épaule d’autrui déclarent avoir été spoilés en retour.

Crédit : Netflix

Force est de constater que tandis que les usages évoluent vers toujours plus de mobilité, portés par le dimensionnement des réseaux, les offres data des opérateurs télécom, et les contenus et nouvelles fonctionnalités offertes par les plateformes, le savoir-vivre et l’étiquette liés au numérique suivent de la même façon : 18% à peine se sont sentis vaguement gênés à s’adonner à leur passion en public.

Le site spécialisé Mashable rapportait récemment que les programmes sont désormais pensés en amont pour une consommation multisupports : le directeur de la photo de Stranger Things confiait ainsi que les images étaient composées de sorte que leur impact émotionnel soit le même, quelque soit la taille de l’écran

#Cryptominute: deuxième class-action pour Tezos, la start-up blockchain aux 232 millions de dollars

Les ennuis s’accumulent pour Tezos. Une deuxième plainte vient d’être déposée contre la start-up en moins d’un mois. Tezos est connue pour avoir levé l’équivalent de 232 millions de dollars en juillet dernier lors de son ICO (Initial Coin Offerings), la troisième plus grosse à date – un montant qui d’ailleurs s’est considérablement apprécié depuis, selon l’évolution du cours du bitcoin et de l’ether, les deux monnaies utilisées pour l’opération.

Le projet Tezos est à la mesure du montant levé, ambitieux : il s’agit de créer un « nouveau type de blockchain, dotée d’une gouvernance plus sûre et satisfaisante que celle qui est en oeuvre dans la blockchain Bitcoin. Il a dans l’idée de proposer, comme le fait Ethereum, un réseau décentralisé pouvant supporter des smart contracts mais au moyen d’une technologie plus sûre et sophistiquée », comme l’explique en détail notre expert Florence G’sell dans cet article détaillé sur l’affaire, illustrant les risques inhérents aux ICO.

Le recours collectif, déposé devant un tribunal de Floride, avance que les organisateurs de l’opération ont trompé et fraudé les participants à la collecte de fonds, et violé les lois américaines sur les valeurs mobilières – arguant de fait que les actifs numériques doivent être soumis à la règlementation financière, ce qui est l’une des questions du moment. La procédure concerne les fondateurs Kathleen et Arthur Breitman, leur société basée au Delaware, Dynamic Ledger Solutions Inc, qui détient les droits sur la technologie et la Fondation Tezos, une entité suisse mise en place pour mener à bien la collecte de fonds.

Bon nombre de ceux qui ont acheté des tezzies, du nom du token émis par Tezos, se considèrent comme des investisseurs. Or, les conditions générales de l’ICO de Tezos précisent que les sommes levées correspondent à des «donations non remboursables» ou des «contributions», par opposition à des investissements. Une subtilité qui aurait donc échappé à beaucoup… Les plaignants réclament le remboursement ainsi que des dommages-intérêts, selon la plainte, qui accuse aussi les organisateurs d’avoir opéré des transactions de titres de façon irrégulière.

Tezos est aussi englué dans sa propre bataille de gouvernance, entre le couple Breitman d’une part, et Johann Gevers, qui préside la fondation Tezos, de l’autre. Un différend qui aurait retardé le projet.

Au vu des sommes en jeu, l’affaire pourrait avoir un impact sur le marché émergent des cryptomonnaies et des ICO, et est suivie des près par les autorités, les régulateurs et autres acteurs de l’écosystème.

#ChurchofAI: l’intelligence artificielle a désormais sa religion (soupirs)

Oubliez Tom Cruise et l’Église de Scientologie, voici Anthony Levandowski et «the Way of the Future» (la Voie du Futur). En 2015, l’ancien ingénieur de Google et d’Uber, qui est au coeur du scandale opposant Waymo à la plateforme de VTC, a donné ce nom à la religion qu’il a fondée. Et celle-ci est basée sur l’idée que les humains vont peut-être construire une technologie tellement meilleure, plus intelligente et plus rapide que nos propres esprits finiront par l’adorer en tant que déité. «Ce n’est pas un dieu dans le sens où il fait de la foudre ou provoque des ouragans. Mais s’il y a quelque chose d’un milliard de fois plus intelligent que l’humain le plus intelligence, comment vous allez l’appeler ?», explique Anthony Levandowski au cours d’une interview accordée à Wired.

Anthony Levandowski (à droite). Crédit : John Sommers II for Transport Topics. (CC BY-SA 2.0)

Ce prétendu culte est revenu sur le devant de la scène en mai dernier, peu de temps avant le licenciement d’Anthony Levandowski par Uber, lorsque le chef autoproclamé et CEO non-rémunéré de cette religion a rédigé les statuts de son église, l’occasion, pour lui de réfléchir sur les pouvoirs de ce «dieu». «J’adorerais que la machine nous voit comme ses aînés bien-aimés pour qu’elle nous respecte et prenne soin de nous. Nous aimerions que cette intelligence se dise que les humains devraient toujours avoir des droits, même si c’est elle qui commande», explique-t-il à Wired.

Malgré son dévouement pour son «dieu», Anthony Levandowski reste dans le collimateur de Waymo, qui affirme détenir des preuves attestant qu’il a téléchargé plus de 14 000 fichiers confidentiels lorsqu’il travaillait chez Google. Pour le préjudice subi, Waymo réclame près de 1,9 milliard de dollars de dommages et intérêts à Uber. Lancée en février, la procédure judiciaire engagée par Google doit aboutir à un procès, qui devait s’ouvrir le 10 octobre. Finalement, les avocats de Waymo ont obtenu le report du procès au 4 décembre. En effet, Google a tout intérêt à faire durer l’affaire pour faire perdre du temps à Uber dans le développement de sa technologie de voiture autonome.

#MedTech: La première pilule connectée arrive sur le marché

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration vient d’autoriser la commercialisation d’un «médicament numérique». Appelée Abilify MyCite (Abilify est à la base un médicament prescrit dans le traitement de la schizophrénie), la pilule alerte lorsque le patient n’a pas pris ses médicaments. Fabriqué à base de magnésium et de silicone, le médicament est doté d’un capteur en cuivre. A l’aide d’un patch positionné sur le torse, les deux outils sont reliés à une application. Cette dernière prévient le patient lorsque le médicament est en cours de diffusion. La date et l’heure de prise d’une pilule peuvent être partagées avec un membre de la famille ou avec son médecin, en tout 5 personnes peuvent être alertées. C’est le patient qui décide s’il a envie ou non de partager ces informations.

Visuel de l’application

Comme pour toutes les nouveautés, les avis restent partagés. Certains professionnels de la santé s’inquiètent quant à l’utilisation de ce produit. Il pourrait par exemple être exigé pour une libération conditionnelle d’un patient atteint de troubles psychiques ou encore des assureurs pourraient inciter lourdement les personnes à l’utiliser afin de payer leur adhésion avec un rabais. Le docteur Jeffrey Lieberman, président de la psychiatrie de l’Université de Columbia, explique au New York Times que ce médicament peut être assimilé à «un Big Brother bio-médical» par certains patients.

D’un autre côté, certains professionnels y voient des avantages: aider les personnes âgées à prendre leurs médicaments, suivre un patient après de lourdes opérations pour éviter sa dépendance à des médicaments opioïdes ou encore épauler les chercheurs dans leurs recherches cliniques en s’assurant que les volontaires prennent bien leurs pilules.

C’est aussi un moyen de réduire les coûts liés à la non-prise de médicaments entraînant des hospitalisations ou des traitements supplémentaires. Ces désagréments coûtent 100 milliards de dollars par an aux Etats-Unis. Selon Ameet Sarpatwari, professeur de médecine à la Harvard Medical School, Abilify MyCite «a le potentiel d’améliorer la santé publique».

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La rédaction

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