/ InsidersActualité

[DECODE INSIDERS] Les citoyens européens épiés par des trackers sur des sites gouvernementaux?

#Data: les citoyens européens épiés par des trackers sur des sites gouvernementaux?

Les sites officiels des gouvernements de l’Union européenne autoriseraient plus de 100 entreprises et agences publicitaires, dont Google et Facebook, à traquer les visiteurs lorsqu’ils naviguent sur leurs pages web, selon une étude de Cookiebot. La société danoise a rapporté que des trackers publicitaires suivent les internautes visitant des sites gouvernementaux ou de santé publique. 89% des sites officiels des gouvernements de l’UE seraient concernés. 

Google, YouTube (propriété de Google) et DoubleClick sont par exemple souvent cités dans cette étude. Des trackers de DoubleClick ont été trouvés sur les sites de santé publique fournissant des informations sur les symptômes du VIH ou d’autres pathologies. Autre illustration, d’après Cookiebot, un site web du gouvernement français sur l’avortement serait suivi par 21 trackers. Les sites internet du gouvernement français comptabiliserait d’ailleurs le taux le plus élevé de sociétés de tracking (52 au total). 

Cookiebot: Who Is Tracking EU Citizens?

Les citoyens européens seraient donc la cible de publicités liées à leurs données personnelles, qui pourraient, si elles sont combinées avec des données provenant d’autres sources, établir des profils détaillés de chaque utilisateur.

Les gouvernements de l’UE ne protègeraient donc pas les données personnelles des citoyens, malgré des lois mises en place récemment. En effet, depuis le 25 mai dernier, le RGPD (Règlement général sur la protection des données) impose de nouvelles règles à toutes les entreprises qui collectent et exploitent des données pour mieux encadrer la circulation des données privées des citoyens européens. Seuls les sites web espagnol, allemand et néerlandais se seraient avérés être exemplaires et ne contiendraient pas de trackers. 

#Résultats: Xiaomi triple son bénéfice net pour son quatrième trimestre 

Xiaomi, a dépassé les estimations des analystes au quatrième trimestre, bien que les revenus aient été inférieurs aux attentes. L’entreprise chinoise a plus que triplé son bénéfice net à 1,85 milliard de yuans (soit 276 millions de dollars), mais le chiffre d’affaires du trimestre n’a pas atteint les 47,4 milliards de yuans prévus, augmentant de 26,5 % pour atteindre 44,4 milliards de yuans (6,62 milliards de dollars). 

Siège social de Xiaomi à Pékin. Crédits : Xiaomi.

Xiaomi doit surtout ses bénéfices à son activité sur des marchés étrangers. Elle a augmenté de 118,1 % pour représenter 40 % du chiffre d’affaires total de l’entreprise au quatrième trimestre, contre seulement 28 % pour la même période l’année précédente. La société chinoise, qui connaît une croissance rapide en Europe occidentale, a également été particulièrement bien accueilli en Inde, où elle domine le secteur des expéditions de smartphones, selon l’étude de marché Canalys.

Les smartphones restent le principal moteur économique de Xiaomi, représentant 65,1 % du chiffre d’affaires total en ce quatrième trimestre. Cette année, les ventes ont augmenté de près de 30 %.

#Cyberattaque: le spécialiste de l’aluminium Norsk Hydro victime d’une cyberattaque massive 

AFP – L’un des plus gros producteurs d’aluminium au monde, le norvégien Norsk Hydro, s’est dit mardi la cible d’une tentative d’extorsion par piratage informatique qui affecte certaines de ses opérations. « La situation est assez grave», a déclaré le directeur financier de Norsk Hydro, Eivind Kallevik. « Le virus est un virus dit de cryptoverrouillage, aussi généralement connu comme rançongiciel», a-t-il dit lors d’une conférence de presse. En pratique, les attaques au rançongiciel cryptent les fichiers grâce à un code malveillant et les rendent inutilisables, leurs auteurs réclamant une rançon pour les débloquer. « Aucune somme n’a été mentionnée», a indiqué M. Kallevik. S’appuyant sur des ressources internes et externes, l’entreprise s’emploie pour l’instant à chercher « un traitement pour expulser le virus du système», a-t-il précisé.

Décrite comme « massive », l’attaque a commencé aux alentours de minuit (22H00 GMT) dans la nuit de lundi à mardi. Elle n’a eu pour l’instant qu’un effet limité sur la production, les différentes usines ayant été déconnectées du système informatique, certaines basculant en mode manuel. Quelques sites spécialisés dans les produits laminés et les matériaux en aluminium connaissent des difficultés mais la branche énergétique, la production de bauxite et celle d’aluminium primaire (non recyclé) « fonctionnent normalement », selon Norsk Hydro. « Notre principale priorité est maintenant de garantir la sécurité de nos opérations et de limiter les conséquences opérationnelles et financières», a souligné M. Kallevik. Après avoir lourdement chuté, l’action Norsk Hydro a résorbé une partie de ses pertes à la Bourse d’Oslo, cédant 0,70% en milieu d’après-midi.

Crédit: Rawpixel.com/Shutterstock

L’origine de l’attaque n’a pas été déterminée. L’Autorité de sécurité nationale (NSM), spécialisée dans les cyberattaques, a dit assister Norsk Hydro dans ses efforts. Son centre opérationnel (NorCERT) a envoyé une mise en garde, évoquant une attaque au rançongiciel LockerGoga, selon la radio publique NRK. « NorCERT informe que Hydro a été l’objet d’une attaque au ransomware (LockerGoga). L’attaque est combinée à une attaque contre l’annuaire actif », aurait indiqué le NorCERT. Un annuaire actif centralise l’identification et l’authentification des utilisateurs d’un système informatique d’une entreprise.

« A l’heure actuelle, nous travaillons sur plusieurs hypothèses, plusieurs théories», a déclaré la directrice de la division cybersécurité de la NSM, Bente Hoff, lors de la conférence de presse. L’attaque au rançongiciel LockerGoga « est l’une des théories», a-t-elle ajouté. Fin janvier, le groupe français de technologies Altran avait également été la cible d’une cyberattaque à base de cryptoverrouillage. Cette nouvelle cyberattaque survient quelques heures seulement après l’annonce de la désignation de Hilde Merete Aasheim à la direction du groupe en remplacement de Svein Richard Brandtzaeg, effective le 8 mai.

Assiya Berrima

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

Sur le même sujet

Share This