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Dématérialisation: le Lyonnais Esker rachète l’Américain TermSync

Une fois n’est pas coutume, une société française fait son marché outre-Atlantique. Esker, acteur lyonnais de l’automatisation des processus documentaires et de la dématérialisation des documents a annocé mardi avoir mis la main sur TermSync, start-up américaine d’une dizaine de personnes créée il y a deux ans à l’origine d’un portail collaboratif de facturation clients.

Le montant de la transaction n’est pas connu. On sait cependant que le prix d’acquisition payé par la filiale américaine du groupe intègre une composante variable significative (33%). Il est prévu qu’elle soit versée aux actionnaires cédants en fonction de la performance réalisée à l’issue d’un délai de 2 ans. En outre, 20% de la valeur estimée de la transaction seront payés au moyen d’actions propres détenues par l’entreprise lyonnaise.

Etoffer l’offre américaine 

En utilisant le stockage en ligne, cette entreprise située à Fitchburg dans le Massachusetts accélère les délais de paiement, ce service va étoffer l’offre d’Esker aux Etats-Unis. Parmi ses clients: la National Association of Credit Management (NACM), organisation qui anime les directeurs de crédit au pays de l’Oncle Sam.

Esker de son côté compte des clients français mais aussi européens, en nord-américain ou asiatiques. Sur 2014, Esker a dégagé 46,2 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 13,1 millions sur le quatrième trimestre ( en hausse de 16 % à taux de change constant). 65% de ses recettes proviennent de l’international. « Nous avons des filiales en Angleterre, en Italie, en Espagne, au Canada, en Malaisie…» énumère Emmanuel Olivier. L’entreprise qu’il dirige emploie 330 personnes à travers le monde dont 80 aux Etats-Unis. Elle avait annoncé un autre rachat début janvier: celui de CalvaEDI, entreprise parisienne spécialisée dans l’EDI (échange de données informatisé*) fondée en 1997. « Nous avons acquis cette société d’abord pour sa performance financière – elle compte un dizaine d’employés, est rentable et affiche 2,5 millions de chiffre d’affaires annuel – et parce-qu’elle nous apporte des savoir-faire sur l’automatisation de la facturation et des commandes » précise le directeur général d’Esker.

Rien qu’au niveau français, le marché de la dématérialisation de documents est estimé à plus de 2,5 milliards d’euros selon une étude Gfii pour Serda publiée en 2013. D’autres acteurs comme Informatique CDC ou Novapost – qui a levé 17,5 millions de dollars en mai 2014 – s’y positionnent. Figurent aussi Yousign, spécialiste de la signature électronique, DocuSign et Salesforce.

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* Plutôt que d’échanger des fichiers écrits lisibles par des humains, les entreprises échangent des fichiers informatiques lisibles par ordinateur intégré directement dans le système de gestion. 

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Adeline Raynal

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