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Etsy, de l’artisanat au Nasdaq

Elle a été fondée pour commercialiser de l’artisanat et s’apprête désormais à entrer au Nasdaq. Qui l’eu crû ? La marketplace spécialisée dans les objets faits main et artistiques Etsy a effectivement déposé ce mercredi 4 mars un document de préparation à une introduction en Bourse. Ceci confirme une intention déjà évoquée par Bloomberg mi-janvier.

La société américaine espère lever au minimum 100 millions de dollars. En janvier, Bloomberg mentionnait un objectif beaucoup plus ambitieux de 300 millions de dollars. Etsy serait déjà accompagné sur ce projet par Goldman Sachs et Morgan Stanley. A ce jour, ses principaux actionnaires étaient Accel Partners (à hauteur de 27% du capital) et Union Square Ventures (15%). Dans le document déposé à la SEC (l’autorité de régulation américaine du marché boursier) en vue de l’IPO, il est précisé que cette entreprise aux 685 employés serait cotée sous le symbole: $ETSY.

195,6 millions de dollars de chiffre d’affaires sur 2014

A l’origine de cette plate-forme de vente des objets issus de l’artisanat et de l’art, un artiste-peintre, photographe: Rob Kalin. Il avait créé un ordinateur de bois à la main et ne trouvait pas de moyen de distribution de sa création. Quelques mois plus tard, en 2005, Etsy était né. Et à ce jour, le site est la vitrine de 26 millions d’articles de toutes sortes: du plaid vintage à la jardinière art déco en passant par le portefeuille en cuir. Elle compte actuellement 1,4 million de vendeurs actifs (à qui elle vend de plus en plus de services) et 19,8 millions d’acheteurs selon le document règlementaire déposé en vue de cette cotation et a dégagé 195,6 millions de dollars de chiffre d’affaires sur 2014, en croissance de 56,4% sur un an. Des volumes particulièrement conséquents qui ont, selon certains, ont fait s’éloigner Etsy de ses valeurs de départ, comme l’écrivait dans Wired une ancienne vendeuse du site, en février.

En juin dernier, Etsy procédait à sa plus grande acquisition depuis son lancement en 2005 : celle de la start-up A Little Market, son concurrent français. Le montant de la transaction n’avait pas été dévoilé, mais le Wall Street Journal évoquait alors une valorisation inférieure à 100 millions de dollars. En avril 2014, la start-up avait annoncé l’acquisition de Grand St, une place de marché en ligne dédiée à la vente de produits électroniques dits créatifs. Des acquisitions qui lui ont permis de se renforcer mais surement d’éliminer la concurrence. Elle fait face à d’autres entreprises comme Bonanza, qui se concentre sur les vêtements et accessoires de mode, ou encore DaWanda et ezebee en Europe.

Adeline Raynal

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