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Face à Amazon, Walmart va lancer son service de livraison à domicile dans une centaine de villes américaines en 2018

Confrontée à une concurrence de plus en plus dense, Walmart n’a d’autre choix que de renforcer son offre. Pour rester dans la course outre-Atlantique, le géant américain de la grande distribution va ainsi développer son service de livraison de produits d’épicerie commandés en ligne pour le rendre accessible à plus de 40% de la population américaine. Pour en bénéficier, les consommateurs devront débourser 9,95 dollars.

Disponible dans seulement 6 villes américaines jusqu’à maintenant, le service sera étendu à une centaine de villes sur le territoire américain d’ici la fin de l’année. Ces livraisons seront effectuées à partir de 800 magasins répartis sur le territoire américain. Toutefois, il ne s’agira pas du propre service de livraison de Walmart. Les produits commandés seront emballés dans un magasin de l’enseigne américaine, puis seront confiés à une société de livraison qui se chargera d’acheminer les commandes au domicile des clients. Pour assureur ces livraisons, Walmart pourra notamment s’appuyer sur Uber, qui livre déjà des produits d’épicerie du géant américain à Dallas, Denver, Orlando, Phoenix, Tampa et San José.

Le drive également étendu dans plusieurs magasins Walmart en 2018

Avant de se lancer pleinement dans la livraison, Walmart misait jusqu’ici sur le drive pour permettre à ses clients de venir récupérer leurs courses déjà préparées par le personnel du groupe américain dans un point de retrait. Actuellement, le drive pour les produits d’épicerie est disponible dans plus de 1 200 points de vente à travers les États-Unis, contre 900 en 2017 et 600 en 2016. Walmart veut étendre ce service dans une centaine de magasins supplémentaires d’ici fin 2018.

La percée de Walmart dans la livraison à domicile était devenue une question de vie ou de mort après les efforts dans ce secteur fournis par Amazon au cours de ces derniers mois. L’an passé, la marketplace américaine a continué à étendre son service Amazon Prime Now, qui permet aux membres d’Amazon Prime de se faire livrer sous deux heures. De plus, Amazon a greffé à Prime Now début février l’offre de Whole Foods Market, racheté par la firme de Jeff Bezos pour 13,7 milliards de dollars en 2017, pour livrer sous deux heures les produits frais de la chaîne de supermarchés bio aux abonnés Prime dans quatre villes américaines (Dallas, Austin, Cincinnati et Virginia Beach). D’autres grandes villes américaines devraient bénéficier du service d’ici la fin de l’année.

Dans le même temps, d’autres acteurs ont réagi à la stratégie agressive d’Amazon, à l’image du distributeur américain Target, qui a mis la main en décembre dernier sur la société Shipt, qui développe une plateforme en ligne spécialisée dans la livraison dans la journée, dans le cadre d’une transaction s’élevant à 550 millions de dollars. De son côté, la start-up californienne Instacart, qui développe une plateforme de livraison collaborative de produits d’épicerie, a bouclé un tour de table de 200 millions de dollars en février pour se renforcer en multipliant les partenariats avec les épiceries et en s’étendant dans de nouvelles villes aux États-Unis et au Canada. Pour accompagner cette accélération, la start-up californienne prévoit de recruter 200 collaborateurs supplémentaires en 2018.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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