/ InsidersActualité

[INSIDERS] Comment Amazon veut pousser ses employés à lancer leur propre entreprise de livraison

#GAFA: Amazon veut pousser ses employés à lancer leur propre entreprise de livraison

AFP – Amazon va muscler son programme d’aide à la création d’entreprise de livraison à destination de ses employés aux Etats-Unis, au moment où le géant américain tente de promouvoir ses propres réseaux de distribution. Le groupe dirigé par le milliardaire américain Jeff Bezos propose désormais 10 000 dollars à tout employé qui accepterait de quitter son emploi pour lancer son entreprise, a-t-il indiqué lundi dans un communiqué. 

Crédit : Amazon.

Parmi les incitations également proposées à ces salariés démissionnaires figurent trois mois de salaire brut supplémentaires et l’engagement du géant américain de garnir leur carnet de commandes. Depuis le lancement de son programme en juin 2018, « plus de 200 entreprises ont été créées, celles-ci employant plusieurs milliers de chauffeurs pour livrer des paquets aux clients d’Amazon», a affirmé le groupe dans un communiqué. Ces nouvelles incitations d’Amazon surviennent au moment où le géant américain de la distribution tente de réduire sa dépendance aux services de livraison américains tels que FedEx, et veut promouvoir ses propres réseaux de livraison.

A travers son annonce de lundi, le groupe anticipe « quelques centaines » de créations d’entreprises supplémentaires, et une extension du programme aux employés au Royaume-Uni et en Espagne. « Les remontées du terrain montrent que de nombreux collaborateurs souhaitent participer au programme mais sont freinés par la perspective de la transition. Désormais nous proposons une voie qui leur donnera l’opportunité de se lancer», a indiqué Dave Clark, l’un des cadres des opérations internationales d’Amazon, cité dans le communiqué. Amazon affirme par ailleurs qu’il offrira à ces salariés son savoir-faire dans la formation, des rabais dans l’achat de camions et d’uniformes siglés Amazon, ainsi que des assurances. 

#Fail: Walmart abandonne l’e-commerce au Brésil 

Walmart, la multinationale américaine de la grande distribution, change de stratégie au Brésil en stoppant ses activités e-commerce dans le pays pour miser davantage sur les hypermarchés. L’e-commerce ne représentait pas une source de revenus assez conséquente. Et pour cause, Walmart devait faire face à la concurrence des commerçants brésiliens, tels que B2W, Via Varejo et Magazine Luiza SA, des poids lourds du e-commerce dans le pays. 

Crédit : Shutterstock

La multinationale américaine vendait ses produits en ligne depuis 2011 au Brésil, dont l‘économie reste fragile depuis que le pays a connu la pire récession de son histoire, jusqu’en 2017. Walmart dit vouloir poursuivre une stratégie omnicanale. 

Walmart doit notamment faire face à Amazon qui a récemment lancé un centre de logistique au Brésil. Quant aux autres acteurs du commerce électronique au Brésil, ils devraient avoir plus d’espace pour se développer. 

#Chine: Oracle ferme son centre de R&D et doit affronter la colère des employés 

Oracle, l’entreprise de logiciel, ferme son centre de R&D, renvoyant ainsi près de 1 000 employés selon le média chinois 21st Century Business Herald. D’autres médias sont allés dans le même sens, ce qui a créé une polémique autour da la fermeture du centre. Cette dernière occasionnerait plus de 900 licenciements.

Crédit: JHVEPhoto/shutterstock.

Le personnel proteste en lançant une série de vidéos sur les réseaux sociaux pour faire valoir leur cause. Certains attribuent cette décision aux relations tendues entres les États-Unis et la Chine. Oracle a réagi en plaidant un souci de rééquilibrage des ressources au sein de l’entreprise. Le groupe américain aurait également offert une indemnisation aux employés qui accepteraient de démissionner avant le 22 mai. 

Oracle emploierait un total d’environ 1 600 personnes en R&D rien qu’en Chine. 

#RH: Altaïde Approved, nouvel outil de recrutement dédié start-up 

Altaïde, le cabinet de recrutement digital, présente Approved, sa nouvelle plateforme dédiée aux start-up. Altaïde Approuved est un outil qui permet aux recruteurs de sélectionner des candidats sous couvert d’anonymat. En effet, les candidats peuvent exposer leur profil sur la plateforme, en mentionnant leurs expériences, leurs qualités, les langues qu’ils maîtrisent et leurs compétences, sans révéler leur identité. Les candidats indiquent également l’intitulé du poste qu’ils souhaitent occuper. 

Jacques FROISSANT

Les recruteurs peuvent ainsi repérer sur Altaïde Approuved un candidat en fonction de ses compétences et de ce qu’il recherche, avant d’en avertir le cabinet de recrutement en ligne. Le processus est simplifié par l’intermédiaire d’Altaïde qui se charge de présenter l’entreprise et ses besoins au candidat. Si ce dernier est intéressé, Altaïde les met en contact

Altaïde prend le parti de préserver l’anonymat de ses candidats, arguant que ceci augmenterait leurs chances d’être recruté. Si les profils numériques manquent sur le marché et que les entreprises dans le numérique peinent à recruter, Altaïde Approuved se veut un outil facilitant le recrutement et la recherche d’emploi. 

Tags

Assiya Berrima

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA Pour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This