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[INSIDERS] Facebook : le chef de la communication endosse la responsabilité de l’affaire Definers

#Facebook: le chef de la communication endosse la responsabilité de l’affaire Definers 

AFP – Le responsable de la communication de Facebook, Elliot Schrage, a endossé mercredi l’entière responsabilité d’avoir engagé l’agence de relations publiques Definers, maintenant accusée d’avoir diffusé de fausses informations pour tenter de discréditer les détracteurs du réseau social. «Je connaissais et j’ai approuvé la décision d’embaucher Definers et des entreprises similaires», écrit-il dans un mémo à destination des employés de Facebook. «J’aurais dû connaître la décision de prolonger leur mandat», explique-t-il, soulignant avoir bâti un système de management reposant sur des équipes censées faire remonter les informations sur des risques et dossiers sensibles. «Ce système a failli et j’en suis désolé», ajoute le responsable, qui avait déjà annoncé en juin son intention de quitter l’entreprise.

Elliot Schrage affirme aussi que le patron de Facebook «Mark (Zuckerberg) et (la numéro 2) Sheryl (Sandberg) comptaient» sur lui pour superviser le travail effectué par Definers. Il justifie par ailleurs l’embauche de cette agence par la nécessité d’accroître le rayonnement de Facebook. En 2017, «nous étions aussi confrontés à une pression croissante de nos concurrents dans le secteur des technologies et à des médias qui voulaient que le gouvernement nous impose une régulation», poursuit-il.

Dans une réponse interne à cette note d’Elliot Schrage, Sheryl Sandberg affirme qu’elle a «reçu un petit nombre de mails dans lesquels Definers était cité». La semaine dernière, elle avait assuré n’avoir rien su de l’emploi de cette agence très controversée dont les méthodes ont précipité le réseau social dans une nouvelle polémique. Le PDG fondateur Mark Zuckerberg avait lui affirmé n’avoir entendu parler de Definers Public Affairs, une entreprise de relations publiques basée à Washington et aux méthodes musclées, qu’en lisant une enquête du New York Times parue mercredi.

Crédits : Shutterstock.

La technologie DAB+ (Digital Audio Broadcasting), successeur numérique de la FM qui passe comme elle par les ondes hertziennes, est l’équivalent radio de la TNT. Le CSA, qui y voit l’avenir de la radio, tente depuis plusieurs années de pousser son développement. Déjà déployé dans d’autres pays, ce mode de diffusion, qui propose une meilleure qualité sonore, ouvre la voie à l’arrivée de nouveaux entrants et implique des investissements, ce qui freinait jusqu’ici l’intérêt des grandes radios privées. Le CSA a accéléré cette année la couverture du territoire en DAB+, accessible à Paris, Nice, Marseille et les Hauts-de-France avant Lyon et Strasbourg en décembre, ce qui devrait permettre de couvrir 20% de la population française, seuil qui obligera les fabricants de postes de radios à intégrer cette technologie.

Le CSA avait lancé en juillet un appel à candidatures pour des fréquences nationales (hors DOM-TOM) qui se clôturait ce mercredi. Pour le moment, une vingtaine de dossiers ont été déposés mais les candidats ayant jusqu’à mercredi minuit pour les envois postaux, le résultat final ne sera connu que dans quelques jours.

#BigData: l’Espagne approuve un texte controversé de protection des données

AFP – Une loi controversée sur la protection des données en ligne a été adoptée définitivement par le Sénat espagnol et est accusée par ses opposants d’autoriser les partis à collecter les données d’internautes pour faire de la propagande électorale ciblée. Cette loi, adoptée à 220 voix contre 21 par les sénateurs, vise en priorité à transposer dans le droit espagnol le règlement de l’Union européenne en matière de protection des données (RGPD), entré en vigueur en mai dernier. Elle consacre ainsi le droit à la déconnexion des employés en dehors de leurs horaires de travail, la neutralité du Net ou le droit à l’oubli dans certaines circonstances. Le texte permet aussi aux citoyens de s’opposer à recevoir de la publicité commerciale ciblée, c’est-à-dire adaptée à leur profil en fonction de leurs données personnelles collectées par des entreprises.

Mais la loi espagnole autorise aussi, à la faveur d’un amendement introduit à la Chambre des députés, les partis politiques à «utiliser des données personnelles obtenues sur des pages web et d’autres sources accessibles publiquement pour réaliser des activités politiques en période (de campagne) électorale». Les destinataires de la propagande électorale auront toutefois selon le texte «un moyen simple et gratuit d’exercer leur droit d’opposition». Selon le RGPD européen, le traitement de données sur les opinions politiques des personnes «peut être autorisé pour des motifs d’intérêt public, à condition que des garanties appropriées soient prévues».

Crédits : Shutterstock.

Déjà adoptée à l’unanimité par la Chambre des députés en octobre, la loi donne «carte blanche à la réalisation de profils idéologiques», a dénoncé la Plateforme de défense de la liberté d’information. Pour cette association, cela «va permettre aux partis des pratiques comme celles de Cambridge Analytica», l’entreprise accusée d’avoir exploité à leur insu les données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook à des fins politiques, notamment pour faire gagner, en 2016, Donald Trump aux États-Unis et le Brexit au Royaume-Uni.

Juste avant le vote du Sénat, l’Agence espagnole de protection des données (AEPD) a assuré que le texte «ne permet(tait) pas le traitement de données personnelles pour l’élaboration de profils basés sur les opinions politiques», ni la propagande électorale ciblée. Les données collectées doivent seulement permettre, selon l’AEPD, aux partis de «recueillir les inquiétudes des citoyens afin de pouvoir y répondre dans leurs propositions électorales». L’association de consommateurs Facua et le parti de gauche radicale Podemos ont menacé de saisir la Cour constitutionnelle si la disposition était maintenue.

#Drones: le Chinois Ehang choisit Lyon pour son centre européen de R&D

AFP – Le constructeur chinois de drones Ehang a choisi Lyon pour installer son centre de recherche et développement européen, s’est félicité jeudi la métropole de Lyon. Cette implantation, qui sera formalisée le 26 novembre, devrait permettre de créer une cinquantaine d’emplois dans les trois ans. Ehang est basé à Canton (sud de la Chine), ville avec laquelle Lyon est jumelée depuis trente ans.

Crédits : Ehang.

Cette société développe notamment des drones de très grande taille, susceptibles d’être utilisés comme taxis ou véhicules de livraison. Lyon pour sa part souhaite se positionner sur le marché en pleine ébullition des nouvelles mobilités. L’agglomération abrite notamment les installations du constructeur de navettes autonomes Navya. «Cette implantation vient affirmer et illustrer le positionnement innovant de La Métropole de Lyon, toujours plus impliquée dans les nouvelles mobilités et l’ingénierie de pointe», s’est félicité son président David Kimelfeld.

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