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[INSIDERS] Qualcomm vs Apple: un tribunal autorise la restriction des ventes d’iPhone en Allemagne

#Brevets: Dans l’affaire Qualcomm vs Apple, un tribunal autorise la restriction des ventes d’iPhone en Allemagne

AFP– Un tribunal de Munich a décidé jeudi d’une interdiction sous condition des ventes des modèles iPhone 7 à X en Allemagne, donnant raison au fabricant de semi-conducteurs Qualcomm dans sa longue bataille judiciaire contre Apple pour violation de brevets.

Crédit: photobyphm/Shutterstock

« Par ce jugement, la mise en vente et la mise en circulation des modèles ne disposant pas de licence est interdite en République fédérale d’Allemagne« , a indiqué le tribunal, citant les modèles 7, 7plus, 8, 8plus et X. Le communiqué précise que pour mettre en oeuvre cette décision encore provisoire, Qualcomm doit verser une caution de 668,4 millions d’euros.

« C’est au plaignant de décider s’il fournira la caution pour provisoirement exécuter » le jugement, indique-t-il. Par ailleurs, la décision « n’a pas force de la chose jugée » car un appel est possible, relève le communiqué du tribunal Munich I.

La plainte de Qualcomm, colosse américain des semi-conducteurs, accuse le géant électronique Apple d’avoir violé l’un de ses brevets au sujet d’une puce installée sur les modèles concernés d’iPhones. Apple avait déjà essuyé un échec similaire au début du mois: un tribunal chinois avait interdit la vente et l’importation en Chine de la plupart des modèles d’iPhones à la demande de Qualcomm.

#Smartphones: Honor, la seconde marque de Huawei, ouvre des boutiques pour accroître sa notoriété

AFP– Paris La Défense, maintenant Lyon et bientôt trois autres villes: Honor, la seconde marque du fabricant chinois de téléphones portables Huawei, mise sur l’ouverture de boutiques pour accroître sa notoriété. « Il y a deux ans, la marque était pratiquement exclusivement distribuée en ligne, mais ça progresse vite et nous avons voulu aller plus loin avec des magasins de marque« , souligne Frédéric Guleressian, directeur des ventes d’Honor France, interrogé par l’AFP en marge de l’inauguration de la nouvelle boutique lyonnaise.

Crédit: WithGod/Shutterstock

Avec des produits vendus entre 119 et 500 euros, Honor vise une clientèle jeune, plutôt férue de technologie et recherchant le meilleur rapport qualité-prix, alors que Huawei, dont les téléphones peuvent se vendre jusqu’à 1 000 euros s’adresse à une clientèle premium, « plus orientée business ». « Nous sommes très contents du lancement de notre premier magasin aux Quatre Temps en août, en termes de résultats, de ventes, mais avant tout de notoriété« , a relevé M. Guleressian, se disant « surpris de l’engouement ».

Honor cherche à implanter ses boutiques, d’environ 40 mètres carrés, dans des centres commerciaux à forte visibilité et a signé à cette fin un accord avec le leader européen du secteur Unibail-Rodamco-Westfield. Honor, qui représente 36% des ventes en volume du groupe Huawei, affirme s’être hissé au quatrième rang, tant en volume qu’en valeur, sur le marché français, derrière…. sa maison-mère et les deux leaders Apple et Samsung.

La progression de la marque, chiffrée cette année à 150% par M. Guleressian, devrait bénéficier l’an prochain d’une présence accrue chez les opérateurs télécoms qui captent 60% de la valeur du marché. « Nous avons reçu des engagements forts pour l’année prochaine d’un certain nombre d’opérateurs« , assure le responsable d’Honor France.

#Finance: le secteur s’apprête à généraliser l’usage de l’IA selon un rapport

AFP–  « Toutes les conditions sont réunies » pour un développement rapide de l’intelligence artificielle au sein du secteur financier, estime dans un rapport publié jeudi le superviseur français de la finance. « On est dans un moment où le secteur financier s’apprête à généraliser l’usage de l’intelligence artificielle« , a déclaré lors d’un point presse Olivier Fliche, le directeur du pôle fintech de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), l’organe de supervision en France des banques et des assurances.

Crédit: WhoisDanny/Shutterstock

L’autorité a présenté jeudi un rapport sur l’intelligence artificielle au sein du secteur financier, aboutissement de plusieurs mois d’échanges sur ce sujet entre grands groupes du secteurs, des jeunes pousses et les superviseurs. Derrière l’expression « intelligence artificielle », le rapport désigne toutes les techniques permettant aux machines d’apprendre et d’automatiser certaines tâches complexes.

« Notre première conclusion c’est que le niveau d’avancement est plutôt inégal« , explique M. Fliche. La mise en application de telles technologies semble notamment plus avancée dans le secteur bancaire que dans le secteur assurantiel. « Ce qu’on a pu percevoir c’est qu’on est plutôt au stade des projets, des expérimentations, que de l’industrialisation« , a souligné M. Fliche, tout en affirmant que « toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait un progrès rapide dans le domaine » au sein du secteur financier.

De fait, cette technologie fait déjà miroiter bon nombre d’opportunités: de la relation client à la gestion des sinistres, en passant par la tarification, la gestion des risques et la détection des fraudes, l’intelligence artificielle doit permettre de réduire drastiquement certains coûts et libérer les collaborateurs d’une partie des tâches, tout en améliorant la rapidité d’exécution et par ricochet la satisfaction des clients.

Mais « le développement de ces technologies ne va naturellement pas sans risques« , met en garde le rapport. Plus particulièrement, le superviseur met en avant les risques liés à la difficulté de prouver la fiabilité sur le long-terme des algorithmes ou encore l’utilisation accrue des services de « cloud » (ou nuage électronique) qui augmentent le volume de données stockées et donc la menace de piratage.

Le rapport s’inquiète également d’un possible changement des rapports de force dans le marché : « la maîtrise des techniques de l’intelligence artificielle par des grandes sociétés informatiques majoritairement non-européennes pourrait entraîner une concentration excessive du marché entre les mains de quelques acteurs« . L’ACPR va désormais ouvrir pendant deux mois une consultation publique visant à recueillir des commentaires au sujets de ce rapport.

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