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La Banque postale se positionne à son tour sur le marché des banques en ligne

AFP

La Banque Postale a annoncé lundi le lancement de « Ma French Bank« , son service 100% mobile « pour répondre aux nouveaux usages bancaires» et concurrencer une offre déjà nourrie de néobanques et banques en ligne. L’offre sera proposée en ligne ou en agence au prix mensuel de deux euros et permettra, outre l’ouverture d’un compte, de bénéficier d’une carte de paiement international, d’effectuer des virements par SMS et des paiements mobiles via une application, d’avoir accès à « une cagnotte gratuite et sans commission».

Pour « une cible connectée et en quête d’autonomie »

Deux services innovants seront également proposés, « Ma Tirelire », pour paramétrer la constitution automatique d’une réserve d’argent disponible, et « Mon Extra Prêt », une ligne de crédit renouvelable versé instantanément sur le compte et remboursable sans frais. Le groupe assure dans un communiqué avoir testé avec succès auprès de ses collaborateurs cette offre « qui s’adresse plus particulièrement à une cible connectée, en quête d’autonomie et de services du quotidien directement sur le téléphone mobile» avant d’étendre sa commercialisation auprès du grand public. Des assurances supplémentaires pourront être obtenues au prix de deux euros mensuels supplémentaires.

Des conseillers téléphoniques du service client seront basés à Lille et opérationnels tous les jours jusqu’à 22h00 sauf le dimanche. « On vise plus d’un million de clients d’ici cinq ans pour Ma French Bank. Si on atteint cet objectif, on aura dépassé le point mort» du seuil de rentabilité, avait expliqué mi-mai Rémy Weber, président du directoire de la Banque postale. Le groupe avait annoncé avoir déjà investi 100 millions d’euros dans le développement de sa banque mobile pour lui permettre de prendre pied dans ce secteur et combler une partie du retard pris sur une concurrence déjà nombreuse.

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La rédaction

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Un commentaire

  1. Toute cette énergie pour pas grand chose.

    A quels nouveaux usages bancaires prétendent-ils répondre ? Ont-ils améloré l’expérience utilisateur ? Leur pari d’atteindre 1 million de clients en 5 ans repose sur la mobilisation de 2000 bureaux de Poste à fort trafic. Donc un modèle de commercialisation classique, là où les Néobanques telles que N26 ou Revolut proposent l’ouverture d’un compte, 100% à partir de son smartphone en moins de 10 minutes, KYC inclus !

    Dans un article publié sur les Echos, l’offre est présentée comme une initiative pour reconquérir les Jeunes. Il est vrai que la banque postale à 2 fois plus de clients de plus de 75 ans que les autres banques. Mais, là encore, il y a un contresens : l’équation banque mobile = jeunes est totalement erronée.

    Tandis que Revolut réinvente la banque autour de sa dimension communautaire avec de nouveaux usages (partager l’addition, partager un budget vacances, co-location…) quelle avantage « Ma French Bank » propose-t-elle au jeunes ?

    Ce que les clients veulent aujourd’hui, c’est une expérience utilisateur « Seamless », une rapidité d’exécution (virements instantanés), la possibilité de saisir un IBAN afin d’envoyer de l’argent à l’étranger, sans la contrainte de démarche auprès de la banque, sans perte de temps et sans limite, autre que le solde disponible.

    Dans l’univers des banques, l’heure n’est plus à la Transformation digitale (de surcroit tardive), mais à la disruption. En Chine, le paiement mobile est déjà de l’histoire ancienne… Il est désormais possible de payer par reconnaissance faciale.

    Bref, face à l’expansion rapide à l’international de Revolut et N26, la Poste, au lieu d’innover, vient nous présenter aujourd’hui une belle ligne Maginot !

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