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La start-up du jour : Snapkin simplifie le travail des architectes avec le scanning 3D

La start-up montpelliéraine Snapkin développe une technologie – hardware et software – capable de scanner une pièce pour produire des plans en 2D et 3D. La technologie Snapkin s’adapte aux visites virtuelles, mais s’adresse surtout aux architectes et aux professionnels de la construction. Snapkin évolue sur un marché où coexistent également des concurrents comme Matterport et Floored aux Etats-Unis. La start-up est en train de boucler une levée de fonds de 300 000 euros auprès d’investisseurs privés. Co-incubée aux Mines d’Alès et à la Belle de Mai à Marseille, Snapkin participera au CES de Las Vegas du 6 au 9 janvier prochain.

Interview de Jérémy Guillaume, 26 ans, co-fondateur de Snapkin.

FrenchWeb : Comment avez-vous eu l’idée de créer Snapkin ?

Jérémy Guillaume, co-fondateur de Snapkin
Jérémy Guillaume, co-fondateur de Snapkin

Jérémy Guillaume: En 2007, j’ai lancé ma première start-up, la société Ecodemex, qui vendait un service de calcul de volumes pour les déménagement. Il s’agissait d’une entreprise qui utilisait la technologie Kinect de Microsoft pour scanner le volume disponible. J’évoluais dans un milieu où je croisais des professionnels de l’immobilier et des architectes. C’est à leur contact que j’ai eu l’idée en 2010 de développer un robot pour scanner les pièces et produire un plan d’architecte professionnel en 3D. Le concept de Snapkin était né.

Qui sont vos clients ?

Nous allons lancer la commercialisation de nos services fin 2015, mais nous travaillons déjà avec une trentaine de clients qui ont accepté de nous servir de bêta-testeurs. Nous comptons parmi ces clients de la première heure des professionnels de l’immobilier comme l’agence La Grandière à Paris, ou le cabinet d’architecte Giordano Thery à Montpellier.

Quel est votre modèle économique ?

Fin 2015, nous proposerons à tous les professionnels de louer ou d’acheter le matériel et la technologie que nous développons. Nos modèles de robots-scanners coûtent entre 3 000 et 4 000 euros pièce. La réalisation d’un projet d’étude unique à l’aide de la technologie Snapkin revient entre 100 et 200 euros en moyenne.

Qui sont vos concurrents et comment faites-vous la différence ?

Les principaux concurrents de la technologie que nous développons sont Américains. Les entreprises comme Matterport et Floored par exemple proposent une technologie utile aux agents immobiliers pour les visites virtuelles. Nous nous différencions en ciblant les architectes. Nos plans en 3D atteignent une précision de mesure qui dépasse la simple présentation en 3D pour le grand public. Nous nous adressons à un public de professionnels du bâtiment.

Que faisiez-vous avant de fonder Snapkin ?

Après un passage  en école d’ingénieur – que j’ai quittée avant la fin du cursus -, j’ai lancé ma société: Ecodemex. Aujourd’hui, j’ai mis cette première société en sommeil pour développer Snapkin. En 2010, je suis entré à l’incubateur des Mines d’Alès. Ce temps de réflexion et de maturation du projet était nécessaire. Je l’ai consacré au développement et à la réunion de fonds. Entre le love money, un prêt sur l’honneur, les aides de la BPI et les prix gagnés à différents concours pour l’innovation, Snapkin a réuni 250 000 euros pour son amorçage.

Quelle a été la première problématique à laquelle vous avez dû faire face ?

Une fois dans l’incubateur pour développer Snapkin, mon premier problème a été de trouver les bons associés. Cela m’a pris presque deux ans et demi. J’ai rencontré mon co-fondateur Damien Dous en août 2013. C’est à ce moment-là que j’ai déposé les statuts de notre société.

Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné ?

Ma chargée d’affaire à l’incubateur, Muriel Durand, m’a souvent répété qu’il fallait « savoir s’entourer et ne pas rester seul ». L’entreprenariat est une activité très prenante, épuisante pour une personne seule.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Xavier Niel, à cause de la résonance de son parcours avec le mien. Il a arrêté ses études pour se lancer à temps plein dans l’entreprenariat. J’admire sa capacité à prendre des risques et à rester maître de son parcours professionnel. Construire son avenir et créer son propre marché, c’est pour moi le cœur du métier d’entrepreneur.

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Fondateurs : Damien Dous et Jérémy Guillaume

Date de création : août 2013

Fonds levés : 250 000 euros à l’amorçage et 300 000 euros en décembre 2014

Société basée à : Montpellier

Effectif total : 5 salariés

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Démonstration de l’outil Snapkin :

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Mathilde Hodouin

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