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Le digital peut-il rapprocher les communautés en Israël?

En 2016, l'économie israélienne s'est montrée particulièrement robuste. Grâce à un faible taux de chômage (4,8%) et une faible inflation, le PIB a atteint 300 milliards de dollars sur l'année; le rythme de la croissance aurait, lui, atteint 4% en mars dernier d'après la Bank of Israel. Le secteur du digital a nettement participé à cette embellie. L'an passé, les investissements dans la e-santé ont par exemple augmenté de 30%, irriguant pas moins de 385 entreprises dans ce secteur. Cybersécurité, IoT, Data, nouvelle mobilité avec le fleuron Mobileye…les 6 000 start-up du pays profitent de ce contexte favorable et pro-entrepreneuriat affiché par le gouvernement. Pour autant, le développement du digital en Israël est-il homogène?

De fait, si 155 entreprises ont levé au total 1 milliard de dollars au premier trimestre 2017, d'après les chiffres de Globes, (contre 526 millions d’euros investis dans la Tech en France à T1 2017, FW Invest), cet essor ne concerne encore que certaines catégories de la population. En outre, la «chutzpah», une valeur issue de la langue yiddish qui décrit l'audace et l'affirmation de soi, ne touche pas tous les Israéliens.

Sur 8,5 millions d'habitants dans la première économie du Moyen-Orient, 1,7 million sont d'origines arabe. Il est aujourd'hui difficile de quantifier la part de la population arabe dans la Tech. «Elle est très basse», concède Gérard Eli Bentata, deputry CEO au sein de l'association israélo-américaine JDC Israel Tevet dont la mission est de militer pour l'accès à l'emploi de toutes les polutations en Israël. Dans la Tech, plusieurs franges de la sociétés restent ainsi en dehors de l'élan national; tels les juifs éthiopiens, les ultra-orthodoxes, ou encore les populations arabes.

A quelques kilomètres de Tel Aviv, à Haifa, la prestigieuse Université Technion, créée en 1920, tente aussi de s'ouvrir aux populations étrangères. Mais, sur 14 300 étudiants et 1 100 doctorants, elle en compte seulement 1 000 étrangers, dont un important contingent de Chinois à la suite d'un partenariat noué avec l'Empire du Milieu pour y implanter une filiale du Technion.

La Israel Innovation Authority a bien inscrit l'intégration des employés ultra-orthodoxes et arabes dans la Tech dans sa feuille de route. Pour l'heure, elle finance jusqu'à 90% certains projets humanitaires, et jusqu'à 500 000 shekels (125 000 euros) par dossier. A Nazareth en 2016, le Ministère de l'Economie est à l'origine d'un nouveau programme, en partenariat avec des vétérans de la division militaire d'élite 8200, pour soutenir les start-up des entrepreneurs arabes membres du Nazareth Business Incubator Center (NBIC). Depuis 2012, le NBIC, première structure du genre en Israël, entend ainsi aider les start-up arabes à se développer. 

Les ultra-orthodoxes n'étudient ni l'anglais, ni les mathmétiques; cela pose problème dans le digital», détaille à FrenchWeb Gérard Eli Bentata.

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Jeanne Dussueil

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