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Le Français Sellsy, spécialiste du CRM, ouvre un bureau à New York sur les terres de Salesforce

L'entreprise réfléchit également à l'ouverture de bureaux à Londres ou Dublin.

Frenchweb : Vous annoncez l'ouverture d'un bureau à New York après cinq année d'existence. Comment avez-vous pris cette décisions et comment l'avez-vous financé ? Quid du recrutement ?

alain-mevellecAlain Mevellec, co-fondateur de Sellsy : Nous avons pensé au développement international dès le lancement de Sellsy. La version en anglais est en ligne depuis un an et demi et, sans aucun effort marketing particulier, représente environ 10% de notre parc client. Cet échantillon significatif nous a permis de vérifier que les indicateurs étaient les mêmes, voire meilleurs, qu'en France.

Une autre évidence est la nécessité d’assurer un support de qualité en anglais. En effet, nos fonctions de support et d’avant vente en France ont un impact très significatif sur notre taux de conversion, de l’ordre de 3 fois. Il est donc indispensable de mettre en place le même dispositif aux Etas-Unis avant d’engager des dépenses marketing ciblant ce marché.

Pour le financement, c’est un investissement que nous pouvons couvrir nous même car Sellsy est rentable depuis plus d’un an. Nous avons cependant bien sûr validé cette stratégie avec notre investisseur Alto Invest. Il est possible que nous procédions à une levée pour accélérer mais ce n’est pas une condition impérative.

Pour le recrutement, nous avons la chance d’avoir un de nos salarié bilingue qui est candidat au départ et dispose de l’expérience suffisante pour démarrer et former nos futurs collaborateurs américains. Nous comptons recruter deux personnes immédiatement après son arrivée, courant avril si tout se passe bien. De toute façon, nous ne prenons pas de risques inconsidérés : nous avons soigneusement évalué les coûts et nous sommes très confiants dans le succès de ce développement.

Qui seront vos concurrents sur place et quelle est votre stratégie pour les affronter ?

On nous a souvent dit, notamment à New-York, que le marché du CRM était énorme et très concurrentiel aux Etats-Unis. C’est tout à fait vrai, à commencer par Salesforce qui détient une énorme part de marché. Cependant, Sellsy n’est pas uniquement un CRM et c’est là toute sa force. Il s’agit d’un système complet incluant également la facturation, le time tracking, le support client, l’ERP, les exports comptables et même une caisse enregistreuse connectée. D’ailleurs, nous récupérons plusieurs clients de Salesforce chaque semaine en France, ce qui ne fait que renforcer notre envie de nous attaquer à eux sur leur marché principal.

Les entreprises utilisent Freshbooks pour la facturation, Zendesk pour le support, Salesforce pour le CRM… C’est typiquement dans ce genre de cas que l’offre Sellsy prend toute sa valeur : en combinant ces fonctions dans une seule interface, Sellsy fait concrètement gagner du temps aux commerciaux.

Une autre « botte secrète » qui est assez unique est notre fonction de calcul de la marge en temps réel, pour chaque document créé. C’est une véritable drogue pour les chefs d’entreprise et, à ce que je sache, nous sommes les seuls au monde à le proposer, du moins de manière aussi ludique et simple.

De plus, si les américains ont effectivement inventé le SaaS, il n’en reste pas moins que les principaux acteurs ont plus de cinq ans et souvent des interfaces vieillissantes. Nous pensons sincèrement que, pour une fois, ce sont les français qui ont de l’avance. C’est valable en France, aux Etats-Unis et partout dans le monde. D’ailleurs nous avons des clients dans plus de 30 pays.

Quelles seront pour vous les prochaines étapes dans votre internationalisation ?

Il est probable que nous ouvrions ensuite un bureau sur la côte ouest ainsi qu’à Londres ou Dublin. Hormis le côté évidemment attirant de la Silicon Valley pour une entreprise comme Sellsy, notamment en terme de partenariats, il s’agira surtout pour nous d’offrir des plages plus étendues de réception d’appels, nos clients étant répartis un peu partout sur la planète.

En tout état de cause, nous n’avons aucun projet de déplacement ou d’extension de nos équipes de développement à l’étranger. Nous sommes très heureux à La Rochelle, où nous avons d’excellentes formations et donc d’excellents développeurs.

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Olivier Harmant

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Un commentaire

  1. Service à éviter : des augmentation de prix sur la base d’abonnés existants tous les 6 mois dures à éviter en tant que client compte tenu des switching costs une fois entré dans le système et formé les équipes. (50% d’augmentation des licences users en décembre après avoir augmenter l’abonnement de base de même en juilet et fait accepté un renouvellement d’un an). Bon pour un signalement à la DGCIS et aux associations de consommateurs

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