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Les 4 nouvelles pistes de l’UE pour favoriser le financement des start-ups

6,1 milliards d’euros: soit la somme qu’ont réussi à lever les entreprises européennes depuis début 2014 selon Dow Jones Venture Source. En comparaison, les entreprises américaines ont réussi à se financer quatre fois plus…

Suite à ce type de constat et à la demande de la Commission européenne, France Digitale vient de réaliser un rapport au sujet du financement des start-ups au sein de l’Union européenne. Il vient de lui être remis et porte sur les pays suivants: l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Suisse. L’objectif est de donner des pistes pour orienter la politique européenne sur le sujet.

Dans ce document – que FrenchWeb publie ci-dessous – ce groupement d’entrepreneurs et d’investisseurs du numérique co-présidée par Marie Ekeland et Olivier Mathiot, dresse le bilan suivant :

  • Il faut travailler sur la sortie des investisseurs des entreprises, après leur investissement, estiment 95% des 44 venture capitalists interrogés
  • Manque de capitaux d’amorçage et de pré-amorçage dans le sud de l’Europe, en particulier en Italie et au Portugal où les entrepreneurs rencontrent particulièrement des difficultés pour financer le développement de leurs produits/services.
  • Insuffisance d’interactions entre pôles technologiques européens (Paris/Berlin/Londres/Stockholm/Helsinki)
  • Environnement fiscal et cadre légal à faire évoluer, en particulier en Espagne et en Italie sur l’usage des stock options.
  • L’Europe touchée par le syndrome du « Not invented here (NIH) ». France Digitale estime que: « les entreprises européennes ont souvent du mal à comprendre la raison d’être de l’acquisition d’une start-up pour son innovation ».

 

France Digitale préconise dès lors les pistes suivantes à la Commission européenne :

  •  Booster le marché européen des « sorties » d’entreprises afin de donner confiance aux investisseurs, en favorisant le rachat de start-ups européennes et en encourageant des introductions en Bourse. Aujourd’hui, 9 start-ups européennes rachetées sur 10 le sont par des groupes non européens, dont une large part par des firmes américaines.
  • Favoriser la levée de sommes plus importantes: seule une poignée de fonds d’investissement européens sont en mesure d’investir des montants allant de 10 à 50 millions d’euros. « La conséquence de ce manque de capitaux pour les start-ups les plus matures est un nombre important de compromis de vente prématurés pour les entreprises qui auraient pu avoir un potentiel de croissance plus  important avant de passer à la phase acquisition » écrivent les auteurs du rapport.
  • Renforcer la coordination des centres de technologie européens « Actuellement, en Europe, le cadre fiscal et l’exploitation de véhicules d’investissement sont très hétérogènes selon les pays » souligne France Digitale.
  • Développer la participation des secteurs public et privé dans l’industrie; afin de palier le manque de dialogue entre startupeurs et cadres de grands groupes.

 

Selon un baromètre du capital-risque publié en juillet par EY, les start-ups françaises ont levé 445 millions d’euros au premier semestre 2014 via 188 opérations. L’Hexagone se place en troisième position en termes de montants levés, (12%) derrière le Royaume-Uni (27%) et l’Allemagne(19%).

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Adeline Raynal

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