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Les anciens de Take Eat Easy lèvent 10 millions d’euros pour Cowboy, leur nouvelle start-up

Interview d'Adrien Roose, co-fondateur et CEO de Cowboy

Le montant

On avait quitté les fondateurs de Take Eat Easy à l’été 2016 après la fermeture de leur service de livraison de repas, faute de revenus suffisants pour couvrir les coûts liés à leur activité. Après avoir tiré les leçons de cette aventure entrepreneuriale, qui avait été marquée par deux tours de table pour lever 16 millions d’euros, les fondateurs de la start-up belge ont rapidement rebondi.

Dès octobre 2016, Adrien Roose et Karim Slaoui ont décidé de se lancer dans un nouveau projet commun avec l’appui de Tanguy Goretti, co-fondateur de Djump, un ancien rival d’Uber. Après deux mois de rodage, les trois associés se sont lancés pour de bon dans l’aventure en janvier 2017 en créant Cowboy, une start-up qui propose un vélo électrique connecté.

Deux ans après le début du projet, la société belge franchit une nouvelle étape avec un tour de table de 10 millions d’euros mené par Tiger Global Management. Index Ventures et Hardware Club ont également participé à l’opération. Celle-ci intervient quelques mois à peine après une levée de fonds de 2,4 millions d’euros en avril dernier.

Le marché

Lancée l’an passé, la jeune pousse basée à Bruxelles a conçu un vélo électrique léger (16 kilos) et au design épuré, qui embarque une batterie d’une autonomie de 50 kilomètres pour une recharge en deux heures et demie. Vendu à 1 790 euros l’unité, le vélo est connecté à une application mobile qui permet de transformer le smartphone de l’utilisateur en véritable tableau de bord en temps réel lors des trajets. L’application intègre également un tracking GPS et des statistiques sur les déplacements.

«Nous avons spécifiquement conçu le vélo Cowboy pour les personnes déjà convaincues que les vélos électriques sont un nouveau mode de transport pratique et mainstream, mais qui restent rebutés par trois points majeurs : le prix élevé, la pauvreté du design et l’absence de technologie avancée. Nous avons longuement oeuvré en R&D pour y répondre et leur apporter le produit qui les fera passer à l’acte», explique Adrien Roose, co-fondateur et CEO de Cowboy.

Il faut dire que le marché du vélo électrique a le vent en poupe actuellement en Belgique puisque 45% des nouveaux vélos achetés sont électriques, et la demande augmente d’environ 30% par an. A l’échelle européenne, le potentiel est lui aussi conséquent avec les Pays-Bas et surtout l’Allemagne, qui sont les leaders du vélo électrique sur le Vieux Continent. Toutefois, malgré son vélo électrique connecté d’un nouveau genre, Cowboy devra composer avec la concurrence des services de partage de vélos en free-floating qui fleurissent dans l’ensemble des métropoles européennes, à l’image du Chinois Ofo, et des autres services de mobilité qui commencent à être déployés, comme les trottinettes électriques avec Lime. «Ces services sont utilisés occasionnellement sur des distances assez courtes. De notre côté, nous visons des utilisateurs qui prennent leur vélo tous les jours sur des distances plus longues. Nos offres se complètent», note Adrien Roose.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Cowboy prévoit d’accélérer son déploiement européen. Dans ce sens, la start-up bruxelloise compte se lancer en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en France, qui figurent parmi les pays européens vendant le plus de vélos électriques. «Notre ambition est de stimuler une adoption massive du vélo électrique afin de réduire les embouteillages et rendre les trajets dans les villes européennes agréables et plus malins», indiquent Adrien Roose, Karim Slaoui et Tanguy Goretti, les fondateurs de la société belge.

Cowboy : les données clés

Fondateurs : Adrien Roose, Karim Slaoui et Tanguy Goretti
Création : 2017
Siège social : Bruxelles
Activité : vélo électrique connecté
Financement : 10 millions d’euros en octobre 2018

Un commentaire

  1. Et pendant ce temps, ce sont les AGS françaises qui doivent payer les salariés licenciés ! et eux continuent tranquillement leur business.

    Vive les start-up !

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