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ParisTech Entrepreneurs fête ses 15 ans: « le nerf de la guerre, c’est le financement »

L’incubateur ParisTech Entrepreneurs vient de fêter ses 15 ans en 2014. Depuis sa création en 1999, il revendique sa participation dans la création de plus de 300 start-ups – un chiffre atteint en novembre 2013 – à l’origine de 2 200 emplois, pour un chiffre d’affaires consolidé de plus de 100 millions d’euros (chiffres issus d’une enquête menée en 2013 par ParisTech Entrepreneurs auprès de 253 startups, ndlr).

Plus de détails avec Pascale Massot, responsable de l’incubateur ParisTech Entrepreneurs.

Frenchweb : ParisTech Incubateur vient de fêter ses 15 ans. Comment l’écosystème a-t-il évolué depuis 1999 ?

Pascale Massot : Il y a 15 ans, les aides à l’innovation étaient accordées très facilement. Oséo était plus dans une optique financière et bancaire que dans une logique de financement de l’innovation. Je me réjouis de voir que nous revenons dessus. Les fonds sont aussi beaucoup plus nombreux à venir nous voir. C’est important car le nerf de la guerre, c’est le financement. Ce qu’ils regardent avant tout, ce sont les fondamentaux : l’équipe et l’usage en termes de potentiel de marché. Cependant, je regrette que les venture capitalist rechignent à investir dans le hardware qu’ils jugent encore trop risqué.

Si nous voulons que la France conserve une certaine capacité industrielle, et recréer les emplois perdus dans le secteur, il faut une transformation industrielle et aider les sociétés qui développent des produits physiques : les fonds sont nécessaires pour payer les moules de fabrication, les premières séries… Les choses commencent à changer, notamment depuis l’arrivée de Bpi France, même si le chemin à parcourir reste encore important.

Pour les start-ups, le capital d’amorçage était très peu présent. S’il y en a plus aujourd’hui, nous sommes encore loin d’un modèle américain ou israélien. Même en amorçage, les venture capitalist attendent encore que l’entreprise présente des premiers clients et que le produit soit déjà bien avancé dans son développement. Bien sûr, il y a des contre-exemples comme Pretty Simple – à l’origine du jeu Criminal Case sur Facebook – qui a levé 300 000 euros en 2010 auprès d’Idinvest, alors que le produit final n’était pas encore développé.

Depuis 1999, les structures d’accompagnement et d’incubation, qu’elles soient privées ou d’initiatives publiques, se sont multipliées dans la capital. Comment percevez-vous cette concurrence pour ParisTech Incubateur ?

En 1999, les écoles d’ingénieurs ne s’occupaient pas d’entrepreneuriat. Aujourd’hui, les mentalités ont énormément évolué. La crise y est pour quelque chose : il faut des alternatives. La création d’entreprise est désormais vue comme une fenêtre. Et le développement des structures est une bonne chose pour l’écosystème.

ParisTech Incubateur a un atout : celui d’être spécialisé. Des écoles et des laboratoires partenaires nous apportent leurs réseaux. Et, surtout, nous faisons du sur-mesure et n’accueillons, à Paris, que 22 nouveaux projets par an.

Comment comptez-vous développer les projets ParisTech Incubateur dans les deux à trois prochaines années ? 

Nous allons mieux structurer notre accompagnement. 18 mois, c’est court pour l’innovation. Un accompagnement de plus longue durée est à l’étude.

L’accent va également être mis sur le mentorat, que celui-ci émane de diplômés qui sont aujourd’hui dans les grandes entreprises – et qui connaissent les marchés et leurs tendances – ou d’entrepreneurs qui ont vécu la création de projets et qui peuvent apporter leurs compétences. Il y a une vraie solidarité intergénérationnelle.

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