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Poietis, 5 millions d’euros pour implanter sur des patients des tissus biologiques imprimés en 3D

Le montant

La start-up girondine Poietis, spécialisée dans la bio-impression, a bouclé un tour de table de 5 millions d’euros. L’opération a été réalisée par le biais d’une collecte de fonds de 1,1 million d’euros sur la plateforme de crowdfunding Wiseed, complétée par l’entrée au capital du fonds de co-investissement NACO (Nouvelle-Aquitaine Co-Investissement) et l’aide obtenue dans le cadre du Concours mondial d’innovation Phase 2, dont la société est lauréate dans la catégorie «médecine personnalisée».

Le marché

Fondée en 2014 par Fabien Guillemot et Bruno Brisson, Poietis a développé une technologie de bio-impression assistée par laser qui permet de positionner les cellules en trois dimensions avec une résolution et une précision micrométriques. De cette manière, cette technologie offre la résolution la plus élevée. A partir de cette technologie, la jeune pousse a conçu la plateforme iBioprint, qui repose sur plusieurs outils dont un nouveau système de bio-impression, pour concevoir et fabriquer des tissus biologiques cellule par cellule avec une extrême précision.

A la différence de l’impression 3D, la matière première est immédiatement vivante après son impression, ce qui permet aux cellules d’interagir entre elles. De cette manière, une phase de maturation est nécessaire pour que les cellules puissent reconstruire un tissu fonctionnel. Les recherches menées par la société ont abouti à la commercialisation de Poieskin, un tissu produit par bio-impression. Selon la société, le marché de la bio-impression pèsera près de 800 millions d’euros en 2022 et 2,5 milliards d’euros en 2024.

Les objectifs 

Après avoir travaillé sur les applications industrielles dans la cosmétique et les laboratoires pharmaceutiques, la société cherche désormais à se tourner vers la médecine régénératrice, le but ultime à atteindre pour Poietis. «Après avoir développé les applications de la bio-impression de peau pour l’industrie dermo-cosmétique, nous allons pouvoir, grâce à cette levée de fonds, renforcer nos activités en médecine régénératrice et cibler d’autres organes que la peau, comme le foie, en collaboration avec des centres de recherche hospitalo-universitaires», indique Bruno Brisson, co-fondateur et directeur général de Poietis.

Dans ce sens, ce financement doit permettre à la société girondine de rendre sa plateforme de bio-impression de tissus biologiques compatible avec les exigences réglementaires et les bonnes pratiques de fabrication (BPF) de médicaments de thérapie innovante. Poietis va ainsi s’atteler à assurer la reproductibilité, la standardisation et la traçabilité du procédé de fabrication tout en assurant la sécurité biologique des tissus bio-imprimés. La start-up se fixe pour objectif d’avoir une technologie suffisamment aboutie pour que des tissus bio-imprimés puissent être implantés sur des patients dès 2021.

Poietis : les données clés

Fondateurs : Fabien Guillemot et Bruno Brisson
Création : 2014
Siège social : Pessac (Gironde)
Activité : bio-impression
Financement : 5 millions d’euros en mars 2018

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIA

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