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Rakuten paie les pots cassés de l’entrée en Bourse laborieuse de Lyft

AFP

Le groupe nippon de commerce en ligne Rakuten est tombé dans le rouge au terme des neuf premiers mois de son exercice 2019, contraint d’enregistrer une dépréciation sur ses parts dans la plateforme américaine de voitures avec chauffeur (VTC) Lyft. De janvier à fin septembre, Rakuten a subi une perte nette de 14,1 milliards de yens (117 millions d’euros au taux actuel). En cause, une charge exceptionnelle de 111 milliards de yens (près d’un milliard d’euros) découlant de la chute en Bourse de Lyft, dont Rakuten est actionnaire.

Le groupe du milliardaire Hiroshi Mikitani doit aussi consentir de lourds investissements pour construire son réseau cellulaire au Japon et y renforcer son infrastructure de commerce en ligne, pour continuer de lutter contre son grand rival américain Amazon. À l’étranger, Rakuten tente de se faire davantage connaître, notamment en unifiant sa marque sur les sites marchands qu’il a rachetés, comme Priceminister en France, devenu Rakuten France. Il est aussi le principal sponsor du FC Barcelone depuis 2017.

Des prix attractifs pour se démarquer 

Son chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de 2019 a augmenté de 14,6% sur un an, à 905,7 milliards de yens, dont 561 milliards provenant du commerce en ligne. Son résultat opérationnel, intégrant un gain exceptionnel d’environ 100 milliards sur sa participation dans Lyft (gain enregistré lors des premiers mois de l’année), a grimpé de 15,4% sur un an, à 113 milliards de yens. Rakuten a un portefeuille de quelque 70 activités comprenant, outre le commerce en ligne, des services de voyagiste, d’opérateur mobile, de gérant de monnaie électronique et cartes bancaires, de maison de courtage ou encore de fournisseur de bibliothèque en ligne avec la liseuse Kobo.

Dans les services financiers (fintech), autre grand pôle du groupe, son chiffre d’affaires a grimpé de 13% grâce aux prestations bancaires (cartes de crédit notamment), mais ses bénéfices ont reflué de 1,9% à cause de la morosité du marché d’actions japonais. Son activité mobile a de son côté encaissé des recettes en hausse de 26%, mais elle s’est encore enfoncée dans le rouge en raison de frais de promotion et d’investissements nécessaires.

Quatrième opérateur de télécommunications mobiles japonais, Rakuten tente de se démarquer dans ce segment avec des prix attractifs. Mais les géants du secteur (KDDI, NTT Docomo, SoftBank) ont à leur tour baissé significativement leurs tarifs, sous la pression des autorités jugeant les factures des abonnés trop élevées. Comme à son habitude, Rakuten n’a pas livré de prévisions chiffrées pour 2019, arguant de la difficulté d’anticiper l’évolution de ses résultats.

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