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[Reportage] L’incubateur Boucicaut veut faire le lien avec les industriels

Sur le site de l’ancien hôpital Boucicaut du 15e arrondissement de Paris, la zone d’aménagement concerté (ZAC) est en train de terminer sa mue: des logements neufs, un espace vert… et le deuxième plus grand incubateur parisien par sa superficie. Un bâtiment flambant neuf de 6 000 m2 conçu par l’architecte Paul Chemetov et inauguré en présence de Bertrand Delanoë début février. L’incubateur Paris Innovation Boucicaut accompagne actuellement 25 startups dans les domaines de l’e-santé, du design et de la ville intelligente. L’immeuble abrite également un hôtel d’entreprises, qui n’est pas encore plein !

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Hall d’accueil

Concernant la e-santé, une dizaine de startups se sont installées dans ces locaux depuis l’inauguration, auxquelles s’ajoutent 4 autres projets incubés hors-les-murs, qui ont fait le choix de ne pas y louer d’espace. Grâce à l’animation conjointe du Laboratoire Paris Région Innovation et d’Impulse Partners, elles bénéficient non seulement de bureaux tout neufs dans Paris mais aussi d’un accompagnement personnalisé (conférences, formation, coaching…).

Sophie Sirven, chef de projet au Paris
Sophie Sirven, chef de projet à l’incubateur Boucicaut

Sophie Sirven est la chef de projet de l’incubateur e-santé basé à Boucicaut: c’est elle qui accompagne les porteurs de projet individuellement, dans le relation avec les autres startups (pour identifier d’éventuelles synergies) mais surtout avec les grands comptes partenaires du réseau Paris Région Lab, les autres structures d’accompagnement, les médias, etc. « Je pousse les créateurs à s’interroger sur le développement de leur entreprise, je pose un regard extérieur sur leur projet et les aident à développer des contacts avec l’extérieur (clients potentiels, partenaires technologiques, investisseurs, ministères, médias, pôles de compétitivité, réseaux d’investisseurs…) » décrit celle qui commence à bâtir une relation de confiance avec chacun des porteurs de projet. Tous les mois, elle organise des temps de networking ou des ateliers pour que les startups se rencontrent.

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Médecin Direct

« La spécificité à Boucicaut, c’est le lien avec les industriels »

« Notre présence au sein de cet incubateur nous apporte des contacts importants avec de grands comptes, ça nous appui, nous officialise à Paris et dans le secteur de l’e-santé » décrit Marc Guillemot, co-fondateurs avec Frédéric Dussauz et François Lescure de Médecin Direct, qui édite une plate-forme d’information médicale. Le fait d’être incubé ici « nous donne un élément de crédibilité en plus dans l’éco-système des acteurs de la santé, ce qui, je l’espère, va nous permettre de développer notre business » complète Christophe Lorieux, président  et co-fondateur de Santech, qui édite un logiciel permettant d’automatiser la relation quotidienne patients-soignants. « Nous sommes aussi incubés à l’Institut de la Vision, mais la spécificité à Boucicaut c’est le lien avec les industriels » explique cet entrepreneur, qui en est au développement de sa 6e start-up.

Construire son réseau

Etre incubé oblige aussi à structurer sa démarche: « ça cadre et ça fait plus sérieux face aux industriels » estime Paul Dardel, président-fondateur d’AED Map, dispositif logiciel de cartographie et de gestion des défibrillateurs cardiaques. « Sur des problématiques spécifiques, ont bénéficie de session de formation intéressantes, celle animée par l’INPI par exemple » ajoute ce médecin de formation, passé par HEC. Comme eux, Wilfrid Romuald de la start-up d’intelligence artificielle Khresterion a choisit cet incubateur « pour bénéficier d’un effet de levier, en matière de communication par exemple » et pour se « construire un réseau ». Il semble seulement regretter que « pas mal de partenaires viennent faire de la veille plutôt que se lancer dans un projet concret, construit » relevant la « grande différence de maturité entre certains partenaires et d’autres ». Pour l’instant, il y a eu des prises de contact mais aucun projet concret de collaboration n’est décidé.

Il reste en tous cas encore un peu de place à Boucicaut: sur les 870 m2 dédiés à l’e-santé et animés par Sophie Sirven, 100 m2 sont encore disponible. Condition: l’entreprise doit exister depuis moins de 5 ans.

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Réfectoire

La création de cet incubateur a été décidé dans le cadre du plan incubateur de la Ville de Paris lancé en 2008. L’objectif est d’atteindre les 100 000 m2 de structure dédié à l’accompagnement de l’innovation, deux prochains projet sont en cours: l’incubateur McDonald (dans le 19e arrondissement) et Jean Bouin (16e arrondissement).

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Adeline Raynal

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