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[Retour de bâton] Google menace de ne plus référencer la presse française

Selon une information de l’AFP, Google menace de ne plus référencer les médias français. C’est en tout cas ce qu’il annonce dans un courrier adressé au gouvernement français, expliquant qu’il « ne peut accepter que l’instauration d’un droit voisin pour le référencement de sites de presse français mette en cause son existence même et serait en conséquence contraint de ne plus référencer les sites français ».

Pour Google, « l’ambition de ce texte est d’interdire le référencement non rémunéré. Une telle loi aboutirait à limiter l’accès à l’information, à réduire le nombre de sites français référencés sur internet mais aussi à freiner l’innovation ».

En effet, le moteur de recherche devrait, selon le souhait des éditeurs français, verser une somme pour chaque lecture d’un article de presse vers lequel il aura redirigé les internautes. Il rapelle également au gouvernement qu’il « redirige quatre milliards de clics par mois vers les pages internet des éditeurs français. »

Pour rappel, les éditeurs français ont demandé en septembre dernier l’instauration d’un projet de loi afin que les moteurs de recherche les rétribuent via le versement de droits voisins en cas d’utilisation indirecte de leurs contenus.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti s’était exprimée favorablement au sujet de cette « taxe » hier, déclarant:  « Parmi les outils qu’il me semble important de pouvoir développer, je pense qu’il y a cette idée de créer un droit voisin pour les éditeurs de presse qui me semble extrêmement pertinente », ajoutant que la DGMIC travaillait actuellement sur le projet.

Retrouvez l’argumentaire de Google ici.

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La rédaction

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7 thoughts on “[Retour de bâton] Google menace de ne plus référencer la presse française”

  1. Je ne comprends pas la pertinence de ce droit voisin.

    Aujourd’hui la majorité des gens ne cherchent-ils pas l’information par ces moteurs de recherche ? D’ailleurs n’est-ce pas le but premier d’un moteur de recherche ?

    Si je comprends bien, Google devrait verser de l’argent à chaque lecture d’un article de presse alors que c’est grâce à Google que ces personnes vont consulter l’information de cette presse ? Ce n’est pas très logique…

    Mais si ça se mettait en place, ça voudrait dire que tout un chacun devrait aller rechercher une même information sur chacun des sites de presse qu’il consulte ? Cela me semble impensable aujourd’hui, non ? En gros tous les services de centralisation de l’information auraient du soucis à se faire.

    Imaginez ça au niveau du commerce en ligne où tous les comparateurs de prix auraient à payer une taxe simplement parce qu’ils amènent des clients potentiels vers des boutiques ? N’importe quoi.

  2. Un tel projet de loi est un ineptie totale et montre encore une fois combien la presse n’a rien compris au numérique et tente par tous les moyens de grappiller de l’argent au lieu de se remettre en cause et de proposer de nouvelles expériences utilisateurs ainsi que de nouveaux modèles économiques.

    Le trafic principal des sites (de presse) vient des moteurs de recherche, sans eux, ils n’auraient pas autant de pages vues, donc leurs annonceurs ne payeraient plus autant pour être présent sur leur sites.
    Ils devraient plutôt les remercier que de les taxer.

  3. Une idee stupide afind e palier a l’incompetence des medias classiques francais a s’adapter a l’ere digitale. Les journaux beneficient de niches fiscales trop nombreuses et voit leur porte monnaie se reduire! Ils ont besoin de maintenir leur train de vie et veulent une part du gateau Google!

    Dans ce cas il faudra taxer le sites de medias sociaux aussi!

  4. OK Google persiste et ne référence plus les sites fr. Que se passera t’il? La nature ayant horreur du vide, un autre moteur (existant ou à venir et pourquoi pas Français?) s’imposera alors. Une panne de 2 heures en 2000 de Yahoo m’a permise d’essayer et d’adopter Google. Pourquoi pas une seconde chance pour le moteur de recherche FR Exalead?

  5. Les sites de presse français comprennent-ils quelque chose au web ? Au vu de leur réclamations, on est en droit d’en douter…

    S’ils tiennent absolument à ne pas être présent dans Google News, il leur suffit de bloquer le robot Googlebot-News dans leur fichier robots.txt.

    Mais visiblement ce n’est pas vraiment le fait d’apparaitre sur Google News qui les préoccupe, puisque cette solution ne les satisfait pas. Ces messieurs voudraient simplement que Google continue à leur envoyer du trafic, mais qu’en plus ils les rémunèrent pour le trafic qu’il leur envoie ? Le beurre et l’argent du beurre !

    À croire qu’ils n’ont vraiment aucune idée pour monétiser par eux-même le trafic de leurs sites…

    Je suis habituellement très critique vis-à-vis de Google et de certaines de ses pratiques, mais dans ce cas précis je vois mal comment défendre la position de la presse française. Il doit y avoir quelque chose qui m’échappe. Mais quoi ?

  6. Quel pourcentage reversent ces sites médias à Google et autres moteurs de recherche pour les leads qu’il leur a générés ?

    Quelle part des visites (et des actions de type abonnements) les moteurs de recherche apportent-ils aux sites médias via le référencement naturel ? + de 40% ? Remettez ce pourcentage sur les 10 sources potentielles de leads.
    Faites-en le ratio sur le coût des autres sources…

    Subitement, la question de se séparer de la source moteurs de recherche pour gagner quelques euros disparaît.

    On dit que la crise est source de création d’opportunités, or cette réponse des sites média démontre une fois de plus leur totale incompréhension de la culture web.

    Des sociéts comme newsweek se servent justement du Web pour préserver leur business. Car nul n’ignore la totale incapacité des groupes de presse à s’adapter. Et leur fidèle stratégie faiblarde « si tu ne peux te réhausser, rabaisses les autres » semble circuler de bon ton dans leurs milieux autorisés !

  7. Ou comment le net Français se ridiculise et ne pourra jamais s’imposer avec des décideurs comme ça…. Le monde à l’envers, ce sont les sites de presse qui devraient rétribuer google pour tout le traffic qu’il leur envoi. Comment peut t’on penser à l’envers comme ça? Quels sont les idiots aux commandes? Sérieux problème de fond pour le coup…

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