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[Rétro 16’] 5 actus marquantes à revoir dans la FinTech

FrenchWeb a sélectionné cinq actualités marquantes qui ont marqué les douze derniers mois dans la FinTech.

 

Ripple, 55 millions de dollars pour pénétrer le système bancaire en mode blockchain

ripple 2Si beaucoup s'interrogent sur les débouchés business de la blochain, au-delà de l'effet de mode, elle semble être en vogue auprès des investisseurs. Ripple, une FinTech américaine spécialisée dans la validation de transactions blockchain, a levé 55 millions de dollars en septembre auprès de nouveaux investisseurs : la banque britannique Standard Chartered, Accentures Ventures, SCB Digital Ventures et SBI Holdings (Siam Commercial Bank). Autre acteur bancaire présent, l'Espagnol Santander Innoventures.

Ripple s'est spécialisée dans les transactions interbancaires cross border : autrement dit, tous les mouvements financiers qui ont lieu entre les banques. Concrètement, Ripple fournit une technologie qui automatise les échanges et les authentifie en temps réel. Le terme blockchain vient justifier son positionnement «décentralisé», mais les banques gardent néamoins un contrôle sur ses échanges et sur les données. Autour d'elle, une armada de banques traditionnelles «15 parmi les 50 plus grandes mondiales».

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La FinTech Kyriba lève 23 millions de dollars pour financer sa croissance

Jean-Luc RobertLa FinTech Kyriba, spécialisée dans la gestion de trésorerie, a bouclé un tour de table de 23 millions de dollars en septembre dernier auprès de Bpifrance, HSBC et Daher Capital. Fondée en 2000 à Saint-Cloud, la société française est aujourd’hui implantée aux États-Unis, en Angleterre, au Japon et au Moyen-Orient. A ce jour, Kyriba revendique 1 300 clients à travers le monde. 

Avec cet investissement, l’entreprise prévoit de financer sa croissance et de préparer le lancement commercial de ses nouveaux produits pour la détection de fraudes et la supply chain finance. «Le marché mondial évolue aujourd’hui très rapidement, devenant plus risqué pour nos clients, accentuant ainsi le besoin d’utiliser nos solutions logicielles», explique Jean-Luc Robert, PDG de Kyriba.

Morning, un bras de fer avec la Maif, qui pourrait l’envoyer au terminus

Eric Charpentier PaynameLa FinTech toulousaine Morning (ex-Payname) pourrait ne pas se relever du bras de fer qui l'oppose à son actionnaire majoritaire la MAIF.

En 2013, nous vous présentions la start-up sous le nom de Payname, qui lançait une application de paiement pour déclarer, assurer et payer les services entre particuliers. Depuis, la société a opéré de nombreux pivots, dont le dernier l'été dernier en voulant se transformer en banque en ligne, sous la marque Morning. Fondée par Eric Charpentier, Morning veut «aller vers un nouveau paradigme de la banque, ancré dans l’économie réelle».

Et c'est à cette réalité que Morning doit aujourd'hui faire face, l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a pris le 1er décembre des mesures conservatoires visant à suspendre l'activité de la société. En voulant proposer un service de carte bancaire à ses clients, Morning a dû garantir au travers d'un nantissement d'une partie de son compte de cantonnement (compte qui détient les fonds reçus de sa clientèle). Face à cette situation, l'ACPR a considéré que «les intérêts de ses clients sont susceptibles d’être compromis».

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Ibanfirst, 10 millions d’euros pour étendre les services financiers aux PME en Europe

pierre-antoine-dusoulier-ibanfirst-2016-1Ibanfirst, la plateforme de «Banking as a Service» (BaaS) spécialisée dans les transactions multi-devises, a levé 10 millions d'euros en octobre auprès de Xavier Niel, via son fonds NJJ, et de family offices. Initialement lancée en 2013 sous le nom de FX4BIZ, la start-up, créée par Pierre-Antoine Dusoulier (ex-directeur général de la banque danoise Saxo Banque en France), proposait au départ une solution de gestion de change aux PME. Elle a depuis élargi son offre de services et a changé d'identité.

Avec sa nouvelle plateforme, les entreprises peuvent désormais ouvrir un compte en banque et réaliser l'ensemble de leurs opérations financières courantes entièrement en ligne (versements de salaires, affacturage, prélèvements automatiques, etc.). L'originalité de son approche tient à son mode de facturation, identique à celui pratiqué dans le SaaS : l'entreprise ne paie que pour ce qu'elle utilise.  

Ibanfirst, qui a traité plus d'un milliard d'euros de transactions pour la seule année 2015 et qui revendique plus de 1 000 clients entreprises, se place en challenger des établissements bancaires. La société est également en concurrence partielle avec d'autres FinTech. On retiendra notamment Kantox sur le marché des changes, Lendix en matière de financement (prêt), ou encore Lemon Pay dans la gestion des paiements.

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Gatecoin, la plateforme de trading blockchain et bitcoin, raconte son hacking

Gatecoin, la plateforme de change de monnaies virtuelles, a vécu, le 9 mai dernier, la pire journée depuis sa création. Suite à une intrusion dans son système de trading (hacking), elle perd l'équivalent de 2 millions de dollars, soit «15% des actifs de la plateforme», équivalent en valeur à 185 000 ethers et 250 bitcoins, les deux monnaies principales du monde de la blockchain. Après avoir été de nombreuses fois primée dans les classements FinTech de Hong Kong où elle s'est basée, Gatecoin a dû lutter pour rester active.

Dans les faits, le hacker détourne une certaine quantité de bitcoins ou ethers pour les revendre ensuite sur une autre plateforme. Cette cyberattaque se déroule d'ailleurs sur plusieurs jours, le temps de trouver la faille. «Il est ensuite quasi-impossible de retracer le chemin emprunté par ces devises», explique à Frenchweb Aurélien Menant, le fondateur français de Gatecoin, à l'occasion d'une soirée French Tech à Hong Kong. 

Six mois plus tard, après avoir licencié la moitié de ses effectifs, Aurélien Menant raconte s'être aussi diversifié vers «des missions de conseil pour survivre», tout en gardant l'activité de trading. L'intérêt pour ce type de FinTech reste important. En juillet dernier, malgré son hacking, un fonds japonais refinancait la société à hauteur de 500 000 euros. 

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