Retail & eCommerce

[Rétro 16’] 5 actus marquantes à revoir dans l’e-commerce

FrenchWeb a sélectionné cinq actualités marquantes qui ont marqué les douze derniers mois dans l'e-commerce.

 

Walmart prêt à débourser 1 milliard de dollars dans Flipkart pour contrer Amazon

Walmart élabore son plan de bataille pour lutter contre la domination d’Amazon. Le géant américain de la grande distribution serait ainsi en pourparlers avec Flipkart pour investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans le principal e-commerçant indien.

Si cette opération venait à aboutir, elle permettrait à Flipkart de bénéficier de capitaux supplémentaires pour lutter contre la concurrence d’Amazon en Inde. Par ricochet, cet investissement constituerait également un moyen pour Walmart de gagner en exposition sur le marché du commerce en ligne indien afin de contester la suprématie d’Amazon hors des frontières des États-Unis. En 2015, Walmart a réalisé un chiffre d’affaires de 482 milliards de dollars pour un bénéfice net de 14,7 milliards de dollars. 

La perspective de cet investissement majeur s’inscrit dans la lignée des opérations engagées par Walmart au cours de ces derniers mois pour mettre fin à l’hégémonie d’Amazon sur le marché du commerce en ligne. Cet été, le groupe américain a déboursé 3,3 milliards de dollars pour mettre la main sur l’e-commerçant américain Jet.com, qui s’était positionné comme un rival de la marketplace de Jeff Bezos en tirant au maximum les prix vers le bas.

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MisterFly boucle un tour de table de 20 millions d’euros pour prendre de la hauteur

avion«Nous ne sommes pas dépendants de Google», explique à FrenchWeb Nicolas Brumelot, le co-fondateur de MisterFly, un moteur de réservation de billets d'avion en ligne. «Notre principal pourvoyeur de trafic, c'est le groupe Vente-privée», détaille-t-il. Et pour cause, le spécialiste des ventes événementielles a investi dans la start-up, avec une participation minoritaire à son capital l'an passé, et a réitéré son soutien dans le cadre d'une levée de fonds de 20 millions d'euros en juin dernier.

Fondée par Nicolas Brumelot et Carlos Da Silva, les deux anciens fondateurs du site Go Voyages, la plateforme MisterFly espère se faire une place sur le marché concurrentiel des agences de voyage en ligne. Pour y parvenir, la société affirme se distinguer en particulier sur l'affichage des tarifs. «Le premier prix affiché sur MisterFly est le prix que paiera le client, ce qui est rarement le cas dans notre secteur d'activité», assure Nicolas Brumelot. En complément, d'autres services ont été développés, comme la possibilité de régler en plusieurs fois des achats et un service de billets à dates flexibles.

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Showroomprivé s’empare de Saldi Privati pour contrer Vente-privee en Italie

thierry-petit-showroomprive-2016-playEn octobre, Showroomprivé concluait le rachat de la société italienne Saldi Privati, filiale du groupe milanais Banzai. Le site français, qui revendique 26 millions de membres en Europe, déboursera d’abord 28 millions d’euros, auxquels viendront s’ajouter jusqu’à 10 millions d’euros supplémentaires en 2019.

Avec cette acquisition, Showroomprivé met la main sur le deuxième acteur de la vente événementielle en Italie, derrière l’Espagnol Privalia, tombé dans le giron de Vente-privee en avril dernier. En 2015, Saldi Privati a enregistré un chiffre d’affaires de 44 millions d’euros. Dans le cadre de cette acquisition, Showroomprivé a fait savoir que l’équipe en place de la société italienne, y compris Bruno Decker, fondateur et PDG de Saldi Privati, serait conservée. De plus, l’entreprise française a conclu un partenariat avec le groupe Banzai afin de disposer d’une plateforme logistique en Italie. Cet accord permet à Showroomprivé de bénéficier de 400 points retraits de Banzai dans 200 villes sur le territoire italien dans l’optique de proposer une livraison en 48 heures.

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Groupon rachète LivingSocial pour redevenir un acteur majeur du e-commerce groupé

Rich WilliamsLe groupe américain Groupon, qui édite un site spécialisé dans les offres «discount» négociées auprès des commerçants, a annoncé en octobre l'acquisition de son rival LivingSocial.

Fondée en 2007 par Tim O’Shaughnessy, Aaron Batalion, Val Aleksenko et Eddie Frederick, LivingSocial était l’une des étoiles montantes de l’achat groupé sur Internet aux côtés de Groupon. Sur la pente descendante, l’entreprise avait été contrainte de revoir sa copie. En octobre 2013, LivingSocial avait ainsi fait évoluer son modèle économique en délaissant les offres quotidiennes envoyées par e-mail pour développer une marketplace qui propose des bons plans permanents. Un an après son repositionnement, la société basée à Washington avait choisi en novembre 2014 de réorganiser ses activités en se séparant de 20% de ses effectifs. 

Malgré ses efforts et 928,23 millions de dollars levés depuis sa création, notamment auprès d’Amazon, LivingSocial n’a pas réussi à trouvé un équilibre durable pour sa plateforme. Les cycles de restructuration et les pivotements de la société ont finalement conduit à son rachat par un concurrent.

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A 17 ans, au lycée, Anthony Debrant veut faire de Sneakmart la marketplace des sneakers

Vendues plusieurs centaines d'euros, les sneakers, ces baskets «hype», sont les nouvelles stars du e-commerce. A 17 ans, Anthony Debrant a créé avec son père Sneakmart, une place de marché pour l'achat et la revente de ces baskets d'occasion tendances. Si pour les fabricants les sneakers jouent le rôle d'emblème de marque, pour les consommateurs, elle sont vues comme un objet collector. On leur consacre même des classements annuels. Le marché est, lui, estimé à 1 milliard de dollars.

Le jeune Français revendique une vingtaine de marques vendues par des particuliers sur sa plateforme, sur des modèles des grandes marques telles Nike, Adidas, New Balance, Reebok… Sur ces ventes, Web et mobile, le site prélève une commission.

Anthony Debrant devra toutefois se faire une place parmi les places de marché spécialisées qui ont vu le jour (StockX, KLekt, Kixify). Mais aussi face aux pure players installés tels Asos, Zalando, les retailers (Citadium), ou encore les pure-players spécialisés dans l'occasion (Vestiaire Collective, Videdressing). Le lycéen a toutefois une ambition internationale pour la plateforme. Les statuts de la société ont été déposés aux États-Unis.

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La rédaction

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