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Start-up: l’enjeu RH et son financement

Pas de développement de start-up sans une équipe au top! Il y a les cofondateurs bien sûr, mais très vite, ou lorsque la start-up «fit» avec son marché, la nécessité de recruter se fait pressante. Et le financement du recrutement, l'augmentation de la masse salariale viennent alourdir le budget menu de ces start-up dont le besoin RH précède souvent un chiffre d'affaires significatif. Quelques pistes pour financer la croissance de votre équipe.

Réduire le coût des recrutements

Le recrutement est le problème numéro un des start-up. Il est par exemple cité comme premier frein à la croissance par 54% des PME et start-up interrogées pour le baromètre 2016 du Syntec Numérique.

Recruter c'est difficile et c'est cher, et ce particulièrement pour les startups qui souffrent d'un déficit d'attractivité: seuls 20% des candidats à un nouvel emploi seraient en effet prêts à rejoindre une jeune pousse. Les intégrer à l'équipe est également un challenge onéreux et risqué. On estime en effet le coût moyen d'un recrutement d'un profil cadre à 3 500 euros et le coût global d'un recrutement raté (13% des embauches) à 38 000 euros (1)

Dès lors, comment faire de «bons» recrutements en limitant les coûts?

Il y a d'abord plusieurs pistes métiers à explorer. Beaucoup d'experts en ressources humaines et startupers convergent sur l'efficacité de «nouvelles» tendances dans les outils et méthodes de recrutement particulièrement adaptés aux startups. On peut notamment citer:

  • La création et l'animation d'une marque employeur.
  • La mise en place d'une offre de cooptation.
  • Les parcours d'immersion du candidat au sein de l'équipe suivie d'une décision de recrutement collégiale qui doit être unanime.

Viennent en complément les soutiens dont peuvent bénéficier les dirigeants d'entreprises à potentiel de création d'emploi. Ces aides sont souvent gérées à l'échelle des régions pour servir les objectifs de dynamique économique locale. Il existe de nombreux dispositifs d'aides aux entreprises qui accompagnent les entrepreneurs dans leurs besoins en recrutement, dont voici trois 3 exemples:

  • En Ile-De-France, PM'UP comprend un volet RH: les prestations de conseil en ressources humaines peuvent ainsi être subventionnées à hauteur de 50%.
  • En Rhônes-Alpes, SECURISE'RA met à disposition des entreprises un appui conseil gratuit réalisé par des cabinets de consultants spécialisés.
  • Dans plusieurs régions, le dispositif ALIZE propose un mécénat de compétences entre de grandes entreprises locales et les plus petites pour favoriser la création d'emploi.

 

L'après recrutement: financer la charge salariale

D'après le baromètre EY 2015, 88% des start-up souhaitent embaucher alors que 74% d'entre elles ne réalisent pas de bénéfices (2). Pour continuer à développer leurs équipes en attendant la rentabilité ou une éventuelle levée de fonds, les start-up peuvent compter sur un certain nombre de financements issus de fonds publics.

Leur liste exhaustive ne peut être dressée ici, mais voici quelques appuis financiers particulièrement adaptés aux start-up créatrices d'emplois:

  • Le prêt d'honneur INNO'TECH dont le montant peut atteindre les 90 000 euros.
  • Le crédit impôt recherche (CIR) couvre 30% (ou 5% au-delà de 100 millions d'euros) de la masse salariale dédiée à la R&D.
  • Le crédit d'impôt innovation (CII) porte sur 20% des dépenses de personnel participant aux travaux d'innovation.
  • Le statut de jeune entreprise innovante (JEI) ou de jeune entreprise universitaire (JEU) offre une exonération d'une partie des charges sociales patronales pour les mandataires sociaux et salariés affectés à la R&D et certains travaux d'innovation.

Par ailleurs, quelques groupes s'engagent pour la revitalisation des bassins d'emplois sur lesquels leurs sites sont implantés, en accordant des prêts ou subventions aux entreprises créant des emplois sur une zone géographique donnée. Par exemple, le prêt taux 0 de TOTAL DEVELOPPEMENT REGIONAL, peut être attribué à une PME qui s'engage à créer ou maintenir cinq emplois sur trois ans. Il est compris entre 20 000 et 50 000 euros.

Enfin, les start-up, comme les autres entreprises ont intérêt:

  • A vérifier leur éligibilité pour bénéficier des autres aides financières dédiées l'emploi, plus «généralistes», que sont celles distribuées par l'URSSAF, les DIRRECTE, et Pôle Emploi entre autres.
  • A étudier les possibilités de financements liés à leur lieu d'implantation ou à leur secteur d'activité. A ce titre, les appels à projets européens présentent des opportunités de financements conséquents pour les start-up et PME (voir ici par exemple le détail de la subvention Instrument PME Phase 2).

 

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floriane-clausier-startinglistFloriane Clausier est experte en financement des entreprises jeunes ou en création. Elle a fondé StartingList en 2014 pour aider les entrepreneurs à financer le lancement et le développement de leurs projets. StartingList propose des solutions d’accompagnement et des outils pour la recherche d’aides et subventions, la réalisation de campagne de financement en ligne, la recherche de financement bancaire, les levées de fonds love money ou auprès de business angels professionnels.

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