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[Startup Assembly] Spread Button: « Une start-up, c’est un sprint qui se transforme en marathon »

Les 12, 13 et 14 juin prochains, les start-ups françaises ouvrent leurs portes au grand public: c’est la deuxième édition de la StartUp Assembly, dont FrenchWeb est partenaire. Zoom sur l’une d’entre elles qui participe à cette opération portes ouvertes, Spread Button, une startup basée au Petit-Quevilly, tout près de Rouen, en Haute-Normandie.

Elle commercialise une solution CRM. En s’appuyant sur les réseaux sociaux, les entreprises en apprennent plus sur leur clientèle et communiquent avec elle de façon beaucoup plus personnalisée. Parmis ses clients:  Autolib’, Kumi Tea, et Teddy Smith. Olivier Martineau en est le co-fondateur.

Frenchweb: Quels sont vos 2 ou 3 conseils pour réussir sa croissance, et passer de 2 à 20 personnes dans une start-up ?

Olivier Martineau: Difficile d’extraire dans ce que l’on a fait les 3 points décisifs pour donner des conseils, je n’ai pas forcément assez de recul pour ça. Mais j’ai quand même des trucs que j’aime bien :

– Prévoir que l’on va devenir grand ! Que ce soit au niveau technique que de l’organisation, la croissance rend les choses plus compliquées.
– Être en forme : une startup, c’est un sprint qui se transforme en marathon, il faut tenir le coup et pas seulement physiquement (ça serait trop facile).
– Aimer les gens : il faut être prêt à passer une heure avec un client au téléphone, aller discuter avec des investisseurs dans les soirées ou faciliter la vie de tes collaborateurs.

Startup Assembly

FW: Que signifie « avoir l’esprit start-up » selon vous?

OM: Pour moi, c’est la flexibilité et la réactivité. Quand on crée sa start-up, on n’a aucun moyen… il faut trouver des solutions, d’où le besoin de flexibilité. Et la réactivité découle aussi de cette faiblesse de ressource : quand on n’a pas beaucoup d’argent, il faut corriger rapidement, très rapidement, ses erreurs. Le côté « cool » et « fun » n’est qu’un rééquilibrage de la pression que l’on subit tous au quotidien :-)

FW: Quels sont, selon vous, les principaux atouts de l’écosystème français (vs Berlin ou Londres)?

OM: La qualité de l’enseignement supérieur en France est vraiment un point fort. Et les étudiants sont nombreux à en profiter : à Rouen, où nous sommes installés nous avons 3 écoles d’ingénieur qui forme à l’informatique. Ces écoles fournissent du « carburant » à l’écosystème, aussi bien des porteurs de projets, que des ressources pour intégrer les équipes techniques.

Évidemment, l’environnement institutionnel est aussi devenu très actif, il suffit de voir ce que proposent les régions, du soutien de BpiFrance, ou encore de tous les projets French Tech. Alors qu’ailleurs, l’engagement au côté des écosystèmes est très localisé sur une ville, en France il se retrouve sur l’ensemble du territoire sans pour autant subir forcément un effet de dilution.

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Adeline Raynal

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