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Twitter teste des abonnements payants pour diversifier ses sources de revenus

AFP

Twitter a lancé jeudi des offres d’abonnements payants pour ses utilisateurs au Canada et en Australie qui désirent avoir accès à des fonctionnalités pratiques, une nouvelle stratégie pour le réseau social qui cherche à diversifier ses sources de revenus au-delà de la publicité. « Avec cette phase initiale, nous espérons acquérir une meilleure compréhension de ce qui peut rendre votre expérience sur Twitter plus personnalisée, plus animée et, en général, plus ‘au taquet’ », a indiqué la plateforme dans un communiqué.

Pour environ 2,5 euros par mois, les abonnés auront accès à des signets pour ranger leurs tweets préférés dans des catégories, un mode « lecture » plus confortable, et surtout un bouton « annuler », pour visualiser leur tweet avant l’envoi définitif et éventuellement le modifier. Cette option est réclamée de longue date par les utilisateurs du réseau, frustrés de voir leurs fautes d’orthographe ou approximations figées dans le marbre numérique à jamais. « Nous entendons souvent, vraiment très souvent, que nous ne construisons pas toujours des fonctionnalités qui répondent aux besoins des usagers. Eh bien cela va changer », lance Twitter.

Twitter gratuit «ne disparaîtra jamais»

La société basée à San Francisco prévoit d’ajouter d’autres avantages pour les abonnés, mais elle a précisé que le Twitter gratuit ne disparaissait pas, « et ne disparaîtra jamais ». Début mai, elle a racheté Scroll, une application pour lire les infos sans publicité, afin de muscler sa nouvelle formule payante en cours de déploiement. « En tant qu’abonné à Twitter, imaginez avoir accès à des options avancées où vous pouvez facilement lire des articles de votre journal favori, ou une newsletter, en sachant qu’une portion de votre souscription ira aux publications et auteurs », avait détaillé Mike Park, un vice-président de Twitter.

Le groupe californien peine à trouver des moyens de générer des revenus sans perturber la fluidité de sa plateforme de messages en temps réel. Fin avril, il a publié des résultats plus faibles qu’espérés. Le nombre d’utilisateurs quotidiens dits « monétisables » (ayant été exposés à au moins une publicité sur une journée donnée) s’est établi à 199 millions au premier trimestre, soit un million de moins que les prévisions des analystes. La plateforme voudrait s’étendre au-delà de son audience clef, composée de célébrités, de journalistes et leaders politiques. Mais elle doit aussi sans cesse investir plus pour lutter contre la désinformation et les contenus problématiques et ainsi préserver, autant que possible, la sérénité des débats et échanges.

La rédaction

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