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Uber enterre la hache de guerre avec les taxis parisiens

Quelques semaines après le mécontentement de certains taxis parisiens, le service de chauffeurs privés sur mobile lancera dès demain matin une offre « taxi » dans les rues de la capitale.

Lancée il y a plus d’un an en France, l’application mettra dès demain une nouvelle offre « taxi » à la disposition des utilisateurs parisiens. Pour le lancement, près de 60 taxis partenaires travailleront en collaboration avec Uber. Les véhicules concernés seront des taxis classiques qui pratiqueront les tarifs en vigueur imposés par la préfecture.

En échange de la mise à disposition de sa technologie, Uber prélèvera, pour sa part, une commission auprès des professionnels.

« Nous avons souhaité répondre à une certaine demande formulée par nos utilisateurs, qui souhaitaient avoir accès à un service innovant et pratique mais à des prix plus accessibles », explique Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur France de la start-up.

« Nous avons également constaté une très bonne réception de la part des professionnels, qui pourront bénéficier de notre technologie et de notre nom de marque », précise-t-il.

Cette nouvelle offre sera directement accessible depuis l’application Uber. Déjà développé dans quelques villes américaines, ce nouveau service pourrait faire des émules en France, si les flottes de taxis disponibles localement le permettent.

En se positionnant sur ce nouveau créneau, Uber, jusqu’à présent identifié comme un service haut de gamme, prend toutefois un certain risque en termes d’image.

Le développement de cette nouvelle offre plus accessible pourrait également se traduire par une forme de cannibalisation. Les utilisateurs pourraient, en effet, choisir de se rabattre sur un service plus abordable tout en bénéficiant de l’efficacité de l’application, au détriment de l’offre initiale plus onéreuse.

Bien conscient de cette possibilité, Pierre-Dimitri Gore-Coty explique : « Nous préférons être capables de contrôler cette cannibalisation en interne au sein même de notre écosystème que de voir partir des utilisateurs ailleurs ».

Aujourd’hui, Uber France revendique plusieurs dizaines de milliers de courses réalisées chaque mois sur Paris et Lyon. La start-up fondée par Travis Kalanick en 2009, avait levé 32 millions de dollars (24 millions d’euros) en 2011 auprès de Menlo Ventures, Jeff Bezos et Goldman Sachs

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