
Après les éditions de transition qui ont suivi la parenthèse COVID, le CES a du revoir sa copie, l’édition 2026 confirme cette évolution avec moins de gadgets grand public, davantage d’industries lourdes, d’IA embarquée, de robotique, d’automobile, d’énergie et d’infrastructures critiques. Des changements que l’on retrouve coté organisation si l’on veut réussir son déplacement à Las Vegas, car le CES est un événement hors norme, qui ne doit pas se subir et nécessite une bonne préparation. Si vous avez décidé de faire le déplacement pour la 1ère fois, voici quelques recommandations:
Définissez vos objectifs et assumez des choix clairs
Que la démesure de l’évènement ne vous déstabilise pas, le CES n’est pas un salon que l’on « fait » intégralement. Entre les halls de Las Vegas Convention Center, le Venetian, les espaces privés et les événements off-site, il vous sera impossible de tout voir.
Avant même d’ouvrir le programme, il est indispensable de formuler vos priorités :
- identifier des partenaires industriels ou technologiques ;
- rencontrer des investisseurs ou des corporate venture arms ;
- positionner une innovation auprès de décideurs précis ;
- observer des tendances sectorielles ciblées (automobile, santé, industrie, IA, énergie).
Se limiter volontairement à un ou deux axes permet de structurer un agenda réaliste. En 2026, les temps de déplacement restent un facteur critique, car passer d’un site à l’autre peut prendre 30 à 45 minutes en journée, davantage aux heures de pointe.
Un planning efficace repose sur une sélection drastique des conférences et des zones à forte valeur ajoutée, en laissant volontairement des plages libres pour absorber les échanges imprévus, qui restent l’un des principaux intérêts du CES.
Considérez le CES comme un écosystème, pas comme un simple parc d’exposants
Le salon officiel n’est qu’une partie de l’événement et de nombreuses discussions stratégiques se déroulent en dehors des halls, dans des événements privés, des rendez-vous ou des formats plus confidentiels.
Dîners thématiques, cocktails sectoriels, démonstrations sur invitation, rencontres investisseurs-startups : ces moments sont souvent plus productifs que les allées surchargées du salon. Ils permettent des échanges plus directs, sans le bruit permanent du show floor.
En amont, il est recommandé d’identifier :
- les événements organisés par vos partenaires potentiels ;
- les rendez-vous sectoriels récurrents (automotive, IA, semi-conducteurs, retail, santé) ;
- les lieux où se concentrent vos pairs et vos cibles.
Les réseaux sociaux, LinkedIn en tête, restent un bon indicateur pour cartographier les présences et anticiper les points de convergence.
Intégrez la réalité du « CES invisible »
Comme nous le disions précédement, une partie essentielle du CES se déroule hors de vue du visiteur standard. Les grands décideurs industriels ne passent pas leurs journées à arpenter les stands, certains sont d’ailleurs absent en tant qu’exposant, mais enchaînent des réunions dans des suites privatisées au Venetian, au Wynn, au MGM, au Westgate ou sur le Strip.
C’est là que se négocient les partenariats, ou se discutent des feuilles de route technologiques, des contrats de composants ou des intégrations logicielles. Avec la montée en puissance de l’IA industrielle et des chaînes de valeur complexes, autant dire que les conversations off vont être nourries.
Si ces acteurs font partie de votre cible, il est indispensable de :
- les contacter plusieurs semaines en amont ;
- proposer des formats de rendez-vous courts et précis ;
- envisager, si le budget le permet, la mutualisation d’un espace privé avec d’autres acteurs complémentaires.
Dans certains cas, une suite bien située et un agenda maîtrisé génèrent plus de valeur qu’un stand classique noyé dans la masse.
Créez des expériences adaptées au contexte CES
Le CES reste un événement exceptionnel, et les participants s’attendent à sortir du cadre habituel. Pour un exposant ou un acteur en rendez-vous business, c’est une opportunité à exploiter minutieusement. Inutile de multiplier les effets spectaculaires, mieux vaut proposer des expériences cohérentes avec vos objectifs :
- un dîner restreint pour consolider une relation stratégique ;
- une démonstration privée pour un prospect clé ;
- un moment informel pour déclencher une discussion de fond.
Las Vegas offre un cadre particulièrement propice à ce type d’approche, à condition d’anticiper. Les réservations, les invitations et la logistique doivent être réglées avant l’ouverture du salon.
Enfin, le CES reste un exercice intensif de sociabilité professionnelle. Engager la conversation, contextualiser son propos, écouter autant que présenter, des compétences qui font souvent la différence dans un environnement saturé de messages.
Structurez le suivi avec rigueur
Le CES ne s’arrête pas à la fermeture des portes, et le suivi post-événement est souvent le facteur décisif entre un contact prometteur et une opportunité perdue.
Quelques jours après le salon, il est recommandé de :
- recontacter systématiquement les personnes rencontrées, avec un message contextualisé ;
- formaliser les points évoqués et les prochaines étapes ;
- organiser un suivi clair dans le temps, y compris en cas d’absence de réponse immédiate.
Les réseaux professionnels, notamment LinkedIn, complètent utilement ces échanges. Tous les contacts n’aboutiront pas, mais un processus rigoureux permet de maximiser le retour sur investissement du déplacement.
Bon séjour à Las Vegas, et retrouvez toute la semaine sur FW.media les temps forts du CES 2026






