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Apps: les trois conditions pour attirer un investisseur de la Silicon Valley

Les applications mobiles suscitent des interrogations chez les investisseurs de la Silicon Valley. Faut-il ou non encore investir? Certaines études soulignent que les utilisateurs ne téléchargent plus énormément d’applications. Ainsi, 51% des Américains ayant un smartphone n’installeraient aucune application par mois, selon une étude Comscore (deuxième trimestre 2017).

Crédit : Comscore / TechCrunch

D’autres analyses vont dans le sens contraire. AppAnnie, spécialiste de la mesure d’audience des apps mobiles, estime ainsi que l’économie liée aux applications mobiles devrait générer 6,3 milliards de dollars en 2021. Le nombre des utilisateurs ne cesserait de grimper pour atteindre les 6,3 milliards en 2021 contre 1,6 milliard en 2016.

Le marché est dominé par les géants tels que Facebook ou Google (8 des 10 applications les plus utilisées proviennent de ces deux firmes), mais certaines applications arrivent encore aujourd’hui à tirer leur épingle du jeu. Il y quelques semaines, l’application musicale Musical.ly a été revendue au Chinois Bytedance pour un montant compris entre 800 millions et 1 milliard de dollars et Facebook a racheté l’app tbh, destinée aux ados.

Crédit : Comscore / TechCrunch

Mais qu’en pense-t-on, côté investisseurs ? Jeremy Liew, qui a parmi ses faits d’armes un investissement dans Snapchat dès 2012, estime que les applications mobiles ont encore de beaux jours devant elles. C’est pourquoi, dans un récent post Medium, il a réuni les conditions de performance d’une app susceptibles d’éveiller son intérêt d’investisseur – et par extension de ses collègues de la Silicon Valley – dans la formule suivante :

If your app has hit at least 10k DAU with strong engagement (25%+ DAU/MAU, at least 3 sessions/day), retention (30%+ d30 retention — that’s d30, not month 1) and growth (30%+ month on month growth), I’d like to hear from you!

Reprenons :

  • 10 000 DAU (daily active users) avec un engagement fort

Le partner de Lightspeed Venture Partners se dirige principalement vers les apps qui comptent au minimum 10 000 utilisateurs actifs par jour, audience à laquelle Liew rajoute un critère d’engagement : ces utilisateurs quotidiens doivent représenter au moins 25% des utilisateurs mensuels, avec 3 sessions / jour.

  • Taux de rétention de 30%

Liew veut investir dans des apps qui conservent leur intérêt après plus d’un mois. Jeremy Liew se focalise sur les applications ayant un taux de rétention d’au moins 30%. Cela signifie qu’un tiers des personnes ayant ouvert l’application au cours des 30 derniers jours l’utilisent à nouveau.

  • Croissance de 30%

L’investisseur américain se concentre sur les applications qui enregistrent une croissance utilisateurs mensuelle de 30%.

Myriam Roche

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE.MEDIAPour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.

2 commentaires

  1. Peut-on encore appeler capital risque (venture capital) l’activite d’investisseurs qui n’investissent que dans des apps dont le succes est deja largement prouve.

    1. Ça c’est une très très bonne question !
      On pourrait classer les vcs en deux catégories :
      Risk taker
      Risk adverse
      Non ?

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