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Avec Digital InPulse, Huawei veut ouvrir les portes de la Chine aux start-up françaises de la «Smart IoT»

Des nouvelles mobilités à la Smart City, il n’y a qu’un pas que Huawei compte bien franchir en 2019 avec Digital InPulse, son programme d’accompagnement des start-up françaises dans leur développement à l’international. Après avoir mis en lumière les jeunes pousses s’intéressant aux systèmes de conduite intelligente, aux vélos connectés ou encore à l’optimisation des flux de transport, le groupe chinois veut faire la part belle aux pépites de la «Smart IoT» dans l’Hexagone, fer de lance de Huawei en Europe aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

Derrière cette notion, se cache la rencontre de deux mondes : celui de la Smart City (ou ville intelligente pour les allergiques aux anglicismes) et celui de l’Internet des objets. Tandis que le premier est attendu comme le remède miracle aux maux de la ville moderne en mettant les algorithmes au service des citoyens pour créer des agglomérations urbaines connectées, durables et agréables, le deuxième veut simplifier notre quotidien au travers d’enceintes connectées, de thermostats intelligents ou de wearables. Et pour Huawei, l’IoT, qui a le vent en poupe puisqu’il y aura plus de 20 milliards d’objets connectés en service dans le monde d’ici 2025, sera «un catalyseur essentiel susceptible de contribuer à la conception de services innovants au service de la ville intelligente».

L’IoT au service de la Smart City

En faisant de l’IoT un levier d’action pour la ville de demain, cela pourrait déboucher sur une meilleure gestion des flottes de véhicules et de micro-mobilité (vélos et trottinettes électriques) et la réduction de la consommation énergétique des transports. Il s’agit là d’un défi majeur mais indispensable alors que l’attractivité de la ville dépendra essentiellement à l’avenir de la fluidité de la mobilité, de la sécurité personnelle et de la qualité de l’environnement, surtout dans un contexte de réchauffement climatique dont les effets sont de plus en plus visibles au gré des décennies.

Pour faire émerger les champions français de la «Smart IoT», Huawei va parcourir la France, en se rendant à Lyon, Lille, Bordeaux, Nice et, pour la première fois, Paris, afin de sélectionner les dix start-up lauréates de cette sixième édition de Digital InPulse, en partenariat avec Business France, le Comité Richelieu et la French Tech. Deux jeunes pousses seront retenues pour chaque ville. «La France excelle dans le domaine de la Smart City. L’objectif de cette nouvelle édition de Digital InPulse est, plus que jamais, de soutenir l’expertise des start-up françaises et de contribuer à leur développement à l’international, auprès d’un écosystème chinois très dynamique», explique Minggang Zhang, numéro deux du géant chinois des télécoms en France.

Une aide financière et un voyage en Chine pour les 10 start-up sélectionnées

Les dix start-up sélectionnées bénéficieront d’un appui financier, compris entre 20 000 et 30 000 euros, et participeront à un voyage d’affaires en Chine, à Hong Kong et à Shenzhen, qui se déroulera du 27 octobre au 3 novembre, en partenariat avec la Chambre de commerce de France à Hong Kong, pour découvrir l’écosystème chinois au travers de rencontres avec des incubateurs et des start-up locaux. Avant cette sixième édition, le programme Digital InPulse a d’ores et déjà permis d’accompagner 50 start-up depuis son lancement en 2014. Toutefois, cet accompagnement ne se limite pas à un voyage d’une semaine au coeur de la Tech chinoise. Depuis l’an passé, le Club Alumni de Digital InPulse a été lancé pour mettre à disposition des lauréats un réseau, où s’échangent conseils et bonnes pratiques, pour accélérer leur développement.

En 2018, Huawei a notamment épaulé le Lillois Parkki, qui agrège les données de stationnement dans les parkings en ville pour aider les automobilistes à trouver une place rapidement. En novembre dernier, la société nordiste a d’ailleurs levé 1 million d’euros. Autre exemple avec la société lyonnaise Cosmo Connected, qui développe un feu arrière connecté pour assurer une meilleure sécurité des motards et des cyclistes sur la route. Après avoir levé 1,5 million d’euros en octobre 2017, la start-up s’est distinguée à Las Vegas en ce début d’année en présentant au CES un casque connecté pour offrir plus de visibilité aux usagers de deux-roues. Aux pépites de la «Smart IoT» de tirer leur épingle du jeu désormais.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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