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Bull : le bénéfice dévisse en 2013, le groupe prend le tournant du Big Data

Le groupe français a lancé un grand plan d’économies de 30 millions d’euros sur 30 mois.

bull-logoLe groupe informatique français Bull a vu son chiffre d’affaires quasi inchangé en 2013, à 1, 262 milliard d’euros, contre 1,285 milliard un an plus tôt, soit une légère contraction de 0,8%. Mais c’est surtout la chute de son résultat net qui inquiète. Celui-ci est retombé à 10,9 millions d’euros, contre 28,6 millions en 2012. « L’environnement économique en 2013 a été globalement tendu, en particulier au premier semestre » reconnait Philippe Vanier, le président. « Sur la seconde partie de l’année, nous avons amélioré notre génération de trésorerie et notre rentabilité » relève-t-il toutefois.

Pour se redresser, l’entreprise qui emploi plus de 9 000 personnes dans plus de 50 pays a présenté début janvier un grand programme de réorganisation interne et de repositionnement stratégique. Baptisé « One Bull », il vise à renforcer le groupe dans la gestion des données en entreprise et donc de prendre le tournant du Big Data, du cloud et de l’informatique décisionnelle à l’heure où de nombreux acteurs en ont fait un axe majeur de développement – en particulier IBM qui a annoncé en janvier l’ouverture d’un centre de données à Paris pour le second trimestre. « En combinant nos expertises, en les agrégeant et en les focalisant autour d’un objectif clair, Bull entend à la fois gagner en compétitivité et capitaliser sur une demande qui va aller croissante pour exploiter le potentiel du Big Data » expliquait alors Pierre Barnabé, directeur de l’exploitation.

Pour y parvenir, un plan d’économies de 30 millions d’euros sur une durée de 30 mois a été adopté. Celui-ci passera notamment par un regroupement géographique des activités et une refonte de l’organisation commerciale. Sur le plan financier, il « vise également à poursuivre l’amélioration de la performance avec l’objectif de doubler la rentabilité d’ici à 2017 et atteindre une marge de 7% d’EBIT (le bénéfice avant les intérêts et les impôts, ndlr) » selon M. Vanier, le double des 3,5% enregistrés en 2013.

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Olivier Harmant

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