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CapCar peine à se développer mais réussit à lever 5 millions d’euros auprès de Breega et Idinvest

Malgré un marché français de la voiture d’occasion particulièrement lucratif, à raison de 5,6 millions de véhicules de seconde main qui sont achetés chaque année dans l’Hexagone, la vie n’est pas rose pour tous les acteurs qui essaient d’en tirer profit. Et pour cause, entre des acteurs historiques de la petite annonce, à l’image de Leboncoin, qui revendique plus de 10 millions de visiteurs uniques par mois et 3 millions d’annonces sur sa verticale automobile, et des sociétés comme Aramisauto, qui s’attèle à combler la faiblesse digitale des garagistes en industrialisant le recyclage des voitures d’occasion, il n’est pas simple pour les nouveaux venus sur ce marché de s’y imposer.

C’est notamment le cas de CapCar (ex-Kyump), qui annonce un tour de table de 5 millions d’euros mené par Breega, son actionnaire historique. Idinvest et 123 Investment Managers ont également participé à l’opération. Lancée en avril 2015 par Alexandre Hudavert, Guillaume-Henri Blanchet et Louis-Gabriel de Causans, tous trois ingénieurs passés par les bancs de Polytechnique, la start-up française propose une plateforme d’intermédiation de vente et d’achat de voitures d’occasion entre particuliers. CapCar travaille avec des mécaniciens qui réalisent les vérifications nécessaires sur le terrain avant de remettre le véhicule sur le marché. La plateforme se charge du reste pour trouver un acquéreur. A ce jour, la société assure vendre 200 véhicules par mois, en prélevant une commission de 5% sur chaque transaction.

Changements stratégiques sur le plan marketing et opérationnel 

Présente dans six régions françaises, la start-up réalise un chiffre d’affaires annuel de 2 millions d’euros. Un chiffre en progression avec des volumes de vente multipliés par sept en deux ans, mais encore insuffisant pour atteindre l’équilibre. Preuve des difficultés rencontrées par la société, elle s’est repositionnée cette année sur le plan marketing en adoptant une nouvelle identité. Exit Kyump, nom abstrait, place à CapCar, qui fait plus directement écho à l’activité de l’entreprise. Changement également sur le plan opérationnel avec les arrivées ces derniers mois de Patrick Sophienne Baudry, ancien patron de la division algérienne du spécialiste e-commerce africain Jumia, et de Sébastien Leblanc (SFR, Comdata…).

Pour se donner davantage d’oxygène, les trois polytechniciens sont parvenus à séduire leurs investisseurs historiques, ainsi qu’Idinvest, pour lever 5 millions d’euros, deux ans après avoir levé 2,4 millions d’euros. Ce nouveau tour de table doit permettre à la société de s’étendre en France, avant d’envisager une éventuelle expansion européenne. Dans le cadre de son développement sur le marché français, la jeune pousse prévoit de passer de 50 à 200 collaborateurs dans les mois qui viennent. Une condition sine qua non pour gagner du terrain et se donner l’espoir de survivre sur un marché très concurrentiel.

CapCar : les données clés

Fondateurs : Alexandre Hudavert, Guillaume-Henri Blanchet et Louis-Gabriel de Causans
Création : 2015
Siège social : Paris
Secteur : Automobile
Activité : marketplace de voitures d’occasion entre particuliers
Effectifs : 50 collaborateurs


Financement : 2,4 millions d’euros en novembre 2017, 5 millions d’euros en décembre 2019…

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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