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« Deezer, Spotify, YouTube et les autres… m’ont tué ». La fin d’un label musical

Le label musical Makasound ferme après 9 neuf ans d’existence. Un de ses fondateurs, Romain Germa publie une tribune sur Ecrans.fr et s’en prend directement aux sites de streaming. Morceaux choisis:

« Aujourd’hui, ni ce catalogue d’enregistrements ni cette marque n’ont de valeur. Nous avons cherché à « nous vendre » pour continuer, nous, indépendants depuis le début. Malheureusement, selon les lois du marché, cette musique ne vaut rien, ce travail non plus, son avenir encore moins. La musique doit être consommée tout de suite, comme une pizza. »

« Deezer, Spotify, YouTube et les autres sont-ils vraiment les nouveaux vecteurs d’un accès enfin illimité à la musique, comme l’était un temps « Philips, l’inventeur du compact disque » ? Le problème, c’est qu’eux non plus ne paient pas la musique. Ils ne la font pas et ils ne la paient pas. Ou ils la paient selon un modèle qui les arrange. 100 000 écoutes rapporteraient dans les 150 euros, à partager royalement entre producteur et artiste. Quel artiste, quel producteur, peut applaudir à ce calcul ? »

« Comment les maisons de disques, via leurs organismes professionnels, ont-elles pu signer des accords sur une base pareille ? Sommes-nous à ce point prêts à mendier notre travail et notre avenir ? Dois-je me réjouir que les 500 000 nouveaux abonnés de téléphone Orange-Deezer puissent écouter gratuitement (ou presque) nos productions passées et futures ? Fallait-il vraiment tester si vite ce « nouveau modèle » ? »

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3 thoughts on “« Deezer, Spotify, YouTube et les autres… m’ont tué ». La fin d’un label musical”

  1. Le plus malheureux, c’est que la musique n’a jamais été aussi présente qu’aujourd’hui. Télévisions, ordinateurs, radios, netbooks, tablettes, publicités, téléphones, la musique est partout… Je me souviens des premières pubs de wanadoo « Avec wanadoo, téléchargez de la musique, des films, illimités ! » A l’époque, personne ne se demandait d’où sortaient ces biens culturels illimités. Aujourd’hui, les géants que sont google, orange, Apple…, se sont bien empifrés grâce à ce miroir aux allouettes. Le cynisme n’a pas de limites. On pourrait transposer la musique et l’agriculture, les grands médias d’aujourd’hui et les supermarchés…

  2. Et bien tant mieux et byebye!
    Premièrement les professionnels de la musique n’ont pas su prendre conscience du tournant qu’allait prendre Internet.
    Ensuite entre 15 et 30 euros un album et 10 euros la place de cinéma, il est normal que les majors se prennent le retour de bâton!
    La culture doit rester accessible au plus grand nombre!
    J’espère la venue d’une licence globale!

  3. @ Bak

    La culture n’a jamais été un droit pour les pauvres. Elle a toujours été un privilège, soit pour les plus aisés, soit pour les plus cultivés. Si la musique et le cinéma font rêver c’est parce qu’ils ont quelque chose d’inaccessible (cela a souvent été la cas à cause de leur prix, un peu comme le parfum). Pourquoi des blaireaux achètent un Iphone bridé à l’extrême à peine recyclable pour 650€ nu, parce qu’ils n’achètent pas un téléphone, mais le rêve qui va avec…

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