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Drivy met le turbo avec le rachat de Livop

Drivy file sur sa lancée. La start-up parisienne annonce ce mardi l’acquisition de Livop, qui testait la location de véhicule entre particuliers sans rencontre physique, les usagers se transmettant les clés par l’intermédiaire d’un boîtier. « Nous ne dévoilons pas le montant de ce rachat », déclare le CEO de Drivy, Paulin Dementhon. L’absorption de Livop ajoute 6 000 utilisateurs et 1 000 voitures disponibles à la base de 26 000 véhicules que comptait déjà Drivy. L’approche de Livop était surtout un peu plus technique.

« Pour nous, cette prise de contrôle a surtout pour objectif d’acquérir la technologie et de tirer profit de l’expérience de Livop dans la location en self-service, chose que nous avions juste commencé à tester de façon confidentielle », explique le cofondateur de cette start-up qui a racheté Buzzcar et levé 8 millions d’euros le mois dernier.

Cette nouvelle opération de croissance externe signifie aussi l’intégration du fondateur de Livop, Kieran Connolly, comme directeur des opérations. Une expertise certaine.

Paulin Dementhon assure: « Kieran Connolly travaille dans la location de voitures depuis 18 ans et va apporter des connaissances très opérationnelles, de terrain: sur la location, l’entretien, la maintenance, le traitement des litiges ».

Dématérialiser les contrats de location

Drivy compte par ailleurs changer les habitudes en proposant de dématérialiser totalement le contrat de location. Les 8 millions récemment levés vont essentiellement permettre de recruter des ingénieurs et des développeurs afin de travailler sur les applications Web et mobile. « Le mobile va jouer un rôle toujours plus important dans la simplification des locations, et nous allons annoncer beaucoup de nouveautés dans les mois qui viennent », lâchait début avril Paulin Dementhon. Aujourd’hui, il annonce:

« Nous allons lancer une nouvelle version de l’application iOS où l’on pourra signer directement en ligne, ce qui offrira les moyens de dématérialiser complètement le contrat de location entre particuliers ».

La même fonction devrait suivre dans les prochains mois sur la version Android.

Drivy lancé sous peu en Espagne

L’entreprise ne dévoile pas son chiffre d’affaires mais assure que celui-ci a été multiplié par trois chaque année depuis deux ans. Elle développe sa présence à l’international. Cinq personnes travaillent déjà en Allemagne, une vient d’être recrutée pour l’Espagne. « Nous prévoyons de nous implanter dans un quatrième pays d’ici à la fin de l’année (…) Nous voulons être présents dans une dizaine de pays européens d’ici à deux ans, et commencer ensuite à regarder les autres continents », affirmait Paulin Dementhon début avril. Il existe Snappcar aux Pays-Bas, Social Car en Espagne… de possibles rachats ? « Ce n’est pas notre objectif principal pour l’instant » assure-t-il.

Sur le marché français, Drivy fait en tous cas la course en tête, devant OuiCar – qui avait racheté Unevoiturealouer.com en avril 2014 et revendique 16 300 véhicules  – et Deways.

De quoi venir, petit à petit, faire de l’ombre à Hertz, Avis, Europcar et consorts ? Les résultats de la saison estivale apporteront surement un début de réponse.

Associés-fondateurs : Paulin Dementhon (CEO) et Nicolas Mondollot (CTO)

Création : en 2010 à Paris

Secteur : location de véhicules entre particuliers

Effectifs: 40 personnes, dont 5 en Allemagne

Chiffre d’affaires au premier trimestre 2015: NC

Activité au premier trimestre 2015: 700 000 journées de location

Financement: 16 millions d’euros levés au total

Photo de Une: Kieran Connoly, fondateur de Livop, et Paulin Dementhon, fondateur et CEO de Drivy

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Adeline Raynal

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