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Du Burn-out à ma vie de Freelance

Par Emilie Mahaux, freelance

Ma réalité était celle de nombreux salariés: compressés par des entreprises à la recherche de toujours plus de chiffre d’affaires, qui ne pensent pas aux êtres humains leur permettant d’y arriver.

Comment je suis passée du burn-out à ma nouvelle vie de freelance? Un bon morceau d’espoir et de positive attitude!

Une expérience professionnelle très riche, dès mon plus jeune âge

Je n’ai que 25 ans. Beaucoup de personnes sont surprises de savoir que je suis déjà chef d’entreprise. Pourtant, rien ne me prédestinait à le devenir, loin de là.

J’ai déjà un CV bien rempli grâce à 5 années d’expérience dans des domaines extrêmement variés. Mais surtout, j’ai vécu pendant presque 3 ans des difficultés face à l’emploi. Encore une fois, rien d’exceptionnel là-dedans, mais lorsque dès ta première expérience professionnelle, tu te retrouves face à la précarité, loin de ta famille, les choses sont parfois assez difficile à gérer. Surtout à 20 ans.

Au-delà de ça, toutes ces expériences ont été d’un enrichissement personnel à toute épreuve. J’ai appris la valeur du travail et développé d’énormes compétences à être polyvalente en alternant:

  • serveuse,
  • chargée de communication dans une compagnie de théâtre,
  • employée dans un service de maintenance dans une usine de biscuits!

C’est grâce à ces 3 premières années que j’ai pu ouvrir mon esprit. Même si à cette époque, je n’étais absolument pas prête à vivre sans un salaire régulier! Sans m’en rendre compte, j’ai commencé à m’apercevoir que je pouvais faire de belles choses et que même dans les moments difficiles, il y a quelque chose de beau qui t’attend derrière.

Le St Graal du CDI

Après un passage éclair dans une usine bien connue de la région nantaise, le karma a encore joué en ma faveur. Il faut dire que je suis passée par de grandes périodes de creux, mais finalement à force de croire en moi, le destin a toujours été au rendez-vous, et au bon endroit.

À 22 ans, ma vie bascule. Même si à l’époque, je ne m’en apercevais pas, j’entre dans la société qui fera toute la différence sur mon avenir professionnel. Je découvre l’univers de la publicité, et je me retrouve à gérer une quarantaine d’équipes sur le terrain. C’était un travail aussi stimulant qu’épanouissant. Je n’avais jamais eu autant de responsabilités.

Après une année à batailler, j’obtiens enfin ce fameux CDI tant convoité. D’ailleurs, cette première année était l’une des plus belles de ma vie: j’avais trouvé dans mon travail, une véritable famille auprès de mes collègues, et surtout un mentor en mon responsable. J’étais épanouie de découvrir de nouvelles choses chaque jour et d’être poussée à aller toujours plus loin. Mon travail est officiellement devenu ma plus grande passion.

Ce n’était pas mon domaine de prédilection, mais ce n’était pas grave. Tout ce qui m’importe est d’être enrichie au fur et à mesure que les jours passent et cet emploi me le rendait bien.

Quand on aime, on ne compte pas

J’aimais tellement mon travail et mes collègues que je ne me suis même pas rendue compte qu’on était en train de me presser comme un citron. Je donnais toujours plus, puisqu’on nous en demandait toujours plus. J’étais fière de faire partie de cette équipe qui apportait tant à l’entreprise! Pourtant, les effectifs ont baissé. Mon équipe s’est vue passer de 8 personnes à 2, en une seule année.

L’esprit d’entreprise s’est vue changer en quelques mois seulement. Nous étions tous sous-pression, fatigués et à la recherche constante de faire mieux.

Il a fallu travailler toujours plus, pour toujours moins. La pression des chiffres est devenue obsessionnelle et les remontrances se multipliaient. J’avoue, je l’ai très mal vécu.

Mes valeurs sont assez simples: je souhaite travailler avec des êtres humains et non des robots. Ma volonté est de toujours prioriser la qualité de mon travail, face à la quantité et au chiffre d’affaires. J’ai été perçue comme naïve et jeune, ils avaient peut-être raison d’ailleurs.

Et puis, mon corps a dit stop!

Les choses se sont passées très vite. Mon corps me faisait passer un message qui n’était pas encore arrivé à mon cerveau. Ou, je lui bloquais l’accès, je ne sais pas. En un mois, j’ai quitté mon entreprise sans savoir vers quoi me tourner. C’était brutale, difficile et surtout la plus grosse claque que je me suis prise jusqu’à maintenant. Soyons honnête, j’en ai chié! Et finalement, les semaines ont passé et le karma a une fois de plus pris le dessus.

Cela faisait bientôt une année que je m’étais réfugiée dans l’écriture d’un blog personnel. C’est devenue une passion très vite et je me suis surtout rendue qu’écrire était l’une des choses qui me comblait le plus, depuis ma plus tendre enfance. Même si ce n’était pas aussi clair comme de l’eau de roche au départ, le cheminement vers mon avenir de Copywriter a commencé à se profiler.

Alors certes, cela a pris beaucoup de temps entre le moment où j’ai décidé de me lancer en tant que Freelance et le moment où j’ai tout mis en œuvre pour que cela devienne mon métier à part entière. Il m’a fallu des mois à continuer de peser le pour, le contre, chercher des solutions alternatives… Pour faire court: à me cacher derrière des excuses!

Et puis, le jour où je me suis sentie (presque) prête, je me suis dit qu’il était temps de prendre des risques et que si je ne le faisais pas aujourd’hui, je ne le ferais jamais. Et me voilà!

Être Freelance, un mode de vie

La vie de Freelance, c’est bien plus qu’un métier, c’est également une façon de voir la vie. Mon état d’esprit a changé et j’ai évolué à vitesse grand V depuis que je me retrouve face à moi-même. Pourtant, il n’y a aucune crainte à avoir à partir du moment où l’on fait ce que l’on aime.

On m’a souvent dit que je ferais de grandes choses dans ma vie, que l’on voyait beaucoup en moi. J’avais envie d’y croire, mais je ne comprenais pas comment cela pourrait être possible au vu des multiples remarques que j’avais pu avoir durant ma vie de salariée. Aujourd’hui, je me sens capable de soulever des montagnes et je sais que je suis arrivée au point du début de ma vie.

Ma vie est aujourd’hui faite de victoires quotidiennes, de retours positifs de la part de mes clients et de défis à relever! Alors oui, il y a les coups durs, les coups de mous, mais le plus important dans tout cela est de toujours se focaliser sur le plus important et le plus constructif. Il est primordial de s’entourer de personnes aimantes et respectueuses qui t’aideront à te dépasser.

Aujourd’hui, je suis fière de moi au quotidien et je n’ai plus honte de dire que je suis chef d’entreprise.

L’article était initialement publié sur le blog d’Emilie.

 

La contributrice:

 

Emilie Mahaux est freelance. Elle est à retrouver sur son blog.

 

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Les contributeurs sont des auteurs indépendants de la Rédaction de FrenchWeb. Leurs propos et positions leurs sont personnels.

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1 thought on “Du Burn-out à ma vie de Freelance”

  1. Mais bien sûr! après un burn-out, c’est bon de se lancer en freelance!
    C’est la déprime assurée et un suicide dans les 2 ans!

    Avant de se lancer, il faut une trousse de secours
    – des 100aine d’heure de sommeil en stock
    – au moins 6 mois de revenu en banque (de quoi tenir 2 années )
    – 2 clients qui assurent 30% du CA mini (25K€ par an pour survivre)
    – passer de Auto entrepreneur à une SARL ou SAS pour gagner en crédibilité sur le marché
    – Un bouquet de patiente, rigueur, courage, motivation.
    – Une entourage compatible (famille, conjoint).
    – Une tenue de chasseur de prime pour se faire payer avant les 190 jours fin de mois (désolé, on avait perdu votre facture, et non, nous n’avons pas reçu vos 50 relances)
    – un bâton de pèlerin pour le commercial (C’est pas inné, c’est un métier, si le client te dit oui tout de suite soit disant pour t’aider, c’est que tu es à 50% du prix, si tu est a 75%, il te fera baisser à 50% sous prétexte de 1er contrat)
    – Le dictionnaire comprendre l’administration (n’existe pas encore à ce jour).
    – Un dictionnaire Français / comptable, comptable / Français (Quand vous serez en SARL ou SAS)

    Sachez qu’en tant que freelance, vous aurez affaire a vos anciens patrons mais en moins cher et plus malléable.

    Après 2 ans, une fois l’expérience faite, le bouche à oreille qui fonctionne, le carnet de commande plein pour les 6 mois à venir, c’est que du bonheur, et avec un peu de chance vous pouvez même en vivre!

    Mais vous êtes libre!
    La liberté ça coûte cher mais ça n’a pas de prix!

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