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Esport: 10 ans après le phénomène League of Legends, Riot Games lance un nouveau jeu

AFP

Sorti il y a quelques semaines, le jeu vidéo Valorant, dernier né des jeux de tir tactiques, suscite déjà l’enthousiasme des équipes et joueurs pro, attirés par le label Riot Games, gage de savoir-faire dans l’esport. Dix ans après le phénomène League of Legends (LoL), qui s’est imposé comme le champion de l’esport, l’éditeur américain a officiellement lancé début juin son nouveau jeu gratuit pour PC. S’il parvient à réitérer le succès de LoL, le jeu pourrait concurrencer d’autres jeux de tir à succès comme Counter Strike (CS) ou Overwatch.

Signe de l’engouement qu’il a généré et de l’appétit du monde de l’esport pour Valorant, de nombreux clubs ont déjà annoncé la signature de joueurs, alors qu’aucune compétition officielle n’a pourtant été annoncée. En Europe, G2 a par exemple officialisé le recrutement de Mixwell, ancien joueur pro de Counter Strike. Aux Etats-Unis, Cloud9 ou FazeClan ont également créé leur équipe, tout comme T1 en Corée du Sud, pour ne citer qu’eux. « En terme de gameplay, de sensations, c’est un super jeu, c’est très dynamique et en même temps très basé sur les capacités et les compétences individuelles de chaque joueur. C’est vraiment une belle découverte », estime Fabien Devide, le patron de Vitality, le principal club esport en France.

« La patte Riot »

Sur le papier, Valorant présente les ingrédients habituels d’un jeu de tir: deux équipes de 5 qui s’affrontent pour poser une bombe ou la désamorcer. La recette ressemble beaucoup à celle qui a fait le succès de CS, jeu phare de l’esport depuis une vingtaine d’années. « Notre premier concurrent est Counter Strike, c’est un jeu génial, nos créatifs y jouent depuis longtemps. Ça a été une super source d’inspiration », reconnaît d’ailleurs Guillaume Rambourg, directeur général de Riot Games France. Mais à la différence de son modèle, Valorant permet aux joueurs de choisir parmi une variété de personnages qui évoluent dans un univers plus fantaisiste. « Ce sont des différences qui sont inhérentes à la patte Riot. On a des personnages avec des compétences, qui ajoutent une profondeur tactique au jeu et le rendent plus créatif », ajoute-t-il.

Toutes ces nouveautés ont en tout cas été très bien accueillies par la communauté. La version test du jeu, sortie début avril, a cumulé 470 millions d’heures vues sur la plateforme Twitch et atteint 1,7 million de spectateurs simultanés, deuxième record historique pour la plateforme. De quoi poser les bases pour que le jeu devienne un succès de la scène esport. D’autant qu’il va bénéficier de l’expertise de son éditeur en la matière. Pour Fabien Devide, « le tampon Riot Games en tant qu’écosystème esport et la façon dont les équipes compétitives sont traitées, c’est forcément très rassurant et c’est un atout supplémentaire. »

Une phase « d’incubation »

Avec League of Legends, « ils ont un track record d’un jeu qui a 10 ans de vécu, qui ne fait que progresser (…) Si Valorant est le succès attendu, on est persuadés que Riot Games sera capable de le faire évoluer et de conserver cette expertise », ajoute-t-il. Pour l’instant, l’éditeur n’a pas encore annoncé de scène compétitive structurée et préfère passer par une phase « d’incubation » en laissant à des organisateurs tiers le soin d’organiser de premiers tournois. « On va apprendre beaucoup de choses et tenter de créer un intérêt autour du jeu et une relation dans le temps » avec notre communauté, explique Guillaume Rambourg. « On est vraiment en phase de découverte et quand on aura trouvé la recette parfaite, on se lancera. »

Une approche saine d’après Eva Martinello, journaliste spécialisée dans l’esport. « Plutôt que de prendre une stratégie agressive comme c’est souvent le cas aujourd’hui, Riot Games essaye un peu de copier ce qu’ils avaient fait sur LoL à l’époque, c’est-à-dire laisser la scène compétitive se monter seule », analyse-t-elle. « C’est intéressant de leur part car c’est comme ça que l’esport a commencé à la base ».

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La rédaction

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