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geo ET INFLUENCE : ce que L’histoire des réseaux sociaux peut (et devrait) nous enseigner

Avec Cybercité, l'agence experte en Marketing Digital

Par Alban Renard, Head of Expertises & Innovation chez CyberCité.

Les usages de recherche ne sont pas simplement en train de basculer de Google vers ChatGPT. Ils passent progressivement d’une logique de navigation entre plusieurs résultats à une logique de réponse, de synthèse et de recommandation. Pour les marques, cette évolution change moins les fondations de la visibilité organique que la manière d’en mesurer la valeur.

La montée en puissance des outils d’IA générative comme ChatGPT, Perplexity ou Claude vient bousculer un monde des moteurs de recherche dont Google est l’acteur dominant depuis les années 2000. 

Il suffit d’analyser les principaux contenus parus sur le sujet sur LinkedIn ces dernières années pour s’en convaincre : tous ou presque alimentent un débat sans fin sur la frontière entre SEO (Optimisation pour les moteurs de recherche) et GEO (optimisation de la visibilité dans les réponses générées par les intelligences artificielles). 

Mais ce débat masque probablement le véritable changement : le passage d’une visibilité historiquement mesurée par le classement et le clic à une visibilité qui reposera aussi sur la citation, la recommandation et l’influence.

C’est précisément ce changement de perspective que nous défendons chez CyberCité à travers notre approche Global Search & AI First. Le GEO ne doit pas être traité comme un nouveau canal autonome, mais comme une extension de la stratégie de visibilité des marques, à l’intersection du SEO, du contenu, des relations presse, du social media, de la réputation et de la data.

SEO contre GEO : une opposition largement artificielle

Comme toute transformation, cette évolution suscite deux discours opposés. D’un côté, certains défendent les fondamentaux du SEO technique comme socle absolu de toute stratégie GEO

De l’autre, certains discours présentent le GEO comme une discipline entièrement nouvelle, indépendante du travail historique réalisé sur les moteurs de recherche. Le SEO appartiendrait à l’ancien monde du classement et du clic ; le GEO au nouveau monde de la réponse et de la recommandation.

D’après une étude exclusive réalisée par CyberCité, environ 25 % des 200 publications LinkedIn ayant généré le plus de réactions parmi les contenus étudiés utilisent la rhétorique de la « mort du SEO » ou de « l’avènement d’une nouvelle ère ».

Ce résultat illustre la polarisation du débat, mais aussi sa simplification excessive.

(Source : CyberCité, analyse des publications dédupliquées sur la thématique SEO/GEO sur LinkedIn entre le 1er janvier 2025 et le 30 juin 2026. Vision limitée au prisme d’analyse de l’indexation publique des contenus LinkedIn par Google.)

Cette étude s’inscrit dans un travail plus large d’observation des discours et des évolutions du Search mené par les équipes de CyberCité. L’enjeu n’est pas uniquement de suivre les tendances lexicales du marché, mais de distinguer les transformations structurelles des effets d’annonce et d’aider les marques à investir sur des fondations suffisamment durables.

Or, la réalité des choses est bien moins tranchée, et se situe probablement à mi-chemin de cette opposition.

Le SEO et le GEO ne poursuivent pas toujours exactement le même objectif, mais ils partagent une large partie de leurs conditions de réussite : accessibilité technique, qualité de l’information, autorité, cohérence de marque et présence dans des sources tierces crédibles.

Cette mutation est déjà fortement engagée et, en réalité, elle n’a pas attendu OpenAI. C’est précisément ici qu’il devient intéressant de se pencher sur l’histoire d’une autre transformation digitale : l’arrivée des réseaux sociaux dans les stratégies marketing.

La première erreur des marques sur les réseaux sociaux

Les usagers de demain ne chercheront certainement pas leurs informations de la même manière que leurs ainés. Cela n’a d’ailleurs jamais été le cas.

L’arrivée des réseaux sociaux constitue un précédent instructif. Elle reposait déjà sur une diversification des usages, l’apparition de nouveaux intermédiaires et de nouvelles interactions entre les utilisateurs, les marques et l’information.

À son arrivée dans les années 2000, Facebook a rapidement installé l’idée qu’une information recommandée par son entourage pouvait avoir davantage de poids qu’un message directement émis par une marque

Cette vision de l’influence a poussé les entreprises, dans les premières années du réseau social de Mark Zuckerberg, à se lancer dans une course aux fans, de manière plus ou moins éthique et organique. 

Chaque marque devait avoir sa « page fan » Facebook et développer son nombre d’abonnés – on ne parlait pas encore systématiquement de communauté.

Pour les décideurs marketing les plus précurseurs, l’enjeu consistait à expérimenter ce nouveau territoire sans toujours savoir précisément comment en mesurer la valeur.

Les premiers KPI ressemblaient fortement à des vanity metrics. Le nombre de fans ou de réactions ne démontrait pas directement une contribution au chiffre d’affaires. Des voix s’élevaient déjà pour dénoncer l’inutilité de ces actions dans une perspective strictement ROIste.

Les outils d’analytics montraient également une faible répercussion directe des actions de social media sur le trafic du site web, alors considéré comme l’un des principaux indicateurs permettant de justifier les investissements digitaux.

L’erreur n’était pourtant pas d’investir sur les réseaux sociaux. Elle consistait à vouloir évaluer un nouveau levier avec les seuls indicateurs du canal qui l’avait précédé.

L’influence ne se résume pas au trafic généré de manière directe

Revenons en 2026, et observons ce que cette histoire nous a appris : peu de professionnels remettent aujourd’hui en cause l’influence des réseaux sociaux dans les processus de découverte, de considération et de décision

Mais surtout, aucune stratégie social media mature ne réduit désormais sa performance au seul trafic envoyé vers le site web.

Les indicateurs de portée, d’engagement, de préférence, de mémorisation ou de conversation ont acquis leur légitimité. Des marques se sont construites directement dans les environnements sociaux. Les créateurs de contenu sont devenus des intermédiaires majeurs dans de nombreux secteurs.

Les plateformes, de TikTok à Instagram en passant par LinkedIn et Facebook, développent par ailleurs des algorithmes qui favorisent les contenus capables de retenir l’attention des utilisateurs à l’intérieur de leur propre écosystème.

Le clic sortant n’a pas disparu, mais il n’est plus la seule preuve de valeur.

C’est cette leçon qu’il faut aujourd’hui transposer aux moteurs génératifs.

S’il est encore tôt pour déterminer la capacité des consommateurs à faire confiance à l’IA pour les guider dans leurs processus d’achat de A à Z, une chose est certaine : le trafic ne sera certainement pas, là non plus, le principal indicateur à suivre pour mesurer la performance d’une marque dans cette environnement probabiliste.

S’il est encore tôt pour déterminer jusqu’où les consommateurs feront confiance à l’IA pour les accompagner dans leurs processus d’achat, une chose paraît déjà probable : le trafic referral provenant de ChatGPT, Perplexity ou des expériences génératives de Google ne suffira pas à mesurer l’influence réelle exercée par ces interfaces.

Une marque peut être découverte, citée, comparée ou recommandée dans une réponse sans que l’utilisateur clique immédiatement sur son site.

L’absence de clic ne signifie donc pas nécessairement absence d’impact. Elle signifie que la valeur créée devient plus difficile à observer avec les modèles d’attribution traditionnels.

Les moteurs génératifs sont appelés à intervenir comme des intermédiaires de recommandation. Ils synthétisent des informations, hiérarchisent des arguments et contribuent à construire une représentation d’une marque, d’un produit ou d’un marché.

Les marques devront donc apprendre à exister dans cet environnement informationnel, non pas en essayant d’« injecter » artificiellement leur discours dans les modèles, mais en rendant leur proposition de valeur compréhensible, crédible et vérifiable à travers plusieurs sources.

Le trafic directement issu des moteurs génératifs vers le site web sera probablement moins systématique. Cela ne signifie pas que leur recommandation sera sans valeur.

Le sujet central du GEO n’est donc pas seulement : “Comment obtenir plus de visites depuis les IA ?” Il devient : “Comment faire partie des marques que les IA identifient comme suffisamment légitimes pour être citées, comparées ou recommandées ?”.

Chez CyberCité, cette question structure directement nos accompagnements GEO. Nous ne cherchons pas uniquement à améliorer une courbe de citations sur un panel de prompts, mais à comprendre quels attributs sont associés à la marque, quelles sources nourrissent les réponses, quels concurrents sont privilégiés et quelles preuves manquent encore pour faire évoluer sa représentation dans les environnements génératifs.

Trois enseignements pour construire une stratégie GEO

C’est dans cet objectif de citation et de recommandation que l’on retrouve certaines pratiques historiques du SEO. Celles-ci continuent de jouer un rôle essentiel, mais doivent s’intégrer dans une approche plus large de la visibilité organique.

1. La technique est une condition d’éligibilité, pas une stratégie complète

L’accessibilité technique reste indispensable. Un contenu difficile à explorer, à indexer, à interpréter ou à relier au reste d’un écosystème éditorial part avec un désavantage évident.

Mais la technique constitue une condition nécessaire, et non une stratégie GEO complète. Elle permet à une information d’être accessible ; elle ne garantit ni sa sélection ni sa recommandation.

Pour les fonctionnalités génératives intégrées à Google, la documentation officielle confirme d’ailleurs que les fondamentaux du SEO restent applicables et qu’aucune exigence technique entièrement nouvelle ne remplace les conditions classiques d’éligibilité à la recherche.

Les tentatives de manipulation à court terme exposent en revanche les marques à un risque réputationnel important. Les techniques qui exploitent temporairement les limites d’un modèle ne constituent pas une stratégie durable de visibilité. L’histoire de la lutte anti-spam entre Google et les professionnels du SEO doit également tenir lieu d’enseignement. A fortiori dans un éco-système de la recherche IA dont Google demeure l’un des acteurs majeur (Gemini, AI Mode, Google AI Overviews)

L’expertise technique historique de CyberCité permet ici de distinguer les véritables prérequis des supposés “hacks GEO”. Nos audits analysent l’explorabilité des contenus, leur indexation, leur architecture, leur rendu, leur maillage et la manière dont les informations stratégiques peuvent être identifiées et rapprochées. La finalité n’est pas d’adapter artificiellement un site à chaque LLM, mais de construire un socle informationnel robuste pour l’ensemble des moteurs.

2. Le contenu doit devenir une preuve, pas seulement un actif de positionnement

L’industrialisation de la production éditoriale, accélérée par l’IA générative, met aujourd’hui en évidence les limites d’un contenu conçu uniquement pour occuper un espace sémantique.

Dans un univers saturé de contenus facilement reproductibles (« Slop IA »), la valeur se déplace vers ce qui est difficile à copier :

  • Une expertise réellement démontrée ;
  • Des données propriétaires ;
  • Des études et méthodologies explicites ;
  • Des retours d’expérience ;
  • Des prises de position argumentées ;
  • Des preuves clients et opérationnelles ;
  • Des auteurs identifiables et légitimes.

Le contenu ne doit donc plus seulement répondre à une requête. Il doit apporter aux moteurs, aux médias et aux utilisateurs des éléments suffisamment distinctifs pour être repris, cités ou utilisés comme preuve.

Comprendre et satisfaire avant tout les internautes (re)devient une priorité. L’impact d’un contenu devra être évalué par sa capacité à être consommé, mémorisé, repris et mobilisé dans une décision, et non plus uniquement par le nombre de sessions qu’il génère.

Cette évolution modifie profondément la manière de construire une stratégie éditoriale. Chez CyberCité, nous croisons l’analyse des intentions de recherche, l’étude des réponses génératives, les interviews d’experts, les données propriétaires et les attentes des carrefours d’audience pour identifier les contenus qu’une marque est réellement légitime à produire. L’objectif n’est plus de publier davantage, mais de produire des actifs éditoriaux suffisamment exclusifs pour devenir des références.

L’IA peut accélérer l’exploration, la synthèse ou la déclinaison. Elle ne remplace ni la matière première experte, ni l’angle, ni la preuve. C’est pourquoi nous défendons une approche de création augmentée par l’IA, mais dirigée par des experts métier, des consultants Search et des professionnels du contenu.

La grille E.E.A.T. – Expérience, Expertise, Autorité et Trust (Fiabilité) – reste utile pour structurer cette réflexion. Il convient toutefois de la présenter avec précision : il s’agit d’un cadre utilisé dans les consignes adressées aux évaluateurs de la qualité de Google, et non d’un score ou d’un facteur de classement directement observable.

L’arrivée en France des AI Overviews et du Mode IA rend encore plus artificielle l’opposition entre “Google = SEO” et “LLM = GEO”. Google intègre lui-même les modèles Gemini au cœur de ses nouvelles expériences de recherche.

3. L’autorité d’une marque se construit en dehors de son propre site

Enfin, une marque ne pourra pas construire sa visibilité générative uniquement à partir des contenus qu’elle publie sur son propre domaine.

Sa crédibilité dépend également des empreintes qu’elle laisse dans les espaces où ses affirmations peuvent être confirmées ou contestées :

  • Médias spécialisés ;
  • Études sectorielles ;
  • Sites institutionnels ;
  • Partenaires reconnus ;
  • Avis clients ;
  • Plateformes communautaires ;
  • Réseaux sociaux ;
  • Contenus d’experts indépendants.

Le véritable actif GEO d’une marque n’est donc pas seulement son site, mais l’écosystème de sources qui confirme son expertise. Une affirmation répétée sur dix pages propriétaires ne vaut pas nécessairement une donnée reprise par un média reconnu, une étude citée par des acteurs sectoriels ou un bénéfice confirmé par des utilisateurs.

Cette dimension explique pourquoi CyberCité associe les expertises SEO et GEO à des leviers de relations presse digitales, de netlinking éditorial, de contenus experts, de social media et d’e-réputation. Il s’agit d’identifier les espaces qui comptent réellement pour chaque marché, puis d’y développer des empreintes cohérentes, crédibles et susceptibles d’être reprises par les utilisateurs comme par les moteurs génératifs.

L’enjeu ne consiste pas à multiplier indistinctement les mentions. Il est de construire un réseau de corroborations autour des principaux attributs et claims de la marque.

Les KPI GEO : utiles, mais insuffisants

Les nouveaux indicateurs du GEO — taux de citation, taux de présence comme source, part de voix dans les réponses, couverture d’un ensemble de prompts ou association à certains attributs de marque — permettront de suivre des évolutions.

Mais pris isolément, ils pourront difficilement démontrer davantage de valeur business qu’un nombre de fans Facebook au début des années 2010.

Un taux de citation est un indicateur de visibilité, pas une preuve de contribution commerciale.

La véritable question porte sur les usages réels des consommateurs : dans quelle mesure l’adoption des outils génératifs influencera-t-elle la découverte d’une marque, la compréhension de son offre, sa présence dans une liste de considération ou la décision finale ?

Pour progresser, les marques devront relier les indicateurs GEO à d’autres signaux :

  • Évolution de la notoriété assistée et spontanée ;
  • Progression des recherches de marque ;
  • Trafic direct ;
  • Conversions assistées ;
  • Mentions dans les enquêtes post-achat ;
  • Évolution de la considération ;
  • Contribution mesurée par des tests d’incrémentalité ou des modèles marketing plus globaux.

Le GEO ne supprime pas la mesure. Il oblige les entreprises à abandonner l’illusion selon laquelle toute influence peut être attribuée à un clic identifiable.

Les dispositifs de mesure construits par CyberCité s’inscrivent dans cette logique. Ils associent des panels de prompts représentatifs des parcours réels, l’analyse des citations et des sources, la qualification des attributs associés à la marque et des indicateurs Search ou business plus classiques.

L’enjeu n’est pas de produire un “score GEO” universel et rassurant, mais de construire une lecture adaptée au marché, aux audiences et aux objectifs de chaque entreprise. La mesure doit permettre de prendre des décisions : renforcer une preuve, investir un nouveau carrefour d’audience, corriger une perception ou consolider un territoire d’expertise.

Le GEO est aussi un sujet d’organisation marketing

Cette transformation constitue une occasion de prendre de la hauteur et de décloisonner les expertises.

SEO, contenu, relations presse, social media, influence, e-réputation, data et stratégie de marque ne peuvent plus travailler sur des représentations différentes de la même entreprise.

Une IA ne distingue pas les silos internes d’une organisation. Elle observe un ensemble de signaux, de contenus, de mentions et de preuves qui doivent raconter une histoire cohérente.

Les marques doivent donc unifier leur discours autour de leur proposition de valeur, mais surtout apprendre à valider leurs claims marketing par des éléments concrets et vérifiables.

Cette orchestration constitue probablement le principal défi opérationnel du GEO. Elle nécessite de faire travailler ensemble des équipes qui disposent chacune d’une partie de la vérité : les experts métier connaissent les preuves, le marketing définit la proposition de valeur, le SEO observe la demande, les relations presse développent l’autorité, le social media capte les conversations et la data mesure les évolutions.

C’est le rôle que CyberCité entend jouer à travers son positionnement Global Search & AI First : réunir ces expertises autour d’une même représentation de la marque, identifier les écarts entre ses discours, ses preuves et la perception qu’en donnent les moteurs, puis traduire ces constats en plans d’action coordonnés.

Le marketing digital ne peut amplifier durablement que ce qui existe réellement : une différence perceptible, une expertise démontrée, une expérience client cohérente et des preuves accessibles. Aucun outil GEO ne compensera durablement une proposition de valeur faible ou interchangeable.

C’est pourquoi il est urgent de tirer les enseignements des précédentes transformations d’usage avant de se lancer à l’aveugle dans ce nouveau monde.

Les marques qui réussiront ne seront pas nécessairement celles qui généreront le plus de clics depuis les IA. Ce seront celles que les consommateurs, les médias et les moteurs génératifs finiront par considérer comme des références évidentes de leur marché.

Et c’est sans doute là que réside la véritable valeur d’un accompagnement GEO : non pas promettre une visibilité magique dans ChatGPT, mais aider une marque à devenir suffisamment claire, crédible, présente et utile pour mériter durablement d’être recommandée.

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