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Google Glass : 19 industries qui vont changer

Après le déploiement du web dans les années 90, le numérique semble vivre sa seconde révolution, celle du « Tout Connecté ». La principale ambition étant non plus d’imaginer de nouveaux objets intelligents comme l’ont été le smartphone et le PC, mais bien de connecter chaque objet, composant jusqu’ici notre environnement. Ainsi, on estime qu’en 2020 4 milliards de smartphones seront dans nos poches, tandis que quelques 80 milliards d’objets du quotidien, de la voiture au Thermostat, seront connectés.

Certains de ces objets iront même jusqu’à augmenter nos facultés. C’est ce que l’on appelle le « Wearable », soit la capacité à connecter un vêtement ou un accessoire à son environnement pour apporter plus de confort, d’intelligence, de divertissement et d’information à son utilisateur. Porte drapeau de ce mouvement, les Google Glass ont fait leur apparition en avril 2012, mais c’est le 27 juin 2012 que Sergey Brin, co-fondateur de Google, a révélé officiellement au monde entier les “Google Glass” et lancé son programme “Glass Explorer”… Pour celles et ceux qui seraient passé à côté de cet ovni, il s’agit d’une paire de lunettes équipée d’un processeur, d’une caméra, d’un micro, soit de l’ensemble des caractéristiques d’un terminal connecté. La vraie prouesse de la firme de Moutain View ne réside pas dans la technologie de son invention, d’ailleurs certains concurrents sont encore plus avancés. Sa force est avant tout marketing. Google a vite compris que pour démocratiser un usage et installer son leadership, la preuve par l’usage restait la meilleure solution.

Plutôt que de valoriser les mérites de sa technologie, la cellule dirigée par Sergey Brin a préféré vendre son précieux objet à un cercle d’influenceurs répondant à deux objectifs : être suffisamment populaire pour toucher une forte audience, mais aussi être à l’image du consommateur de demain. C’est ainsi que des pompiers, mères de familles et – évidemment – blogueurs ont commencé à se mettre en scène, lunettes sur le nez. L’éditorialisation des Google Glass n’a pas encore permis au public de se forger une réelle opinion vis-à-vis de cet objet, mais elle a su attirer les médias et générer suffisamment de conversation pour imposer le modèle de Google comme la référence.

Evidemment, Google n’ambitionne pas de rester à la tête d’un marché de niche. Sa principale ambition commerciale sera d’imposer son modèle dans les boutiques d’opticiens et de devenir un acteur incontournable. Pour cela elle vient de lancer 4 montures, dont le design nous ferait presque oublié qu’il s’agit d’un objet connecté. C’est justement en rendant la technologie discrète voire invisible que Google parviendra à s’imposer. Vendra-t-on encore des lunettes « non-connectées » après ce lancement ?

Tout partira des usages professionnels

Souvent présentées comme un gadget, ces lunettes intelligentes n’ont pas encore révélé leur véritable potentiel. Pour les entreprises que vous représentez, Google Glass est une opportunité à saisir, sur le plan marketing et business. Cet outil, prisme de transformation, trouvera d’abord son utilité dans le monde professionnel. N’oublions pas que le nombre d’exemplaires est limité et au prix de 1.500 $ (il faudrait descendre sous la barre des 300 $ pour commencer à intéresser le grand public). Au-delà des quelques applications « gadgets » développés dans une optique de communication, certaines pratiques se dessinent et présagent un brillant avenir pour les Google Glass – ou au constructeur qui saura s’imposer sur ce marché. Dans les mondes de la logistique, de la maintenance ou encore du prêt-à-porter, le fait d’avoir les mains libres et de pouvoir bénéficier d’un navigateur internet d’un simple regard est un atout non négligeable. L’apport est évident : simplicité, gain de temps et discrétion. Cuisine, mode, médecine, mobilité, tourisme, ou encore journalisme, les secteurs impactés seront très nombreux. Les expérimentations commencent à peine à voir le jour… Soyez précurseurs.

Les enjeux

Reste les sujets tabous. Entre les contraintes juridiques, sanitaires et les différentes polémiques, l’adaptation par le plus grand nombre devrait prendre plus de temps que prévu. L’un des principaux enjeux, celui de la publicité, reste également flou… Certains annonceurs se voient déjà convertir leurs équipes au « pay per gaze » ou « pay per emotion », mais la firme de Mountain View affirme qu’elle ne polluera pas ses utilisateurs, d’autant plus que l’écran n’est plus dans notre poche, mais bien sur notre nez.

Même si la probabilité de voir apparaitre de la publicité est faible à court terme, ne négligez pas pour autant ce nouveau device. Plutôt que de recourir à la publicité, vous devez dès à présent réfléchir aux conseils et services que vous pourrez apporter à vos consommateurs et prospects. Pour rester dans le coeur des gens et gagner une place de choix sur leur nez, soyez remarquables.

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