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[INSIDERS] Feu vert de la Commission européenne pour le rachat de Shazam par Apple

#Go: Feu vert de la Commission européenne au projet de rachat de Shazam par Apple

AFP- La Commission européenne a donné ce jeudi son feu vert au projet de rachat par Apple de l’application mobile Shazam, qui permet d’identifier des chansons, estimant qu’il ne réduirait pas le choix des consommateurs de musique en streaming.

Crédit: Shutterstock.com

« Au terme d’une analyse approfondie des données musicales de Shazam et de ses données concernant les utilisateurs, nous avons conclu que leur acquisition par Apple ne réduirait pas la concurrence sur le marché de la diffusion numérique de musique en continu« , a expliqué la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager dans un communiqué.

Cette décision fait suite à une enquête approfondie concernant le projet de rachat de Shazam par Apple. Apple exploite Apple Music, deuxième plus grand service de diffusion de musique en continu en Europe, derrière Spotify. Shazam exploite l’application de reconnaissance musicale la plus utilisée dans l’Espace économique européen (EEE) ainsi qu’à l’échelle mondiale. L’enquête a établi qu’Apple et Shazam proposaient pour l’essentiel des services complémentaires et ne se font pas concurrence.

La Commission a conclu que « l’entité issue de la concentration ne serait pas en mesure d’évincer les fournisseurs concurrents de services de diffusion numérique de musique en continu en accédant à des informations commercialement sensibles concernant leurs clients« . « Une décision relative à une opération de concentration ne dispense pas les entreprises de respecter toutes les législations applicables en matière de protection des données« , souligne la Commission.

Elle rappelle que « six autres enquêtes de phase II sur des concentrations sont en cours: le projet d’acquisition d’Aurubis Rolled Products et de Schwermetall par Wieland, le projet d’acquisition de MKM par KME, le projet d’acquisition de Gemalto par Thales, le projet d’acquisition d’Alstom par Siemens, le projet d’acquisition de l’activité nylon de Solvay par BASF et le projet d’acquisition de Tele2 NL par T-Mobile NL« .

#Transport: après Lime et Bird, au tour de Taxify de déployer ses trottinettes électriques à Paris

Depuis quelques mois, les trottoirs parisiens sont envahis par les trottinettes électriques. Leur nombre va continuer à augmenter puisqu’un nouvel acteur vient de faire son apparition sur ce segment. Il s’agit de Taxify (ou Txfy depuis que la justice française l’a contraint à changer de nom en décembre dernier), une société estonienne qui opère un service de VTC à Paris depuis octobre 2017. Dès ce jeudi 6 septembre, le concurrent d’Uber élargit son champ d’action en lançant ses trottinettes électriques en livre-service baptisées «Bolt», une sous-marque nouvellement créée. 

Crédits : Taxify.

Dans un premier temps, près de 300 trottinettes seront déployées dans la capitale. Pour accéder au service, la réservation se fait directement sur la même application qui permet de commander une course en VTC. Un trajet en trottinette coûtera 15 centimes par minute, avec un tarif minimum de location de 1 euro. De la même manière, Lime, qui a également déployé des trottinettes électriques dans la capitale, est présent dans l’application Citymapper. 

Ce moyen de locomotion se destine principalement à de courts trajets urbains. «Une course Taxify sur cinq se fait sur une distance inférieure à trois kilomètres, soit une distance idéale pour un trajet en trottinette électrique», indique Markus Villig, co-fondateur et CEO de la société estonienne. Pour Taxify, qui a levé 175 millions de dollars en mai, la concurrence s’annonce rude à Paris, où sont présents Lime, depuis juin, et Bird, depuis août. En débarquant sur ce terrain, Taxify, qui revendique 10 millions d’utilisateurs dans le monde, retrouve une vieille connaissance, Uber, qui a investi dans Lime cet été.

#Europe 1: la radio lance une structure pour accélérer la production de contenus numériques

AFP -Europe 1 a créé une nouvelle structure interne, Europe 1 Studio, pour accélérer sa production de contenus numériques, notamment les podcasts et les services dédiés aux assistants vocaux, a annoncé jeudi son patron Laurent Guimier.

Crédit: Europe 1

« C’est une structure d’une dizaine de personnes qui va se concentrer sur la capacité à créer des podcasts, à développer des skills (qui sont aux enceintes connectées ce que les applis sont aux smartphones, ndlr) pour assistants vocaux, et travailler sur la question du livre audio« , a annoncé le vice-PDG de la station, nommé au printemps pour tenter de redresser les audiences au plus bas.

Cette structure va produire de nouveaux podcasts originaux, s’appuyant sur le succès cet été de « Varennes » consacré à la fin de l’ancien régime (plus d’un million de téléchargements), et lancera ce mois-ci « 3H56 Le premier homme sur la lune », consacré à l’aventure d’Apollo 11. Des émissions sur l’histoire et la politique sont en projet ainsi qu’un magazine de sport, diffusé uniquement sous forme numérique (une manière de compenser la disparition des grandes émissions sportives de l’antenne de la radio). Ce « label » fera en outre travailler des talents issus des réseaux sociaux, comme le youtubeur Hugo Travers (« Hugo décrypte »), a précisé M. Guimier.

#Japon: face à la difficulté de s’implanter seul, Uber signe un accord avec une compagnie de taxis locale

AFP – Uber a annoncé jeudi la signature d’un accord avec une compagnie de taxis japonaise, qui lui offre le premier réel accès à un marché dont il a pour l’instant été largement exclu. La compagnie de VTC, qui a échoué à s’imposer dans l’archipel du fait d’une législation très stricte interdisant toute opération sans licence de taxi, a récemment décidé de changer de stratégie en s’alliant avec des opérateurs locaux.

Crédits : Shutterstock.

Mais jusqu’à présent, Uber n’avait pas réussi à décrocher de partenariat majeur, annonçant simplement en mai un projet pilote sur l’île d’Awaji, dans l’ouest du pays. Cette fois il s’associe avec Fuji Taxi, société fondée en 1957 et basée à Nagoya (centre), troisième plus grande ville du Japon. Les habitants et touristes peuvent dès ce jour utiliser l’application Uber pour une flotte de quelque 300 véhicules.

Tom White, responsable du géant américain, a salué dans un communiqué cet accord dans un « important » marché des taxis, qui pèse quelque 13 milliards d’euros, en espérant « étendre ce type de services à d’autres villes ». Il s’est dit ravi d’introduire au Japon, où très peu de courses sont réservées via des applications car il est très facile de héler un taxi, « une technologie permettant d’avoir une estimation du coût, de payer électroniquement et de partager les données GPS des utilisateurs et conducteurs« .

Avant cet accord, la présence d’Uber dans l’archipel était limitée à son offre de livraison de repas UberEATS et au service haut de gamme de réservation de voitures UberBLACK. Uber a changé de cap au Japon sous l’impulsion de son nouveau PDG, Dara Khosrowshahi. Depuis son arrivée il y a un an, il s’attache à redorer l’image d’un groupe à la réputation ternie par divers scandales hérités de son prédécesseur, le fondateur d’Uber, Travis Kalanick.

#Rendez-vous: le Forum NxSE, dédié à la Tech en Afrique se déroulera les 9 et 10 octobre à Paris

Les 9 et 10 octobre prochains, Paris accueillera la troisième édition du Forum NxSE, le salon dédié à la transformation digitale en Afrique. L’événement se déroulera au Centre de Conférence Étoile Saint-Honoré. Le but de ce rendez-vous est de mettre un coup de projecteur sur la tech en Afrique/Océan indien, de fédérer les écosystèmes du numérique, d’ouvrir de nouveaux marchés…

Crédit: Forum NxSE

Les participants pourront suivre des keynotes et des tables rondes, rencontrer des start-up ou encore bénéficier de rendez-vous personnalisés organisés par la CCI Île-de-France. L’édition 2017 s’était déroulée sur l’île de la Réunion et avait réuni 700 participants venus d’Afrique, de métropole et de la zone Océan-Indien.

Le coin des levées

#Formation: Coding Days lève 600 000 euros pour former plus de personnes aux métiers du digital

Coding Days, la start-up fondée par Alexandre Zana, ancien de l’EM Normandie, a levé 600 000 euros auprès de Bpifrance et de business angels. Fondée en 2017, l’entreprise forme au code et aux principaux sujets digitaux les professionnels et le grand public. Elle travaille notamment avec des grands groupes comme Natixis, Suez, Orange, Société Générale, RCI Bank, Crédit Mutuel…

Crédit: Coding Days

« Cette levée de fond va nous permettre de développer de nouveaux moyens pédagogiques afin d’offrir au plus grand nombre une découverte pratique, ludique et pertinente du code et des métiers du digital. Notre plateforme d’e-learning fait notamment parti de nos principaux objectifs : nous mettons tous nos efforts à son évolution pour accompagner au mieux nos participants et répondre à leurs besoins ainsi qu’à leurs objectifs » , explique Alexandre Zana.

#Hardware: Wisebatt, un million d’euros pour étendre sa solution de prototypage électronique

La start-up française Wisebatt, éditrice d’une solution de prototypage électronique, vient de réaliser son premier tour de table d’un montant d’un million d’euros auprès du fonds Emertec 5 géré par Demeter Ventures et du Paris Region Venture Fund (PRVF) géré par CapDécisif Management.

La startup fondée par Wilfried Dron et Marion Blatter propose une plateforme collaborative de développement et d’optimisation de dispositifs électroniques. Cette solution vise à permettre l’accélération des phases d’itération lors de la conception d’objets connectés. Wisebatt souhaite également favoriser le partage de connaissances dans la conception électronique, à l’instar de la plateforme collaborative américaine GitHub qui permet le partage de code en format open-source entre développeurs.

Wisebatt développe un logiciel en Saas, accessible depuis un navigateur web. Il exploite des algorithmes reposant sur des travaux de recherche académiques et exécutés sur des serveurs de calcul haute performance. La bibliothèque de composants comporte plusieurs centaines de références et est enrichie à la demande. Pour encourager l’échange d’informations dans la communauté des concepteurs de hardware et générer des interactions entre ingénieurs, Wisebatt propose diverses fonctionnalités comme les commentaires, les étoiles, le follow des projets…

L’entreprise a pour objectif de soutenir sur le long terme la communauté du hardware. Ceci passe par la mise à disposition de sa plateforme collaborative mais également par la création de rendez-vous et d’événements autour du design électronique et de formations en ligne.

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La rédaction

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