ActualitéLes levées de fonds

Keecker, le robot autonome français, convainc Niel et Granjon : « Nous voulons en faire le futur compagnon de la maison »

La première version de Keecker sera commercialisée aux alentours des 4 000 euros via une campagne Kickstarter

keeckerLa start-up française Keecker, qui développe un « ordinateur collectif capable de se déplacer, de projeter et de diffuser n’importe quel contenu en grand dans la maison », vient de boucler une levée de fonds auprès de business angels américains, israéliens et australien, et de Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel et Jéremie Berrebi, et Jacques-Antoine Granjon. Le montant n’est cependant pas communiqué, mais il s’agit d’un tour de table plus important que de l’amorçage puisque l’entreprise avait déjà reçu un premier investissement en seed. « Nous sommes une entreprises technologique, nous recherchons continuellement des fonds. La prochaine étape sera de convaincre les investisseurs institutionnels » explique Pierre Lebeau, le fondateur et président.

Fondée en 2012 par cet ancien de Google, Keecker était l’une des start-ups françaises présentes au Consumer Electronics Show de Las Vegas en janvier dernier. Présenté comme un « ordinateur collectif », « un terme un peu barbare » reconnaît l’entrepreneur, se cache une unité se déplaçant de façon autonome dans la maison. Grâce à son système d’exploitation Android, les applications mobiles sont compatibles. « Keecker peut donc diffuser son propre contenu, en cloud ou hébergé en local, jouer des vidéos, faire tourner des jeux vidéos… ». Dans ce modèle, le smartphone de l’utilisateur est une télécommande intelligente pour contrôler l’appareil.

keecker« L’idée est venue d’une frustration des enceintes et de la télévision qui sont encore des appareils fixes. Nous voulons faire de Keecker le futur compagnon de la maison puisqu’en plus d’être un ordinateur, il dispose de capteurs pour connaître la température, la qualité de l’air et peut projeter sur un terminal l’image d’une autre pièce lors de ses déplacements » explique M. Lebeau. La première version de Keecker sera commercialisée aux alentours des 4 000 euros. « On espère en écouler entre 1 000 et 5 000 unités » ajoute-t-il.

La start-up parisienne ciblera d’abord les early adopters grâce à une campagne sur Kickstarter qui débutera dès septembre pour vérifier qu’il existe une traction pour cette nouvelle catégorie de produits. « C’est une étape obligée car il faut vérifier que le modèle marche chez la communauté. Nous voulons toucher tous ceux qui aiment la technologie, notamment la première génération d’acheteurs de smartphones » précise Pierre Lebeau. Avec une production qui devrait commencer dès 2015, la commercialisation commencera dans un premier temps sur le site de Keecker avant, peut-être, des distributeurs nationaux « si l’occasion se présente ».

Olivier Harmant

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