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La recette de Glovo pour tirer son épingle du jeu face à Uber Eats et Deliveroo

Glovo affûte sa stratégie. La startup espagnole, qui au-delà de la livraison de repas à domicile- sa principale activité- livre n’importe quel produit à la demande du client, accélère en misant sur un nouvel hub technologique. Pour faire face à la concurrence d’Uber Eats, Deliveroo mais aussi d’Amazon et son service de livraison en 1 heure, l’entreprise pose ses valises à Varsovie en Pologne où elle prévoit de recruter 40 nouveaux ingénieurs et 50 experts Tech et produits.

Pour la startup basée à Barcelone, il s’agit de son premier pôle Tech en dehors de sa ville natale. Au total, elle souhaite compter une équipe de 300 ingénieurs. Mais pourquoi se construit-elle une telle force de frappe technologique?

Cuisines fantômes et supermarchés Glovo

Fondé en 2015 par Oscar Pierre, Sacha Michaud, Gerard Olivé et Sacha Michaud, Glovo a toujours choisi de se développer autrement que ses principaux concurrents. Si la livraison de repas à domicile reste le segment le plus fort parmi ses différentes activités, la promesse de la startup est de livrer tous les produits et de réaliser n’importe quelle commission, comme aller récupérer des clés, à la demande des clients via son application.

Pour aller plus loin, Glovo mise sur davantage d’innovation avec en point d’orgue le lancement de SuperGlovo: des mini-supermarchés sous la forme d’entrepôts dans lesquels la startup stocke elle-même des produits d’épicerie. Son objectif est de pouvoir réaliser les livraisons en 20 minutes et 24h/24. Le concept a déjà commencé à être déployé en Espagne et Glovo veut l’étendre. À côté de cela, l’entreprise – comme l’a également fait Deliveroo- s’est lancée dans les « cuisines fantômes », ces entrepôts où des restaurants préparent des repas exclusivement destinés à la vente par livraison. Elle en a déjà ouvert dans plusieurs villes en Espagne, mais également à Buenos Aires, Kiev ou encore Milan.

D’ailleurs, afin de s’étendre aussi davantage en Pologne, Glovo a récemment mis la main sur Pizza Portal, une entreprise locale spécialisée dans la livraison de repas à domicile pour 35 millions d’euros.

Une nouvelle ville tous les quatre jours

Les défis technologiques sont donc énormes pour Glovo. Et cela d’autant plus que la société se développe à un rythme effréné. Elle revendique le lancement d’une nouvelle ville tous les quatre jours. Et là aussi, elle se démarque de ses concurrents en favorisant l’Afrique, les pays d’Europe de l’Est et du Sud ainsi que l’Amérique centrale et latine. L’entreprise est ainsi présente à Abidjan et Yopougon en Côte d’Ivoire, dans une multitude de villes en Italie et Espagne, dans plusieurs autres au Maroc, Portugal, Turquie, Pérou, Roumanie, Argentine, Kenya ou encore quelques-unes au Kazakhstan, en Croatie, au Panama, Honduras… En France, elle n’est présente qu’à Paris. Au total, elle est implantée dans 20 pays.

Pas encore rentable, Glovo mise sur sa croissance rapide-qu’elle finance via ses levées- pour atteindre l’équilibre. Dernièrement, en mai, elle a réalisé un tour de table de 150 millions d’euros mené par Lakestar. Selon les données de Crunchbase, elle a levé plus de 346 millions de dollars depuis sa création.

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Innocentia Agbe

Journaliste chez FrenchWeb / Le Journal des RH - DECODE.MEDIAPour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.

Un commentaire

  1. Glovo en France exploite les gens sans scrupules,
    Ils profitent du marché non réglementé. Ses auto-entrepreneurs sont payés 2,70€ tarif de base + 0.50€ prix par km d’une livraison contre pour Ubereatd 3,50€ tarif de base ( prix du course) + 1,40€/km. Deliveroo 4,80€tarif de base + 2€ à la récupération + 1€ pour la livraison. Frichti, Stuart….
    Tout ceux-ci sont mieux payer que les pauvres livreurs glovo et ils ont toujours de difficulté avec des coursiers absents parce que leur tarif ne permet pas de fidéliser les travailleurs.
    Ni CLAP75( collectif livreur autonome Paris) ni Mouvement des livreurs, ni syndicats ne défend ces livreurs glovo qui ne travaillent en France en 2019 que pour restituer leurs forces. Les médias ne parlent que des grandes boîtes à l’échelle nationale.

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