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Les chauffeurs parisiens Uber forment un syndicat pour faire valoir leurs droits

La baisse des tarifs de 20% décidée par Uber avait mis le feu aux poudres. Alors que la direction de la société américaine en France avait tenté de rassurer les chauffeurs, en leur assurant que leurs revenus ne diminueraient pas, une partie d’entre eux a décidé de créer un syndicat pour se défendre.

Les chauffeurs en colère doivent manifester ce mardi 13 octobre à nouveau devant le siège de la société rue cambrai, dans le XIXe arrondissement de Paris, selon France Info. Le tout jeune syndicat aura pour mission de «défendre les intérêts des chauffeurs VTC, (…) les tarifs pratiqués par la société Uber ne permettent pas de rentrer dans nos frais», dénoncent-ils sur les ondes.

Combien de temps pour développer une application concurrente?

Sur France Info, Mohammed Rabi, le nouveau porte-parole du syndicat dénonce une «position de quasi monopole permettant de jouer avec les prix, mais pendant qu’ Uber baisse les prix sans tenir compte de l’avis de ses chauffeurs, pour nous le coût et les charges ne baissent pas». Si leurs demandes ne sont pas reçues par Uber, le syndicat envisage de créer sa propre application de transport.

Sur Facebook, la révolte des chauffeurs VTC tente aussi de s’organiser. Le groupe «Association solidaire de chauffeur indépendant VTC» compte près de 3 350 membres. A Paris uniquement, les chauffeurs sont un peu plus de 10 000 inscrits sur l’application Uber.

Uber tente, lui, de se montrer du côté des chauffeurs. «Plus les prix sont bas, plus la demande de transport est forte, plus les temps d’attente entre chaque course diminuent, plus les chauffeurs travaillent – et leur chiffre d’affaires croît en conséquence», indiquait le VTC il y a quelques jours. Uber avait changé sa politique tarifaire pour riposter aux baisses de tarifs des compagnies de taxis traditionnelles Taxis Bleus et G7.

En Grande-Bretagne, l’Américain a déjà essuyé les plaintes d’un syndicat cet été. Il dénonçait la politique tarifaire vis-à-vis des chauffeurs et demandait un revenu minimum et des congés payés.

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Jeanne Dussueil

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