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Lucky Cart lève 3,6 millions d’euros pour personnaliser les promotions des acteurs de la grande distribution

Le montant

La start-up parisienne Lucky Cart, qui développe une solution pour optimiser les promotions de la grande distribution, a bouclé un tour de table de 3,6 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques, à savoir Partech, Edenred, Pléiade Venture et FaDièse. Calao Finance, nouveau venu au capital de la société, a également participé à l’opération. Auparavant, l’entreprise avait levé 1,6 million d’euros en février 2015.

Le marché

Fondée en 2011 par Cyril Marchal, Lucky Cart développe une plateforme basée sur l’intelligence artificielle qui permet aux industriels et aux distributeurs d’optimiser la performance de leurs investissements promotionnels, en personnalisant les promotions offertes à leurs clients et en mesurant leur ROI. «Les distributeurs et les industriels consacrent plus de 10 milliards d’euros chaque année à la promotion en France mais ne disposent pas d’outils permettant d’améliorer la performance de leurs investissements, ni de mesurer les résultats. Le résultat ? 61% des promotions se font à perte», indique Romain Charles, CEO de Lucky Cart. «Pour l’image et le trafic, les promotions sont incontournables. Même elles se font à perte, c’est un mal nécessaire. Aujourd’hui, la promotion est quasiment le premier vecteur média pour une marque», ajoute-t-il.

Dans ce contexte, la start-up parisienne a profité de l’évolution de la législation européenne en 2011, qui a permis aux acteurs de la distribution de proposer à leurs clients des jeux avec obligation d’achat pour promouvoir un produit, pour proposer ses services aux distributeurs. La société a ainsi lancé «PromoGaming» pour utiliser le jeu comme alternative à la remise classique, avant de voir plus loin en rajoutant de l’intelligence artificielle, au travers de son outil «PromoMatching, qui vise à diffuser des promotions ciblées et ultra-personnalisées pour faire entrer la stratégie promotionnelle des marques et des enseignes dans l’ère du marketing one-to-one.

Concrètement, l’analyse des données transactionnelles, couplée aux technologies d’intelligence artificielle et d’économétrie, permet de personnaliser l’ensemble des éléments qui constituent une promotion : la mécanique promotionnelle (remise immédiate, remise différée, remise aléatoire…), la générosité, le seuil d’éligibilité de l’offre et la durée de validité de l’offre. «Notre objectif est d’envoyer la bonne remise avec le bon seuil, à la bonne personne sur le bon produit et au bon moment», explique Lucky Cart. «La promotion doit être simple, impactante, mesurable et mesurée», complète Romain Charles. Une vision qui paraît indispensable pour perdurer, d’autant plus dans une société de consommation désormais habituée aux promotions permanentes (Black Friday, Cyber Monday, soldes…).

A ce jour, la société compte plus de 200 distributeurs et industriels parmi ses clients, dont Auchan, Carrefour, Conforama, L’Oréal, Nestlé, Heineken ou encore La Redoute. La start-up est actuellement présente en France, en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni.

Les objectifs 

Ce tour de table doit permettre à Lucky Cart de poursuivre son développement en France, en déployant sa technologie de personnalisation promotionnelle auprès des principaux acteurs de la grande distribution. En parallèle, la société va renforcer ses équipes de R&D pour injecter davantage de data science dans les stratégies promotionnelles des marques et des enseignes.

Lucky Cart : les données clés

Fondateur : Cyril Marchal
Création : 2011
Siège social : Paris
Activité : optimisation des promotions de la grande distribution
Effectifs : 14 collaborateurs

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