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[Made in Switzerland] BestMile, Fusion, Blockchain Competition…

De l'événement Blockchain Competition à la start-up BestMile: tour d'horizon de l'actualité de l'écosystème numérique suisse avec Raphael Grieco. 

 

[tabs] [tab title= « La start-up du mois: BestMile »]

BestMile, le leader de l’intelligence dédiée à la gestion des flottes de véhicules autonomes

Contra Costa en Californie, près de San Francisco. Une ancienne base navale de la Marine américaine, sous haute sécurité́, devenue le plus grand site de tests de véhicules autonomes du monde, la GoMentum Station. Honda, Ford, Mercedes et même Apple y testent leurs prototypes. C’est aussi depuis peu un des nouveaux terrains d’action de BestMile.

BestMile

Le véhicule autonome est une réalité. À l’heure où certains constructeurs automobiles annoncent la production des premiers modèles entièrement autonomes (dits de niveau 5) dès 2021, l’épineuse obsession qu’est la sécurité est incontestablement légitime. Toutefois, outre cette préoccupation indiscutable, un des enjeux principaux est bien celui de l’exploitation optimale des flottes de véhicules devant être gérés collectivement dans un écosystème intégré, afin de garantir la meilleure fluidité et expérience utilisateur.

Crée en 2014 par Raphaël Gindrat et Anne Mellano, alumnis de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), BestMile a choisi de se positionner sur l’intelligence de coordination de flottes de véhicules automatisés. Forte des projets de mobilité autonome que la société conduit depuis 2014, BestMile développe une plateforme logicielle faîtière permettant de gérer dans le cloud les véhicules sans pilote en fonction des besoins particuliers des utilisateurs. La plateforme récupère et analyse les données de télémétries des véhicules, l'état du réseau routier ou la météo par exemple, afin d'optimiser et coordonner les déplacements de toute une flotte de véhicules autonomes en assurant la conformité avec les horaires ou la demande en temps réel. La technologie développée par BestMile permet ainsi de maximiser l’expérience utilisateur (temps d’attente, temps de trajets, facilité de réservation, etc.) et de minimiser les coûts d'exploitation en ajustant, en temps réel, la capacité de transport et en améliorant l'efficacité du service avec un nombre minimum de véhicules.

Défiant les marques d’intérêt avérées de géants de l’industrie automobile, la jeune société lausannoise a fait le choix de l’indépendance vis-à-vis de tout constructeur. La technologie de BestMile, n’étant aucunement liée à un type ou une marque de véhicule, permet de coordonner à distance l’ensemble du trafic, pouvant ainsi gérer de la même façon et simultanément les lignes régulières et les services à la demande.

Après une première levée de fonds de 3.5millions de dollars, BestMile vient d’annoncer en Janvier dernier un complément de US$ 2 millions auprès d’industriels (Airbus Ventures) et de VCs (Partech et Serena Capital) avant une serie A plus conséquente. Ne comptant début 2016 que 8 employés, BestMile emploie actuellement une trentaine de collaborateurs dans ses bureaux à San Francisco, Lausanne et Londres, les fondateurs envisageant d’atteindre rapidement une centaine d’employés. A l’instar du recrutement récent de son nouveau CTO, Zhao Lu, ayant dernièrement été responsable du déploiement technique de Easy Taxi (une solution de taxis à la demande), BestMile souhaite essentiellement engager ingénieurs et mathématiciens pour renforcer sa R&D.

Bien que la start-up privilégie «une stratégie globale» notamment via de nouveaux projets aux Etats-Unis, ou au Japon, BestMile souhaite garder son centre d’excellence à Lausanne.

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Fusion, un accélérateur global «swiss made»

En plein coeur du quartier bourgeonnant des Acacias se trouve le hub de la communauté FinTech à Genève, Fusion. Situé à quelques pas des nombreux établissements emblématiques du monde de la banque privée suisse traditionnelle, rien ne prépare le visiteur à ce qu’il découvrira au troisième étage du 50 Avenue de la Praille: dans une déco ultra-design, une ambiance conviviale se développe tout en nourrissant un esprit entrepreneurial au gré des office hours pouvant prendre possession des nombreuses salles de réunion thématiques. Tous les éléments sont réunis pour séduire instantanément les nombreux visiteurs qui se croisent et se rencontrent dans cet espace de créativité et d’innovation.

fusion

Fondé en 2015 par le fonds de venture Capital Polytech Ventures, établi à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, et conduit par Sal Matteis, ancien dirigeant de Yahoo et de Startupbootcamp, le lieu accueille avant tout trois plateformes d’accélération. La plus connue, destinée aux FinTech et soutenue notamment par des institutions financières et des établissements bancaires internationaux, a déjà propulsé deux batch de 10 start-up issues des thématiques RoboAdvisors mais aussi Blockchain ou Crowdlending destiné aux entreprises. Récemment, Fusion a annoncé le déploiement de sa stratégie avec l’ajout de deux nouvelles verticales: PropTech et LifeTech. Ces programmes de 12 mois se focalisent sur la croissance des startups et sur leur modèle de revenus. Les prochains batch sont en cours de scouting et débuteront en septembre 2017.

Fusion également accueille et organise de nombreux événements et keynotes thématiques: meet-up de découverte de la plateforme Product Hunt, des StartupWeekend, des séminaires d’entreprises dédiés à l’innovation et à la disruption digitale tout comme des formats d’événements startup originaux tels que UPComingVC. Les horizons sont variés et l’expérience intense. En parallèle de ces événements, Fusion héberge des entreprises en résidence, majoritairement des startups alumni issus de ses programmes d’accélération (Investivity, SMEx…) ou encore des partenaires stratégiques pour l’écosystème des jeunes pousse et du numérique, à l’instar de Planet of Finance.

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Première édition de la plus grande «Blockchain Competition», à Zug. Deadline 30 juillet.

Zug est mondialement connu pour sa scène blockchain, notamment car le canton héberge la fondation Ethereum Foundation, à l’origine de la crypto-monnaie Ether. Et la Suisse est l'un des marchés d'assurance les plus importants au monde. Ces deux facteurs d'innovation ajoutés à l’esprit d’entrepreneurship trouvent leur écho dans la première édition du concours international «Blockchain Competition» dont les inscriptions se terminent le 30 juillet 2017.

Des experts en start-up, en informatique, en finance et en recherche offrent un tremplin pour toute idée de blockchain liée à la thématique InsurTech dans l’espoir de gagner le prix le plus important actuellement de US$ 100'000.

La Suisse est déjà connue pour la Crypto Valley, l'un des principaux centres de blockchain du monde entier. Cette nouvelle compétition améliorera encore l'importance et le positionnement international de la Suisse dans ce domaine. Cette technologie offre un potentiel encore inexploité pour changer l'ensemble du secteur de l’assurance ainsi que la production de nouveaux modèles commerciaux et de produits innovants. Dans le même temps, la blockchain peut aussi – comme aucune autre technologie antérieure – être utilisée pour assurer un niveau de sécurité et de transparence plus élevé dans les relations d'affaires.

Les équipes et les start-up peuvent s'inscrire jusqu'au 30 juillet 2017, sur le site. Le jury évaluera les critères tels que le potentiel du marché et la faisabilité. Le 22 novembre 2017, les dix meilleures équipes présenteront leurs idées à Zug. Les trois premières seront ensuite sélectionnées et recevront un workplace et un an d’accélération dans la Crypto Valley à Zug. L'équipe gagnante recevra également un capital de départ de US$ 100'000.

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raphael-griecoRaphael Grieco a commencé sa carrière dans le monde de la vente, du conseil et de marketing de produits d’investissements boursiers au sein d’établissements internationaux en France et en Suisse, notamment Société Générale, HSBC ou BNP Paribas. Il a également contribué à la création de deux nouvelles sociétés et entités de gestion de fortune en Suisse. Installé à Genève depuis près de 12 ans, il est le fondateur de UPComingVC, un évènement international innovant prenant la forme d’un « Venture Capital Investment Challenge » dédié aux VCs, Startups et à des Challengers souhaitant devenir VCs. Il organise également de nombreux meet-ups à Genève, notamment ceux de Product Hunt et contribue à de nombreux projets liés à l’innovation digitale (labélisation de la French Tech Suisse, création d’un fonds de venture capital). Raphael est titulaire d’un MSc en Management de SKEMA Business School.

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